Mot-clé - Nacer Bouhanni

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mardi 18 juillet 2017

Sunny day. (TdF 2017, E16)

Brillants ! Les Sunweb sont brillants ! Cette équipe est clairement la meilleure du Tour de France 2017.

Déjà en évidence sur le Giro où Tom Dumoulin a mis tout le monde d’accord grâce aux contre-la-montre, la Sunweb récidive lors de l’épreuve phare du calendrier cycliste mondial sans même disposer d’un leader jouant le général (Warren Barguil est tout de même 12e et semble capable de finir dans le top 10 s’il se fixe cet objectif dans les Alpes). Sa stratégie se concentre à la fois sur les victoires d’étapes et la conquête des points pour les classements annexes. Celle concernant maillot vert a d’ailleurs complètement dynamité la course du jour.

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mardi 11 juillet 2017

Périgord… vert. (TdF 2017, E10)

Le Tour de France a visité les Périgord. Une belle journée de Tour… isme. On a commencé par le Périgord blanc, puis le noir, puis le pourpre. Il manquait le Périgord vert, alors Marcel Kittel (QST) a fait le nécessaire pour qu’on parle du vert.

J’avoue ne rien comprendre à l’attitude de la grande majorité des équipes présentes sur ce Tour. Globalement, on peut les classer en 4 catégories :
-celles dévouées à un leader qui vise le classement général,
-celles qui ont été décimées lors de la première semaine et ne savent plus trop pourquoi elles sont là,
-celle de Kittel qui enchaîne les victoires,
-celles qui travaillent pour Kittel. Dieu sait qu’elles sont nombreuses.

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vendredi 7 juillet 2017

J’en passe 213499994 et j’en retiens 6. (TdF 2017, E7)

Entre Aube et Nuits, l’heure était de la sieste. Donc_la__Kittel_a_gagne._Euh.jpg La 7e étape du Tour de France 2017 aura été encore plus ennuyeuse que les précédentes. Un exploit en soi. En plus d’être absolument nulle, elle était fourbe : son tracé a permis aux commentateurs de faire croire qu’il allait se passer quelque chose, et au final… Rien. Absolument rien. Pire, de ces 213,5km, on ne retiendra qu’une image arrêtée, celle de la photo-finish, certainement la plus folle de l’Histoire du cyclisme sur route.

Marcel Kittel (QST) n’a pas gagné d’un rien, il a gagné de rien. Où est l’écart ? Edvald Boasson Hagen (DDD) méritait d’être désigné vainqueur ex-aequo ! On nous annonce 6 millimètres d’écart. Prenez une règle, regardez ce que ça représente, vous comprendrez qu’on nous enfume. Rappelons qu’il ne s’agit que de l’interprétation de la photo-finish par des êtres humains, le résultat annoncé n’est pas une vérité absolue. J’avoue avoir de gros doutes quant à la lucidité de ces gens, car comme vous le savez, quand il fait si chaud, il faut boire sans modération. Mais de l’eau claire, sinon, sur le vélo vous aller faire plus de chemin en zigzagant sur la route, et devant les écrans, vous allez voir flou. En partant de Champagne pour finir en Bourgogne, les suiveurs et membres de la caravane ont dû se pochetronner… du moins ceux qui ne conduisaient pas. Il paraît qu’on a retrouvé des bouteilles vides dans la cabine des chronométreurs…

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jeudi 6 juillet 2017

Guerre de sprinteurs, épisode Troyes. (TdF 2017, E6)

En ce jeudi très chaud, sur le Tour de France, on s’est particulièrement ennuyé. 5h05 sur le vélo, 5h05 diffusées à la télé. 5 minutes intéressantes, les 5 dernières. Est-ce réellement une bonne chose pour le cyclisme ?

