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samedi 1 avril 2017

Lair pour une nouvelle ère ?

Nasser Al-Khelaifi aurait-il enfin trouvé l’homme providentiel ? Si rien n’est encore acté, son choix s’oriente de plus en plus vers un nom, celui d’un candidat inattendu qu’il n’a pas eu besoin d’aller chercher bien loin. Vainqueur de la Ligue des Champions et de nombreux titres nationaux, son profil fait de lui l’option n°1.

Depuis plusieurs années, une phrase revient de façon récurrente à propos du Paris Saint-Germain : Leonardo n’a pas été remplacé. Cette affirmation – dont on peut débattre – constitue en réalité une triple critique. Le Brésilien portait une triple casquette lors de son séjour à Paris en tant que dirigeant, celles de figure médiatique du club, de recruteur et de véritable référence au sein de l’organigramme. En réalité, nombre de supporters souhaitent le retour de l’ex des Milan dans ces anciennes fonctions non en raison d’un bilan au final assez mitigé (un recrutement très cher et pas toujours pertinent, image négative donnée du club à l’occasion de plusieurs incidents, très mauvaises relations avec les arbitres, trop de pouvoir donné à certains joueurs, gestions très critiquable des entraîneurs, etc.) mais en raison du contraste entre la situation d’alors et impression actuelle de flou, de manque de direction claire.

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jeudi 24 novembre 2016

Arsenal désarmé. (LdC J5)

C’était trop facile. Du coup le PSG a décidé de pimenter sa soirée en offrant 2 buts à Arsenal. Par charité, il s’est même privé d’une victoire qu’il méritait sans discussion possible. OK, par charité, comprenez plutôt maladresse, néanmoins le principal a été obtenu, sauf contreperformance improbable lors de la dernière journée, la première place du groupe A de la Ligue des Champions sera parisienne.

Les 2 clubs étaient handicapés par pas mal d’absences. D’où la présence chez les Gunners d’un garçon comme Carl Jenkinson, latéral droit absolument dramatique. A vrai dire, les seules absences décisives pour l’équipe d’Arsène Wenger étaient celles de Santi Cazorla et de Hector Bellerin, car pour le reste il a pu aligner ses titulaires habituel ou a simplement fait des choix, comme débuter avec Kieran Gibbs à gauche, Aaron Ramsey au milieu, Olivier Giroud en pointe ou encore Alex Iwobi sur le côté droit, alors que Nacho Monreal, Granit Xhaka, Alex Oxlade-Chamberlain et Theo Walcott prenaient place sur le banc.

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jeudi 29 septembre 2016

Football yaourt en Bulgarie. (LdC J2)

Ça aurait pu être pire. Le PSG aurait pu ne pas gagner ce match. Il était bien parti pour. Contre le Ludogorets Razgrad, ça aurait fait tache, même en BulgarieSofia, car ce petit club ne peut recevoir dans son stade en Ligue des Champions). Au final, on retiendra essentiellement la victoire car il n’y a pas grand-chose de positif à en tirer.

Il faut le dire, Unai Emery s’est loupé. La compo de départ était mauvaise, les changements dépourvus de sens. Toutefois, les joueurs présents sur le terrain n’étaient pas obligés d’être si décevants, ils avaient tout à fait le droit de justifier la confiance témoignée par leur entraîneur en les titularisant, même s’ils ne la méritaient pas. Ils ont joué un semblant de football incompréhensible, n’ont pas fait plus que donner le change, tel un chanteur ne connaissant pas les paroles de sa chanson qui en baragouine de fausse en espérant que personne ne se rende compte de la supercherie. Il s’agissait de football yaourt.

