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samedi 10 février 2018

Lame en peine. (PyeongChang 2018, J1)

PyeongChang 2018 PyeongChang 2018, première médailles distribuées, et pour l’équipe de France, premières frustrations et premier sentiment d’injustice. De mon côté, l’exaspération est déjà présente. Pour une raison totalement extra-sportive.

Les premières chances de médaille venaient du biathlon où la France alignait des outsiders, tout comme en short-track où il y avait un petit coup à jouer pour 2 Français. Le_patin_dans_la_tonche

Termine 4e ou 10e à cause d’une petite erreur est frustrant.
Voir des tribunes fortement dégarnies sur beaucoup de sites est désolant.
Etre privé d’une médaille olympique convoitée pendant toute une carrière, ceci en raison de la faute d’un adversaire et d’un règlement à la c*n, c’est rageant, presque désespérant.
Mais alors constater que le réalisateur des épreuves de biathlon est le pire des incompétents – à ce niveau d’incompétence, on peut la requalifier en malveillance – et que France Télévisions n’a rien appris de ses erreurs passée en nous mettant un très mauvais consultant (Vincent Jay est nul dans ce rôle, à des années-lumière d’un Alexis Bœuf ou d’une Sandrine Bailly) et en quittant l’épreuve au moment où passent tous les cadors… pour aller sur une demi-finale d’un autre sport ou pire, pour partir en pub, c’est à la fois frustrant, désolant, rageant, désespérant, insupportable, déprimant, et je pourrais continuer longtemps. J’étais comme un dingue devant mon écran. Le pire est encore de se dire qu’ils vont nous pourrir tous les JO avec leur réalisateur dramatique, leurs choix éditoriaux plus que douteux et leurs commentaires moisis !

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samedi 10 décembre 2016

En patrons.

Déjà victorieux des sprints vendredi à Pokljuka, Martin Fourcade et Laura Dahlmeier ont récidivé samedi en poursuite. Ils ont encore augmenté leur avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon. Leur régularité force l’admiration. Tout le monde veut les battre, tout le monde s’y casse les dents.

Etre très rapide en ski de fond est une chose. Etre bon tireur en est une autre. Allier les 2 permet de gagner des courses. Pour faire preuve de constance au plus haut niveau, il en faut plus. Il faut posséder un sens tactique très développé, une parfaite connaissance de soi et une grande capacité maîtriser ses nerfs. Martin n’a plus rien à prouver, on sait sa science du biathlon particulièrement poussée, on prend de plus en plus conscience de l’étendue de celle de la jeune Allemande. Accélérer ou temporiser quand il le faut, jauger la bonne dose de risques à prendre au tir, résister à la pression imposée par ses adversaires et les pousser à la faute… Ils font tout bien !

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vendredi 9 décembre 2016

Premières et déjà-vu.

L’équipe de Slovénie n’est pas au top en ce moment, pourtant le public était déjà nombreux à Pokljuka pour l’ouverture de la 2e étape de la Coupe du monde de biathlon. Ce site a souvent réussi aux Français et aux Françaises, mais jusqu’ici, anomalie absolue, Martin Fourcade n’y avait jamais remporté la moindre course. Il s’était déjà imposé lors de chaque autre étape habituelle.

Après 7 ans et un paquet de tentatives en passant souvent très près du but, cette curiosité est entrée dans le domaine des souvenirs. En l’emportant de magnifique manière lors du sprint, devançant tous les cadors, le maître incontesté du biathlon a mis fin à cette étrangeté. Avec 4 victoires et une 3e place en 5 courses cette saison, cette victoire a malgré tout un air de déjà-vu. Tout comme la 2e place de Justine Braisaz obtenue un peu plus tard. La jeune femme est montée pour la première fois sur un podium individuel, mais là encore, comment ne pas avoir une impression de déjà-vu ? L’an dernier, Marie Dorin-Habert avait dominé ce sprint et cette saison il s’agit déjà de la 3e Française différente présente sur la boîte après 4 épreuves individuelles.

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dimanche 27 novembre 2016

Le retour du roi (et de la reine).

Le dernier week-end de novembre est un de mes préférés de l’année. Pourquoi ? Parce que la Coupe du monde de biathlon débute à cette date ! Pour mon plus grand plaisir.

Le premier dimanche sert de mise en jambes pour les concurrents (qui peuvent aussi y évacuer le stress de la reprise) et d’avant-goût pour les fans, il permet aussi aux staffs de faire des réglages en conditions réelles. L’IBU a logiquement choisi depuis déjà quelques saisons de commencer par un relais mixte, l’épreuve ayant le moins d’enjeu aux yeux de tous. Depuis l’an dernier, le relais mixte simple (en duo au lieu d’être à 4) a été ajouté au programme pour offrir un nombre suffisamment important de course à chaque site qui organise des épreuves. Östersund, site traditionnel de l’épreuve d’ouverture, a été le théâtre de 2 courses.

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dimanche 13 décembre 2015

Avec 92 balles, t’as plus rien (ou presque).

On a connu meilleur journée pour le biathlon français. On a aussi connu pire. Lors des premiers relais sexués – non mixtes si vous préférez – de la saison, les filles ont pris la 5e place, les garçons la 3e.

Aucun n’a tourné sur l’anneau de pénalité. Chaque relais a eu besoin de 6 balles de pioches en plus des 8 chargeurs de 5 balles pour faire tomber ses 40 cibles. C’est plutôt bon, presque très bon même, pourtant c’est un peu trop. Les résultats sont mitigés, ni réjouissants, ni mauvais, le positif vient surtout des enseignements qu’on peut tirer de cette journée.

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dimanche 6 décembre 2015

Le triomphe facile.

Les poursuites programmées pour conclure la première étape de la Coupe du monde de biathlon auraient pu n’avoir qu’un intérêt très limité compte tenu de la très confortable avance obtenue par les vainqueurs des sprints de samedi. Rappelons-le, le classement et les écarts à l’issue du sprint déterminent l’ordre et les horaires de départ de la poursuite.

Chez les femmes, Gabriela Soukalova disposait de 38 secondes de marge sur sa première poursuivante sérieuse. C’est conséquent pour ne pas dire considérable.

Chez les hommes, Martin Fourcade était carrément dans un fauteuil traineau ! En fin de saison à cause de la fatigue accumulée, du vent et de conditions météo qui auraient fait perdre leur glisse aux skis français, le Catalan aurait pu ne pas remporter cette course. En début de saison sur une piste difficile avec du bon matos et très peu d’air sur le pas de tir, il était imbattable.

Malgré tout, ces courses ont encore été très intéressantes, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Pourquoi ? Parce qu’il se passe toujours plein de choses en biathlon !

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