Au sein du peloton, on trouve des fous, ils sont partis à trois vers Troyes, ont passé la journée devant, n’avaient trois fois rien à gagner (seulement un dossard, un petit trophée symboliques, des points inutiles et quelques primes qui seront partagées avec leurs collègues et le staff)… En réalité, seuls les sponsors des équipes concernées ont apprécié le "spectacle". 5 heures d’exposition à la télé dans un programme qui cartonne, ça rentabilise vite l’investissement ! Certaines formations semblent même n’être sur le Tour que pour multiplier ces échappées publicitaires.

Heureusement, toute cette attente n’est pas totalement vaine. Au bout de l’ennui, c’est la guerre ! Les sprinteurs ne se font aucun cadeau, ils envoient du très lourd. Ça va à une vitesse folle, il y a de l’électricité dans l’air, les gars prennent des risques, ils frottent, on n’évite pas toujours la catastrophe, mais au moins il y a du spectacle, du vrai ! Qui plus est, des rivalités naissent ou réapparaissent. En sport, pour déterminer qui est le meilleur, on n’a encore rien inventé de mieux que la confrontation directe.

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mardi 4 juillet 2017

Grand Démare, grand(s) départ(s). (TdF 2017, E4)

Depuis le temps qu’on en rêvait, elle est arrivée… C’est la fête ! La fête !

Mais quelle fête !... Lever le coude à Vittel, ça peut coûter cher ! Vittel, c’est de l’eau. Forcément, ce n’est pas le lieu idéal pour s’enflammer, on a plutôt tendance à y rester sobre. Pendant plus de 4h40, sans perfusion de café, il semblait impossible de regarder la 4e étape du Tour de France. Je vais être très honnête, je n’ai regardé que le départ puis la dernière heure, tant le scénario est devenu limpide rapidement. Après quelques 1’ de course, on avait tout compris, on savait que ça se terminerait par un sprint entre cadors. Evidemment, on ne pouvait anticiper comment allait se dérouler ce sprint. Houleux est un mot un peu faible pour le qualifier. On a assisté à un dernier kilomètre totalement hallucinant. La joie de la première victoire française de cette 104e édition a vite été noyée par la controverse concernant Peter Sagan (BOH), l’actuelle plus grande star du cyclisme mondial.

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dimanche 2 juillet 2017

Strike ! (TdF 2017, E2)

Il ne se passait à peu près rien lors de la 2e étape du Tour de France, on avait droit à plus de 200 bornes sans grand intérêt entre l’Allemagne et la Belgique, les équipes de sprinteurs avaient cadenassé la course en appliquant des recettes ultra-classiques. Malgré la météo dégueulasse, la journée s’était déroulée sans accroc notable quand soudain…

La_chute_au_rond-point__incroyable_photo_du_Britannique_Chris_Auld_.jpg SPLASH ! BOUM ! BIM ! PAF ! Le strike ! Le Katusha en 3e position du peloton a glissé à la sortie d’un rond-point mal fichu, se transformant ainsi en boule lancée dans un jeu de quilles. Cet empilement de coureurs a eu des conséquences immédiates sur la fin de l’étape mais pourrait surtout en avoir à moyen terme si certains leaders ou équipiers directement concernés devaient en garder des séquelles.

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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dimanche 5 juillet 2015

Des hauts et des Pays-Bas. (TdF 2015, E1-2)

Tour_de_France_2015.jpg Le Tour de France 2015 a débuté, il s’annonce passionnant en raison de la présence de tous les meilleurs coureurs actuels, les dopés comme les propres, mais aussi grâce à un parcours qui promet énormément de mouvement et de rebondissement.

Bien sûr, comme le dit approximativement un vieil adage, l’important n’est pas forcément le parcours mais ce qu’en font les coureurs. En l’occurrence, ASO a fait son job, il y a de quoi faire des écarts à peu près partout, donc à moins d’une gigantesque entente entre équipes visant de nous pourrir cette 103e édition, ce qui est de l’ordre de la fiction absolue pour ne pas dire de l’impossibilité totale, nous allons nous régaler pendant 3 semaines. Bien sûr, il y aura des jours sans, moins intéressants que d’autres. L’avantage sur le Tour est que les enjeux sont trop nombreux et la difficulté trop importante, la courses n’est jamais complètement figée, jusqu’à l’arrivée de l’avant-dernière étape, on n’est à l’abri de rien.