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vendredi 16 septembre 2016

Soirée gang-bang en Normandie. (L1 J5)

Fidèle à lui-même, Unai Emery fait tourner. L’effectif a tourné. Le ballon a bien tourné (ou circulé). Et à la fin de la soirée le trou normand s’était élargi. Désolé d’être si cru, mais Caen-PSG a pris des allures de joyeux gang-bang. C’est ce qui se passe chez les gens trop accueillants qui ne savent pas dire non…

Sincèrement, je ne suis pas sûr que les supporters du Stade Malherbe ayant fait l’effort de venir assister un mardi soir à cette rencontre d’ouverture de la 5e journée de Ligue 1 soient réellement mécontents. Bien sûr, les fans du club local espéraient mieux, néanmoins ayant l’habitude de se faire démonter par le PSG (déjà 3-0 et 6-0 l’an dernier), sachant avoir très peu de chances de ne pas perdre, ils ne doivent pas trop en souffrir. Un amateur de foot y a obligatoirement pris du plaisir car le spectacle était de qualité. On a revu le jeu voulu par Emery, celui des matchs de préparation et du début de saison, d’une certaine façon celui de la rencontre face à Arsenal (dans l’envie collective) avec une différence majeure : cette fois, Cavani a fait un carnage au lieu d’un festival de ratés.

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mardi 13 septembre 2016

Ejaculateur précoce. (LdC J1)

Que doit-on réellement retenir de PSG-Arsenal, l’affiche de la première journée des poules de la Ligue des Champions ? Le résultat décevant ou la manière plus qu’encourageante ? On attendait une réponse à beaucoup de questions nées d’incertitudes entourant les blessures et autres retours tardifs après un été chargé. Beaucoup ont été obtenues, certaines restent en suspens.

On ne pouvait imaginer meilleur début de rencontre. Cavani a ouvert le score dès la 42e seconde. Ensuite, le PSG a multiplié les occasions en pratiquant un football empreint, de vitesse, d’enthousiasme mais aussi de solidarité et de cohésion collective, ce qui lui a permis de quasiment stériliser l’attaque londonienne. L’envie d’aller vite de l’avant n’a pas empêché d’assister à de longues séquences de construction à base de circulation du ballon. Il n’aura manqué qu’un ingrédient : l’efficacité offensive. Cavani a tout donné trop vite, impossible ensuite de remettre le couvert.

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dimanche 7 août 2016

Dans les grandes lignes. (Trophée des Champions)

Le Trophée des champions ? En principe, je m’en cogne au moins autant que le public autrichien, venu très peu nombreux à Klagenfurt, où il a été organisé (dans un stade beaucoup trop grand, sur une pelouse de qualité médiocre).

Sincèrement, choisir de le programmer le premier jour des JO alors que la veille la voie était libre pour attirer un peu d’intérêt médiatique… La nouvelle équipe de la LFP est au moins aussi compétente que la précédente, c’est rassurant. (^^)

En principe, écrivais-je, le Trophée des Champions, je m’en cogne. Mais dans la mesure où il s’agissait des débuts officiels d’une nouvelle ère au PSG, l’ère Unai Emery, qui succède à l’ère Ibra (et non l’ère Laurent Blanc), ce match était intéressant. Qui plus est, il permettait de voir le PSG affronter ce qui doit être son principal adversaire en Ligue 1 cette saison, à savoir l’OL.

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jeudi 14 avril 2016

De la cave au grenier.

Une rénovation complète de l’effectif et du staff de l’équipe première du PSG est INDISPENSABLE. Tout est à revoir. De la cave au grenier.

Ce que vous allez lire n’a rien d’une partie de Football Manager (je n’y ai pas joué depuis environ 9 ans), il s’agit d’une analyse de fond à partir d’observation d’années de matchs du PSG, amicaux compris, et de connaissances footballistiques engrangées en regardant des centaines de rencontres, en écoutant et en lisant des entraîneurs expliquer certaines choses… avant de les vérifier ou de les infirmer en faisant mes propres constats grâce à mes yeux. Rien ne vaut l’observation pour se faire sa propre idée. J’aimerais avoir plus souvent tort en matière de football, malheureusement les faits finissent en général par me donner raison, en particulier quand je suis allé à contre-courant de l’opinion dominante, voire de la pensée – se voulant – unique. Ce qui me vaut régulièrement des flots d’insultes… jusqu’au retournement de veste pour se ranger de mon côté.

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mercredi 13 avril 2016

Apocalypse selon "Saint" Laurent.

