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vendredi 17 juillet 2015

Les losers avant la Lozère. (TdF 2015, E13)

Tour_de_France_2015.jpg 24 heures avant de se rendre en Lozère, le Tour de France a fait la part belle aux losers lors de sa 13e étape. Le 13 aurait-il porté malheur à certains ?

En cyclisme, vous avez plusieurs sortes de losers :
-ceux qui ne savent pas gagner et passent donc systématiquement à côté, peu importe comment il s’y prennent (sachant qu’ils s’y prennent souvent mal tout en essayant souvent), souvent parce qu’ils ne sont pas assez forts ;
-ceux qui n’arrivent plus à gagner parce qu’ils ont trop gagné, provoquant beaucoup de méfiance chez leurs adversaires, qui du coup sont hyper vigilants, ne les lâchent pas un instant, sont en permanence au marquage et prêts à profiter de la moindre opportunité pour se les faire, le tout résultant du fait que ce type de losers est intrinsèquement très fort ;
-ceux qui pourraient gagner, mais passent toujours à côté pour une raison ou une autre, qu’il s’agisse d’une erreur, d’un manque de réussite, de la supériorité d’un autre le jour où ça aurait pu passer.

Dans la monde du sport, la première catégorie est aussi appelée "loose Stade Rennais". Un loser breton en a fait une belle démonstration.
La 2e se rencontre souvent en foot quand une équipe se grosse équipe se fait piéger par des bétonneurs-contreurs façon Inter de Mourinho, voire Nancy de Jean Fernandez, mais en cyclisme on dira simplement qu’il a « la pancarte dans le dos ». C’est le cas d’un loser slovaque en vue aujourd’hui.
La 3e catégorie est celle du vainqueur du jour. Preuve que la loose n’est pas forcément une malédiction éternelle.

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jeudi 9 juillet 2015

Le calme avant la gamelle. (TdF 2015, E6)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont presque eu la paix jusqu’au Havre… En réalité, ils ont vraiment eu la paix jusqu’au Havre, ou s’est produit un événement inattendu en temps normal mais presque banal lors de cette édition 2015 du Tour de France. Un énième accident impliquant le maillot jaune. Celui-ci juste après la flamme rouge, donc dans Le Havre.

La journée aura tout de même été plus calme que les précédentes. Notamment pour la FDJ, qui n’a vraiment pas de veine depuis la 2e étape. Peut-être ce manque de veine explique-t-il le contrôle antidopage inopiné auquel ses membres ont eu droit à plus de 23h au soir de la 5e étape. Sympa… On parle de plus en plus de contrôles effectués la nuit dans le futur. A quand les prises de sang pendant la course en arrêtant les échappés ? Les coureurs ont-ils encore le droit de récupérer de leurs efforts ? N’y aurait-il pas moyen de contrôler leurs paramètres physiologiques après la course puis éventuellement le lendemain matin pour détecter d’éventuelles anomalies plutôt que de rechercher à des heures tardives des substances qui peuvent difficilement être absorbées, produire leurs effets et disparaître en l’espace d’une nuit ?

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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