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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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jeudi 16 mai 2013

Ma lettre à Carlo Ancelotti.

M. Ancelotti,

Je vous écris cette lettre pour une raison simple, je soouhaite vous exprimer mon souhait le plus cher, vous voir rejoindre le Real Madrid au plus vite. Ou un autre club d’ailleurs, peu importe. Autrement dit, je vous demande de suivre vos aspirations profondes et de quitter votre poste rapidement afin de permettre aux dirigeants de préparer votre succession sans attendre.

Il est actuellement de bon ton de vous encenser car vous avez mené le PSG au titre de champion de France, le premier depuis 1994. Vous encenser, j’en suis incapable. Il m’est impossible de partager l’admiration que de nombreux supporters et journalistes vous témoignent car vous de la méritez pas. Cet enthousiasme béat me laisse songeur. N’ont-ils aucune mémoire, sont-ils aveugles ou ont-ils juste mis des œillères ? Ont-ils peur du lendemain ? Parfois mieux vaut divorcer avant qu’un mauvais mariage ne dégénère au lieu de se forcer à vivre avec quelqu’un qui n’est pas fait pour soi. Peu importent leurs raisons, les faits sont là, ils ont perdu tout sens critique à votre endroit, vous pourriez titulariser Sirigu en meneur de jeu, ils applaudiraient votre audace comme ils l’ont souvent fait, par exemple en vous voyant préférer Bisevac à Jallet et Cearà au poste de latéral droit ou encore décaler Matuidi au poste de milieu offensif gauche.

En une saison ½ depuis votre arrivée, le PSG aura décroché un seul titre national sur 5 possibles malgré une puissance surnaturelle pour un club de Ligue 1. On n’avait pas vu une armada comparable en France depuis l’arrêt Bosman. Ces résultats relativement décevants ne sont presque secondaires à côté du problème de fond. Celui-ci est double : les progrès de l’équipe sont presque uniquement dus au recrutement et vous n’avez presque rien fait pour vous inscrire dans la durée, pour préparer l’avenir. A vrai dire, mes griefs à votre encontre sont nombreux.

Tout d’abord, il est important d’expliquer le pourquoi de cette lettre.

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samedi 27 avril 2013

Choisir le chef, suivre la recette.

Il y a encore quelques semaines, jamais je n'aurais cru écrire ceci un jour. C’est tout juste si je ne suis pas obligé de me pincer pour y croire… Pourtant, après avoir longtemps réfléchi, analysé la situation du PSG et du foot européen, j’en suis venu à cette conclusion : Arsène Wenger me semble être l'entraîneur dont le PSG a besoin.

Je n'aime pas le bonhomme, j'ai beaucoup de doutes concernant ses qualités, mais son profil est unique, il correspond à celui dont le club a besoin pour remplacer Ancelotti.

Pourquoi vouloir remplacer Ancelotti me direz-vous ? On ne va même pas se lancer dans un débat à propos contenu du bilan des 18 mois de l’Italien au PSG en termes de palmarès, de la qualité de jeu ou encore de gestion de l’effectif. Je persiste à dire que l’ensemble est très décevant, voire pire, mais à vrai dire, le problème n’est pas là, il se résume en une question : quelles sont les ambitions du club ?

Si l’objectif est réellement celui annoncé – et je n’ai aucune raison d’en douter – alors il est urgent de réorienter la politique sportive du club non pas sur du très court terme mais sur le moyen et long terme afin de s’établir durablement dans le top 4 européen.

Pour le comprendre, intéressons-nous d’abord à l’actualité car plusieurs enseignements sont à en tirer.

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jeudi 26 avril 2012

La finale des miraculés.

Ligue des Champions Qui aura pu prévoir une finale de Ligue des Champions entre le Bayern Munich et Chelsea ? Ces clubs ont respectivement éliminé le Real Madrid et le Barça dans des circonstances totalement improbables. Pas de quarante-douzième Clasico au programme ! Tant mieux ! Ces demi-finales ont eu un grand mérite : nous rappeler pourquoi on aime le foot.

Le foot est un sport parfois terriblement surprenant, la réalité se permet souvent des choses que la fiction n’oserait même pas imaginer. Un match, c’est un scénario. Un parcours européen, c’est une saga. Ça peut être chiant et prévisible comme captivant et plein de rebondissement, la qualité des acteurs et du metteur en scène est très importante, la façon dont c’est filmé tout autant. Si globalement les quarts de finale ont été sans intérêt, les demi-finales ont été extraordinaires dans des styles très différents. De mon point de vue d’amateur de football neutre car supporter d’aucun de ces clubs, Barça-Chelsea a plutôt été un drame et Real-Bayern un bon thriller. Si vous voulez de la comédie, je vous conseille de regarder samedi la finale de la Coupe de France entre l’OL et Quevilly.

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jeudi 8 décembre 2011

La Ligue des quoi ?

Ligue des Champions Quel est le point commun entre la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Roumanie, la Belgique, la Grèce, l’Ukraine, la Biélorussie et la République Tchèque ? Leur champion a été éliminé en phase de poule de la Ligue des Champions. Le Barça, le Milan AC, l’APOEL Nicosie, le FC Bâle et le Zénith Saint-Pétersbourg sont les seuls champions nationaux rescapés.

Et on appelle ça la Ligue des Champions ? Compte tenu des derniers rebondissements de la semaine, il s’agit de la Ligue des Regrets pour certains (dont le LOSC), de la Ligue des Gros Miracles pour d’autres (en particulier pour l’OL et l’OM).

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vendredi 29 avril 2011

Quelques grammes de finesse...

Bandeau Ligue des Champions Cette saison les amateurs de suspense n’auront pas pris leur pied grâce à la Ligue des Champions et à l’Europa League. Lors de la phase de poules, il y en a eu très peu, lors des huitièmes de finale (et seizièmes en EL) un peu plus, en revanche en quarts et en demi-finales, hormis les matchs de Braga, rien.

1 quart sur 8 et une demie sur 4 n’auront pas été pliés dès l’aller… A la limite, si à défaut du suspense on avait pu se régaler avec un football d’un niveau extraordinaire, avec des scénarii incroyables, mais non, même pas.

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mardi 30 novembre 2010

Le Clasico ? Un gros choc !

Barça-Real, le Clasico, LE VRAI… C’est une affiche, c’est un gros choc… mais pas un match de football.

Ah ça oui, pour être un choc, c’est un choc, je ne m’attendais pas à ça, et honnêtement, qui s’attendait à ça ? Bien sûr, les supporters du Barça – les vrais et ceux qui soudain viennent de se découvrir un amour immodéré et déjà ancien pour ce club – ont pu fanfaronner en annonçant une large victoire de leur équipe… Ils n’y croyaient pas eux-mêmes, ou alors annonçaient ça en prévoyant une cachette où se terrer au cas où ça se passerait mal.

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