Terminé. Encore une fois, l’équipe masculine de football professionnel du PSG ne disputera pas les demi-finales de la Ligue des Champions.

L’équipe féminine et celle de Youth League ont intégré le dernier carré, celle de handball masculin a de bonnes chances de les imiter, mais la vitrine principale du club est toujours maculée de blanc de Meudon. L’heure de la liquidation a sonné. La petite boutique des horreurs sera-t-elle reprise par un nouveau manager ? Espérons-le. En repartant avec les mêmes hommes, c’est la ruine assurée.

Ne serait-il pas temps d’enfin dénoncer l’escroquerie ? Pardon… LES escroqueries. Pardon… Je le fais depuis plusieurs années. La preuve ? J’ai un très beau pavé à vous faire RElire, je l’ai écrit il y a 2 ans. Etrangement – ou pas – la situation n’a pas évolué depuis, ou si peu. Du moins, la façon d’agir et de ne pas agir de Laurent Blanc est toujours la même. Depuis, le comportement de quelques joueurs a évolué, certains ont remonté la pente ou au contraire plongé, et quand l’effectif a été modifié, il l’a été en reproduisant les mêmes erreurs que celles dénoncées au terme de la saison 2013-2014. Il est temps de dresser le bilan de 3 saisons de déclin du PSG. Oui, de déclin. Les titres nationaux, c’est sympa, seulement comme convenu dès le départ, à cause de l’extrême faiblesse de l’adversité domestique, le PSG ne peut être jugé par rapport à ses titres nationaux. Trop de gens l’ont oublié ou pire, ont choisi de l’ignorer. Se bercer d’illusions trop longtemps rend le choc plus douloureux quand la réalité vous percute de face.

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Noir et Blanc.

Un fois de plus, le service marketing et l’équipementier du PSG avaient vu juste. Ils ont choisi de sortir la tenue noire (et rose) dégueulasse pour LE grand rendez-vous de la saison, celui qui devait marquer un tournant pour le club, lui ouvrir les portes du Paradis. S’habiller en noir pour faire le deuil de ses espoirs européens… Bien vu.

Comme le chante – ou chantait – Johnny, «noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir». Avec Laurent Blanc, de l’espoir, il n’y en a – et avait – déjà pas beaucoup…

Que voulez-vous dire après un match pareil ? Manchester City disputera les demi-finales de la Ligue des Champions. Pas le PSG. Pourtant, l’équipe anglaise financée par Abu Dhabi dont seul le gardien de but est anglais… est nulle. Malheureusement, l’équipe française financée par le Qatar qui débutait avec un seul Français… a été aussi encore plus affligeante.

Tu parles d’une grande soirée européenne ! Quelle tristesse ! On aurait dit un match de Ligue 2 Champions.

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mercredi 4 novembre 2015

Boulet rouge, boulet neuf. (LdC, J4)

Bandeau Ligue des Champions N’est-il pas paradoxal de connaître sa première défaite de la saison en réalisant sa meilleure prestation de la saison ? On parle du 17e match, pas du 4 ou 5e… Chose très rare, le PSG a vraiment joué au foot, il a mis – presque – tous les ingrédients pour réussir un très bon résultat au stade Santiago Bernabeu face à un Real Madrid un peu renforcé par rapport au match aller.

En 2 semaines, avec une équipe quasiment inchangée, du moins au coup d’envoi, la dynamique s’est complètement inversée, les Meringues ont eu beaucoup de mal à assumer leur statut de favoris face à des Parisiens ayant énormément à prouver. Peut-être la peur du ridicule explique-t-elle cette réaction d’orgueil, ce changement de mentalité. Peut-être l’explication est-elle très différente. Toujours est-il que pour une fois, ils ont affiché un super état d’esprit, lequel leur a permis de montrer de quoi ils sont capables. Libérés, ils ont par moments martyrisé ce Real. Malheureusement, 2 joueurs ont offert la victoire aux locaux. Un boulet rouge (la couleur de sa tenue), un boulet neuf (numéro 9).

