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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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dimanche 7 décembre 2014

Souviens-toi l'hiver dernier.

La neige, c’est bien, quand il y en a. Il y en avait l’hiver dernier.

L’hiver dernier, Martin Fourcade survolait le biathlon mondial. Quand il se déchirait sur une course, chose rare, il réagissait de manière éclatante dès la suivante.
L’hiver dernier, Alexis Pinturault réussissait des perfs improbables en Coupe du monde de ski alpin, il avait pris un abonnement au podium.
L’hiver dernier, Jason Lamy-Chappuis donnait des signes de fin de règne, la régularité qui avait marqué sa carrière avait disparu, il avait bien du mal à être performant dans les 2 disciplines du combiné nordique. Les bons jours, il bataillait avec les meilleurs, les autres il prenait des claques.

Cet hiver… aussi.

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dimanche 10 février 2013

Descente vers les sommets. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Quand on a touché le fond, en principe on ne peut pas descendre plus bas. Dimanche matin, Marion Rolland est descendue, mais elle est descendue plus haut, vers les sommets. Le sommet d’un podium, le sommet d’une carrière.

Schladming a particulièrement bien réussi à Marion Rolland lors des finales de la Coupe du monde 2012 (podiums en super-G et en descente, les 2 premiers et seuls podiums de sa carrière), pourtant, chez les femmes on avait du mal à imaginer une médaille française en descente lors de ces Championnats du monde de ski alpin. Seulement 2 filles au départ, un super-G – très bizarre – complètement loupé quelques jours plus tôt, des entraînements pas super encourageants… ça ne sentait pas super bon.

Et pourtant, après que concurrente après concurrente, cador après cador, tout le monde se soit cassé les dents en essayant de battre le temps réalisé par la titulaire du dossard 2, une trentenaire tombée il y a à peine 3 ans au fond du trou le plus profond dans lequel on puisse tomber a dévalé la piste verglacée pour réaliser le rêve d’une vie, récompensant des années de travail et d’obstination.

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mercredi 6 février 2013

Super-Grotesque, Super-Génial. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Pouvait-on imaginer pire en ouverture de Championnats du monde de ski alpin ? Sans doute pas. La FIS a fait un gran’gran’ numéro… Le podium du super-G féminin est loin d’être dégueulasse, Tina Maze, Lara Gut et Julia Mancuso ne sont pas là par hasard, mais pour l’image de ce sport, c’est dramatique. Heureusement, après la mascarade de mardi la course masculine organisée jeudi a enfin lancé la compétition sur de bonnes bases.

Mardi matin, 11h, on attend le départ du super-G féminin. Pas de bol, il y a trop de brouillard, on retarde donc le départ… Comme ça ne se dégageait pas, on a recommencé… encore… encore… 13 FOIS ! Rendez-vous compte… 13 fois ! Finalement, on la lancé les premières concurrentes à 14h30, avec 3h30 d’attente, une attente plus facilement supportable pour les favorites car contrairement aux petits dossards elles peuvent éviter d’attendre près du départ et ne sont pas obligées de rester échauffées, elles restent au refuge bien tranquillement. Marie Marchand-Arvier avait le n°3, elle en a pâti et a terminé à une modeste 14e place. Les 2 autres Françaises, Tessa Worley et Marion Rolland, ont aussi raté ce super-G (respectivement 27 et 22e) mais peut-on le leur reprocher ? Je ne pense pas.

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dimanche 6 mars 2011

Il faudra encore attendre.

les sports d'hiver Pour le record elle attendra car "mamie" fait de la résistance, mais Lindsey Vonn a de quoi être triplement satisfaite de son week-end. Elle a réalisé un triple-double au ski. Balaise ! Podium et petit globe de cristal en super-combiné, podium et petit globe de cristal en descente, victoire et petit globe de cristal en super-G.

Le suspense subsiste plus ou moins dans les autres disciplines, en particulier le slalom masculin, car on a eu ce dimanche une épreuve assez cocasse.

Honneur aux dames.

Chez les femmes, les surprises sont rares lorsqu’il s’agit d’épreuves de vitesse. Résultat, on a toujours à peu près les mêmes sur les podiums et les classements de la Coupe du monde de ces disciplines sont déjà pliés. Lors du week-end de Tarvisio (Italie) les 5 premières du super-combiné – Vonn, Anja Paerson, Maria Riesch, Tina Maze et Elisabeth Görgl – se sont classées parmi les 6 premières de la descente (Ingrid Jacquemod s’est incrustée à la 5e place) et parmi les 7 premières du super-G (Julia Mancuso 2e et Laurenne Ross 4e, sachant que Mancuso était 6e du super-combiné).

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dimanche 27 février 2011

La collection s’agrandit.

les sports d'hiverLa Coupe du monde de ski alpin a repris ses droits après des Championnats du monde finalement bien sympathiques. Les femmes étaient en Suède, les hommes en Bulgarie (non, ils ne skiaient pas dans du yaourt). 2 podiums sont venus s’ajouter à la collection française de l’hiver.

  • Toujours les mêmes, Tessa en plus.

Tessa Worley se met à la vitesse, notre géantiste veut se diversifier, elle excelle en géant, se débrouille en slalom, ça ne lui suffit plus. Pourquoi ne pas tenter le super-combiné ? Pour ça, il lui fallait se lancer en super-G (en attendant de s’essayer en descente). A Äre avaient lieu ce week-end un triptyque super-combiné, descente, super-G.

Vendredi la championne du monde de géant parallèle par équipe a terminé 15e de l’épreuve mêlant les 2 spécialités les plus proches de la sienne avec le 22e de la manche de super-G (à 2"35 de Vonn), ce qui a fait d’elle la première Françaises (devant Marion Pellissier, Marie Marchand-Arvier, Marion Rolland, Ingrid Jacquemod et Margot Bailet). Finalement Marion Pellissier a pris la 11e place du super-combiné avec le 6e temps de slalom… On aurait presque des regrets de ne pas avoir mieux utilisé notre quota de dossards pour cette épreuve aux Mondiaux.

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mardi 15 février 2011

Y’en a quand même qui s’éclatent… (1/2)

les sports d'hiver Hummmmmm !!! La piste du Kandahar… On se croirait en Afghanistan en à peine moins dangereux.

C’est sur cette piste que viennent de se dérouler les épreuves de vitesse des Championnats du monde de ski alpin organisés à Garmisch-Partenkirchen, en Bavière. Peu nombreux sont les concurrents qui se sont éclatés, difficile de prendre du plaisir sur ses pentes. Par contre dans l’aire d’arrivée ils sont des dizaines à s’être éclatés dans les bâches/murs de pneus/boudins de protection/matelas (l’équivalent de ce qu’on trouve au bout de la ligne droite dans les compétitions d’athlétisme en salle). Descendre cette piste demandait un tel effort physique que la plupart des concurrents n’avaient pas la force de s’arrêter. A aucun moment il n’était possible d’avoir un peu de répit en laissant simplement aller les skis tout en se relâchant, la moindre faute était susceptible de vous envoyer valser ou de vous faire perdre un temps fou.

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