Tous les ans sur le Tour de France c’est la même chose, on sait que les chances d’avoir une victoire finale française ou même un de nos coureurs sur le podium sont minces, alors on se régale de victoires d’étapes et d’exploits d’un jour. A Roland-Garros on est exactement dans le même schéma. Le héros de la 2e journée est un de ces joueurs français peu connus qui peuplent le grand tableau aux côtés des têtes d’affiche du tennis tricolore. Stéphane Robert, 31 ans, 140e mondial après avoir très bien débuté (une finale contre Tsonga à Johannesburg, une entrée dans le top 100 en montant jusqu’au 61e rang à l’ATP) mais nettement moins bien terminé l’année 2010, était une victime annoncée face au Tchèque Tomas Berdych, tête de série n°6 car 6e mondial, demi-finaliste l’an dernier à Paris puis finaliste à Wimbledon. Parfois un exploit de ce genre est permis par la méforme de la "star" ou de la star, ce n’est pas le cas ici. Le 140e qui tape le 6e, on ne verra pas plus grosse surprise lors de cette édition.