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mercredi 30 septembre 2015

Qu’es-tu, Laurent Blanc ? (LdC, J2)

Bandeau Ligue des Champions Sincèrement, est-ce que quelqu’un pense que gagner en se contentant de faire le minimum à chaque fois – y compris en Ligue des Champions – prépare le PSG pour les grandes échéances qui l’attendent au printemps prochain ? Je n’y crois pas une seule seconde.

Les_Ukrainiens_avaient_la_tete_dans_la_c.jpg Les saisons précédentes l’ont d’ailleurs montré, si vous ne prenez pas l’habitude de jouer des matchs à haute intensité pendant 90 minutes, ça ne passe pas quand vous devez affronter des cadors. C’est exactement comme si un athlète se préparait pour les Jeux Olympiques en ne faisant que des footings pendant toute l’année. Le PSG ne fait que ça, des footings, il ne change quasiment jamais de rythme, ne cherche jamais à se tester. Pour prolonger ma comparaison avec l’athlétisme, imaginez un spécialiste du demi-fond qui délaisserait les meetings de la Diamond League pour aller gagner ses courses contre des seconds couteaux. Le jour où il fait savoir jouer des coudes parce qu’à côté ça court vite et ça accélère fort, c’est la débandade.

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mercredi 16 septembre 2015

Plus aucun respect. (LdC, J1)

Bandeau Ligue des Champions Le PSG en tenue noire avec flocage rose au Parc des Princes, ça ne choque que moi ? Le marketing devrait avoir pour limite le respect de l’identité du club, non ? Malheureusement, le club et tout ce qui l’entoure subit un grave problème d’identité. Au PSG, il n’y a plus de respect.

Non, vraiment, on ne respecte rien. Les couleurs, c’est symbolique, le reste ne l’est pas. Le reste est le plus important, ce sont les adversaires, le public, la compétition, et surtout le football. Il serait temps de lancer une alerte épidémiologique car il s’agir d’une maladie, elle s’étend même au public.

Quand tu es joueur du PSG, la Ligue 1, tu t’en fous, tu te contentes de gérer en faisant le minimum. On t’excuse – je ne suis pas dans le "on" – parce que tu serais un grand joueur, trop fort pour ce pauvre championnat, et toi, ce qui t’intéresse vraiment, ce qui est à ton niveau, c’est la Ligue des Champions. Combien de fois ai-je entendu les piètres prestations parisiennes être légitimées ainsi ? Des centaines. En pratique, on se rend compte qu’en entendant la musique de la Ligue des Champions, les joueurs… se comportent comme en championnat. Résultat, toujours le même ennui, la même gestion, la même tendance à la jouer trop facile, à prendre les adversaires pour des nazes face à qui on peut tout se permettre en les prenant de haut. Si tu ne te donne pas à fond même en Ligue des Champions, tu vas le faire quand ? Peut-être pour les retrouvailles avec bobonne, ta maîtresse ou ta/tes partenaire(s)…

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lundi 17 août 2015

Gaz, ballonnements et suite logique. (L1, J2)

Ligue_1_2015-2016.jpg Laurent Blanc recommence. Et ça m’énerve. Comment peut-on s’ennuyer lors d’un PSG-Gazélec Ajaccio ? Normalement, les Parisiens devraient réaliser un festival, le public devrait se régaler en s’amusant avec cette petite équipe. Mais non. Bien que faibles, les visiteurs sont repartis avec une petite défaite, un 2-0 pour lequel ils auraient sans doute signé avec le sourire. Leur gardien n’a quasiment rien eu à faire avant les dernières minutes.

Le problème est extrêmement facile à identifier, il est récurrent avec Laurent Blanc, qui, croyais-je, avait compris la saison dernière – essentiellement pendant la phase retour – que pour jouer au football, son 4-3-3 moisi n’est pas une solution. Le 4-3-1-2 avec Pastore meneur de jeu derrière 2 attaquants a fait ses preuves, on prenait un pied phénoménal, les adversaires se ramassaient des fessées au cours d’orgies footballistiques.

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dimanche 17 mai 2015

Le titre, la fête, mais... (L1, J37)

Officieuse depuis le succès 6-0 contre Guingamp couplé à l’humiliation subir par l’OL à Caen (3-0), l’information est désormais officielle : le PSG est champion de France de Ligue 1.

