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mercredi 13 juin 2012

Mortel. - Euro2012 (Groupe B-J2)

Euro 2012 Depuis le tirage au sort des poules de l’Euro 2012, on n’a cessé de nous vendre le groupe B comme étant le terrible "groupe de la mort" avec les ogres allemands, les génies néerlandais, les exceptionnels Cristianoronaldais – oui, parce que ce n’est pas le Portugal qui joue, c’est Cristiano Ronaldo ! – et les pauvres Danois tombés dans un groupe dont ils n’avaient aucune chance de sortir en position de qualifié… Après 4 matchs, plus qu’un "groupe de la mort", on a vu un "groupe des matchs morts".

Le groupe B nous a encore proposé 2 rencontres bien étranges lors de sa 2e journée. Les matchs cet Euro sont décidément d’une qualité très inégale, on y voit un peu de tout, y compris du 2 en 1, purge et festin répartis sur 90 minutes. Avec les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark et le Portugal, on a surtout de la purge. PB-Danemark, match correct avec des Bataves catastrophique, Allemagne-Portugal, match en bois, Portugal-Danemark, environ 35 minutes d’ennuie profond avant enfin de devenir regardable, Allemagne-PB, match joué à 2 à l’heure avec des Teutons à 50% de leurs capacités, ce qui a largement suffi pour taper des Oranjes non pas mécaniques mais des Oranjes pathétiques.

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samedi 9 juin 2012

Le foot est un jeu de construction. Euro 2012 (Groupe B - J1)

Euro 2012 Le football est un jeu de construction. La première journée du groupe B de l’Euro 2012 nous l’a rappelé.

Les Pays-Bas ont un problème de construction de leur équipe, elle n’est pas équilibrée, pas cohérente, pas solide.
Le Danemark n’est pas pour rien le pays du Lego, ses joueurs ont construit leur succès en imbriquant brique après brique. Le Lego est un jeu pour les gens intelligents, les Danois ont fait un match intelligent.
Le Portugal a eu le tort de se complaire dans le stéréotype caricatural du maçon portugais, il a voulu construire un mur et a compris beaucoup trop tard qu’elle peut aussi faire autre chose.
Et puis franchement, vouloir construire un mur contre l’Allemagne, c’est n’importe quoi, tout le monde sait que même s’il leur faut toujours un certain temps pour y parvenir, les Allemands finissent par faire chuter les murs les plus solides…

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dimanche 20 mai 2012

Le devoir d’oubli.

Ligue des Champions On nous parle souvent de devoir de mémoire à propos de tout et de rien… J’invoque le devoir d’oubli ! Le monde DOIT oublier l'édition 2011-2012 de la Ligue des Champions. Quelle purge ! Quel ennui ! Pendant 80 minutes, c’était bidon ! Ensuite, c’est devenu n’importe quoi. Bien sûr, pour les supporters de Chelsea, pour les adorateurs de Didier Drogba, la finale de la Ligue des Champions 2012 restera un super souvenir. Pour les autres – dont moi – elle est déjà à oublier. Le Bayern Munich avait la chance de jouer cette finale à domicile après s’être qualifié aux tirs au but contre le Real, Chelsea avait la chance… d’y participer, ce qui était déjà très bien compte tenu du parcours de ce club avec des qualifications miraculeuses, souvent sans jouer au ballon, en particulier contre le Barça. Les deux clubs ont laissé des plumes dans leurs combats pour la qualification, beaucoup de leurs joueurs étaient suspendus, c’était vraiment la finale du bricolage.

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jeudi 26 avril 2012

La finale des miraculés.

Ligue des Champions Qui aura pu prévoir une finale de Ligue des Champions entre le Bayern Munich et Chelsea ? Ces clubs ont respectivement éliminé le Real Madrid et le Barça dans des circonstances totalement improbables. Pas de quarante-douzième Clasico au programme ! Tant mieux ! Ces demi-finales ont eu un grand mérite : nous rappeler pourquoi on aime le foot.

Le foot est un sport parfois terriblement surprenant, la réalité se permet souvent des choses que la fiction n’oserait même pas imaginer. Un match, c’est un scénario. Un parcours européen, c’est une saga. Ça peut être chiant et prévisible comme captivant et plein de rebondissement, la qualité des acteurs et du metteur en scène est très importante, la façon dont c’est filmé tout autant. Si globalement les quarts de finale ont été sans intérêt, les demi-finales ont été extraordinaires dans des styles très différents. De mon point de vue d’amateur de football neutre car supporter d’aucun de ces clubs, Barça-Chelsea a plutôt été un drame et Real-Bayern un bon thriller. Si vous voulez de la comédie, je vous conseille de regarder samedi la finale de la Coupe de France entre l’OL et Quevilly.

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