Tour de France, la 100e édition La 18e étape a duré un peu moins de 5h pour les premiers, nettement plus pour les derniers. 5h, sur un vélo, c’est beaucoup. Pourtant Christophe Riblon (AG2R) aurait aimé que le dernier kilomètre soit long, très long. Il aurait rêvé de pouvoir savourer plus longtemps sa victoire magique, celle dans l’étape reine de la 100e édition du Tour de France, une étape mythique qui restera dans l’Histoire du cyclisme.

Mon moment préféré a duré quelques minutes, approximativement entre 17h10 et 17h21. A l’échelle du sport, c’est une éternité. Ce moment de sport s’inscrit dans la lignée du retour incroyable de Marc Raquil aux Mondiaux d’athlé en 2003 et de la dernière longueur de Yannick Agnel en finale du 4x100m NL des JO de Londres. Mais au lieu de durer 10 à 20 secondes, le passage de la résignation à la jubilation s’est étalé sur cette dizaine de minute. On a pu passer par tous les états au cours de cette fin d’étape, ou devrais-je dire de cette étape car la journée a été incroyable à tous les étages, extrêmement riche en rebondissements.