Lyon n’ayant pu gagner à domicile, le club de la Capitale n’avait même pas besoin de prendre un point à Montpellier. Il en a pris 3. Il s’agit de sa 8e victoire consécutive en championnat, de la 10e dans les compétitions domestiques. Evidemment, la série la plus importante concerne les titres. Etre champion de France 3 saisons de rang – la 6e en tout, je compte 1993 – est chose assez rare, seuls l’ASSE, l’OL, l’OM (une période sombre de l’histoire du foot) et Roubaix (au début du XXe siècle) l’ont fait. Remporter tous les titres nationaux la même année serait une première. Après la fête contre Reims à domicile lors de la dernière journée, il faudra se reconcentrer pour remporter la finale de la Coupe de France et réaliser ainsi le triplé historique.

Malheureusement, le meilleur joueur du PSG sera probablement privé de cette finale, ceci de façon scandaleuse. Ça gâche la soirée.

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samedi 9 mai 2015

La capitulation du 8 mai 2015. (L1, J36)

Guingamp est déjà maintenu ?
Et alors ?
Ce facteur ne dévalorise absolument pas la performance du PSG, qui, en gagnant 6-0 pour la première fois de son histoire en Ligue 1 (ou D1 auparavant), a fait un pas gigantesque vers un 3e titre consécutif de champion de France, et concomitamment vers un triplé inédit.

N’ayant plus qu’une rencontre à jouer chaque semaine, les Parisiens peuvent enfin arriver bien préparés et frais physiquement face à leurs adversaires. Il n’est plus question de gestion, il est possible de se donner à fond du début à la fin des rencontres en répétant les efforts sans compter. La différence saute aux yeux. Non seulement le PSG devient totalement injouable sauf pour 3 ou 4 équipes étrangères… qu’il ne rencontrera plus cette saison, mais surtout il montre son réel niveau du coup d’envoi au coup de sifflet final. Ceci s’est traduit en grosse raclée.

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dimanche 8 mars 2015

Formalité ? (L1, J28)

Le PSG a battu Lens 4-1 au Parc des Princes, il a pris provisoirement la tête de la Ligue 1. Normal en somme. Et pourtant, quel match étrange !

A la mi-temps, le score était seulement de 1-0, ceci grâce à la meilleure recrue offensive du club depuis la signature de Zlatan, à savoir… David Luiz. J’exagère à peine ! En première période, le défenseur central brésilien était l’homme le plus en vue, en particulier sur les CPA offensifs. Il a marqué un CF direct assez étonnant car lointain, tiré du plat du pied avec un effet imprévisible (43e). Ce tir était son 4e de la rencontre (tête-épaule au-dessus à la 1ère ; tentative de retourné à la 16e ; tête repoussée incroyablement par Rudy Riou à la 33e ; but sur CF à la 44e), il a fini le match avec 5 (encore un long CF et un arrêt du gardien sur sa ligne à la 73e). Ajoutez à ce total les fois où, à la réception d’un CPA ou d’un centre, le ballon est passé tout près de lui.

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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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samedi 22 mars 2014

Le corps en Bretagne, la tête en Grande-Bretagne. (L1, J30)

Ligue 1, saison 2013-2014 Très très moyen mais les 3 points. Voici comment résumer Lorient-PSG en quelques mots. A défaut de régaler, les Parisiens ont gagné et conforté leur avance en tête du classement de la Ligue 1. Manifestement, ils avaient la tête ailleurs.