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jeudi 4 juillet 2013

Le Gorille et l’Africain. (TdF13, E6)

Tour de France, la 100e édition Aujourd’hui, on a trouvé un seul volontaire pour partir en vadrouille sur les routes du Tour de France. Du coup, l’étape partie d’Aix-en-Provence s’est achevée à Montpellier par un sprint massif au bout de 176,5km qui auront fait des dégâts.

En raison de la chaleur, du vent, de perspective des Pyrénées qui arrivent, de la volonté affichée des sprinteurs de se disputer la victoire, compte tenu aussi – surtout ? – des risques de bordures qui auraient fait rouler très vite le peloton, attaquer apparaissait suicidaire ou au mieux sans intérêt. On a eu droit à une journée particulièrement nerveuse au scénario assez inhabituel – car sans réelle échappée – mais à l’épilogue très classique. André Greipel (Lotto) a été porté par son équipe, sa puissance a fait la différence.

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mercredi 3 juillet 2013

Le buteur à l’ancienne. (TdF13, E5)

Tour de France, la 100e édition Le cyclisme sur route est un sport individuel pratiqué en équipe. Dans 2 cas, il devient un sport collectif : le contre-la-montre par équipes et le sprint. Concernant le sprint, il y a débat, sauf quand vous voyez des démonstrations comme celle d’Omega Pharma-Quick Step pour emmener Cavendish franchir la ligne d’arrivée en tête.

24e victoire sur le Tour de France… Il en est à plus de 100 toutes courses confondues depuis le début de sa carrière… à seulement 28 ans ! Cavendish, c’est le buteur à l’ancienne, son équipe fait tout le travail, lui procure l’occasion, le lance au but, il n’a plus qu’à la mettre au fond. Et lui, face au but vide, on peut lui faire confiance, il ne se manque quasiment jamais. Lors des 3 premiers sprints il n’était pas là pour cause de chute puis 2 fois de terrain trop pentu pour lui, il a donc converti sa première occasion. Très frustrés la veille par leur 2e place au clm par équipes (pour 75 centièmes de seconde), les coureurs d’OPQS n’ont cette fois laissé aucune chance aux autres.

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lundi 1 juillet 2013

Relativement corsé. (TdF13, E3)

Tour de France, la 100e édition La première partie du Tour de France 2013 est terminée. La première partie, c’était le départ, un départ très long dans la mesure où il a duré 3 jours. Les coureurs et tous les membres de la caravane ont traversé la Corse en long, en large et en travers. Certains en sortent amochés, néanmoins 196 des 198 concurrents à avoir pris le départ ont finalement pu passer l’obstacle.

Si l’équipe Europcar s’est montrée très entreprenante lors des 3 étapes en passant à l’offensive à de multiples reprises, si un jeune sprinteur allemand et un Belge quasi-inconnu ont été révélés au grand public en réussissant chacun un doublé victoire d’étape-maillot jaune, si les paysages ont émerveillé de nombreux téléspectateurs, un homme et une équipe s’étaient particulièrement mis en avant en ce début de Tour, et pas de la façon voulue. Le buzz créé par la boulette du conducteur du bus des Australiens d’Orica-GreenEdge n’avait pas dû faire grand plaisir à ses patrons. Heureusement pour eux, Simon Gerrans, le leader de l’équipe, a rectifié le tir en remportant la 3e étape. Il aura manqué quelques centimètres à Peter Sagan (Cannondale) pour éviter de connaitre une sale mésaventure au moment de son passage sous l’arche d’arrivée… Comme le chauffeur du bus en somme.

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