Mot-clé - Matteo Marsaglia

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mardi 10 février 2015

The A-Team. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg En ski alpin, le team event est une épreuve très particulière. Elle est rarement disputée, seulement une à 2 fois par an quand aucun imprévu ne vient causer son annulation. En principe, il y en a un lors des finales de la Coupe du monde, et, tous les 2 ans, un lors des Championnats du monde. Et à la fin, c’est l’Autriche qui gagne. Pourquoi ? Parce qu’elle la prend au sérieux. L’Autriche met l’équipe A, la France n’a mis que l’équipe A’. A un moment, ça a coincé. Pourtant le tableau semblait plutôt ouvert, les Bleus devaient au moins se battre pour la médaille de bronze. L’importance relative accordée à ce team event – où les tricolores ont décroché l’or il y a 4 ans, enclenchant une dynamique positive dont ont profité Tessa Worley, Cyrprien Richard et Jean-Baptiste Grange pour s’adjuger les 3 médailles individuelle d’une délégation alors dans le dur – explique le forfait de plusieurs grands noms et de concurrents au programme déjà très chargé. Ainsi, parmi les grands absents, on peut citer Tina Maze, Anna Fenninger, Henrik Kristoffersen, Alexis Pinturault ou encore Victor Muffat-Jeandet.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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lundi 11 février 2013

Ça s’est mal combiné. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 4 Français au départ, un seul à l’arrivée malgré l’impression générale de ne pas avoir démérité. En fait ça s’est mal combiné lors du super-combiné masculin des Championnats du monde de ski alpin. On croyait vraiment au podium, au titre même, n’ayons pas peur de le reconnaître, au final on est déçu, mais surtout frustré.

Alexis Pinturault a laissé échapper un premier titre mondial dès le haut de la descente.
Il a laissé échapper une première médaille mondiale en bas du slalom.
Trop faible sur son point faible, presque trop fort sur son point fort… Au final, Pinpin le mutant a mis 28 centièmes de trop à franchir la ligne d’arrivée pour la 2nde fois de la journée après quasiment 3 minutes d’efforts exténuants répartis en 2 manches disputées en début d’après-midi (départ à midi) sur les pentes très gelées de la Planai (il a fait extrêmement froid au cours de la nuit, c’était donc très dur, ça tapait fort sous les skis) puis en début de soirée dans les conditions du mythique slalom nocturne de Schladming (paradoxalement la visibilité était bien meilleure qu’à midi car on allume les éclairages, on dirait un stade de foot). Il n’a rien à se reprocher.

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