En effet, ils connaissaient depuis une douzaine d’heures l’identité de leur adversaire en quart de finale de la Ligue des champions, à savoir Chelsea (avec match aller au Parc). On n’est pas loin du pire tirage au sort possible car les qualités de Chelsea sont exactement celles qui risquent de poser des problèmes au PSG. C’est hyper chiant à jouer, solide, cette équipe ne cherche pas à avoir le ballon mais est extrêmement dangereuse en attaque rapide avec des fusées sur les côtés. Ce style est assez proche de celui de Lorient lors de la rencontre du soir : une bonne organisation visant à bloquer la construction adverse et des intentions offensives caractérisées par beaucoup de vitesse. Dès que le ballon était récupéré, les Merlus allaient très vite de l’avant soit en cherchant immédiatement la profondeur, soit en sortant de leur camp en enchainant les passes rapides en une touche. Attendre et mettre le feu dès que possible, Lorient le fait, Chelsea le fait beaucoup mieux car ses joueurs sont beaucoup plus forts individuellement. La façon dont les Bretons sont parvenus à gêner les leaders du championnat ne présage rien de bon face aux Blues. Ceux-ci risquent d’être des adversaires autrement plus dangereux. Il faudra un PSG beaucoup plus concentré et impliqué pour s’en dépêtrer.

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lundi 17 mars 2014

Les bons, la brute et le très grand. (L1, J29)

Ligue 1, saison 2013-2014 Qui c’est les plus forts ? Evidemment, c’est les Verts !

Mais seulement si vous vivez toujours dans le passé (même si l’ASSE est 4e de Ligue 1). Car en 2014, le PSG domine nettement le football français. Quand il en a réellement envie. Seulement, par moments, on peut se questionner sur cette envie.

Laurent Blanc a aligné son équipe type à 2 joueurs près. Jallet à la place de Van der Wiel et Cabaye à cette de Verratti (comme contre Leverkusen au cours de la semaine), ce qui n’est pas pour me déplaire. La compo était celle-ci : Sirigu - Jallet, Alex, Thiago Silva (c), Maxwell - Cabaye, Thiago Motta, Matuidi - Cavani, Ibrahimovic, Lavezzi. Et sur le banc Douchez, Marquinhos, Digne, Ménez, Verratti (un peu blessé, donc), Pastore et Lucas. Du classique.

En revanche, en face… L’étrangeté absolue. Kurt Zouma latéral droit… Flippant, non ? Christophe Galtier avait l’intention d’aligner une défense à 5, mais ayant eu connaissance des propos de Blanc en conférence de presse, il s’est rendu compte de la boulette qu’il allait commettre. En effet, comme relevé par l’entraîneur parisien, quand une équipe tente le coup à 5 derrière face au PSG, elle prend cher de façon quasi systématique. D’où ce 4-2-3-1 très bizarre avec sur le banc des tauliers comme Lemoine, Cohade et Hamouma, et surtout des latéraux (Brison – qui peut aussi jouer à droite – et Clerc). Pourquoi mettre Zouma ? Le gars a pété un câble. En fait ce serait en raison de retours de blessure, il a voulu les faire revenir plus en douceur. Résultat, Galtier s’est présenté au Parc des Princes avec ce onze : Ruffier - Zouma, Bayal Sall, Perrin (c), Trémoulinas - Clément, Guilavogui - Mollo, Corgnet, Tabanou - Brandao.

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lundi 3 mars 2014

Sans saveur. (L1, J27)

Ligue 1, saison 2013-2014 L’Histoire ne retiendra qu’une victoire banale. Autrement dit, presque rien. Pourtant, il s’agissait de l’affiche la plus médiatisée du championnat.

Pendant des années, avant une Grande Sardinade, comme tout supporter du PSG qui se respecte, j’étais stressé. Normal. On ne savait jamais à quoi s’attendre, on espérait la victoire, on craignait la défaite, n’importe quel but même très moche et contre le cours du jeu – a fortiori contre le cours du jeu – pouvait être vécu comme une libération, il entrait dans la légende du club de façon quasi automatique, restait gravé dans la mémoire de chacun.

Désormais, ce n’est plus le cas. Il n’y a plus d’appréhension. A moins de se balader à poil dans la rue – le 2 mars, il fait encore bien frais dehors – aucun Parisien ne pouvait trembler en pensant à ce match.

Désormais, la principale interrogation concerne le score. Et encore… On sait que le PSG va gagner en marquant 2 buts (ça qui s’était produit lors des 6 précédentes confrontations). L’absence de suspense n’explique pas à elles seule pourquoi j’ai trouvé cette seconde Grande Sardinade de la saison extrêmement fade.

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