Mot-clé - Nadia Fanchini

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samedi 20 février 2016

Une paire pour la botte.

Le ski alpin italien comptait une seule victoire masculine (Peter Fill à Kitzbühel) et un unique succès féminin (Federica Brignone à Sölden) cette saison. En l’espace de 2 heures, il a doublé ce bilan grâce à Dominik Paris, qui se sent chez lui en France (^^), et à Nadia Fanchini, qui manifestement adore La Thuile.

Ce week-end, la Coupe du monde faisait étape à Chamonix et à La Thuile, qui se trouve en Italie pas loin de la France. Une grosse vingtaine de kilomètres séparent les 2 sites des compétitions du jour, sur le chemin on trouve le Mont Blanc. Il reste un super-G aux femmes dimanche, elles disputaient samedi leur 2nde descente en 2 jours. Pour les hommes aussi il s’agissait de descente, quelques heures seulement après le glorieux combiné alpin remporté par Alexis Pinturault avec un petit globe à la clé.

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samedi 5 décembre 2015

La chance au masculin.

Je vous le dis honnêtement… là, sur le moment, j’ai le seum. En ce début de saison du blanc, les places d’honneur pleuvent pour les différentes équipes de France de ski alpin. Mais ça ne score pas beaucoup. La réussite manque vraiment. 4e, 5e, au bout d’un moment, ça saoule. Particulièrement quand ça se passe comme au super-G masculin de Beaver Creek.

En ski alpin, rien ne vaut une course disputée dans des conditions permettant à tous les engagés d’avoir les mêmes chances d’être performants. S’agissant d’un sport d’extérieur très soumis aux aléas météorologiques, il arrive souvent que des courses ne soient pas régulières. Il faut faire avec et l’accepter en se disant que la victime d’un jour en sera le bénéficiaire une autre fois. Quand 2 des gros leaders sont aussi chanceux que Marcel Hirscher et Ted Ligety, partis pile dans les bonnes fenêtres météo alors que chacun de leurs adversaires se lançait à l’aveugle sous la neige et dans le brouillard, qu’ils en profitent pour terminer aux 2 premières places, ça reste très dur à digérer.

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vendredi 6 février 2015

D’un monde à l’autre. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg La glorieuse incertitude du sport…

Un jour, vous avez un super-G fantastique. Le lendemain, sur la piste d’à côté, vous avez une descente absolument nulle, sans aucun intérêt, avec un suspense à peu près digne d’un épisode de Colombo : en gros, vous connaissez la fin, reste juste à savoir comment on va s’acheminer jusqu’à cet épilogue. Seulement, Colombo, c’était sympa, j’étais fan étant petit. Malheureusement, en regardant cette course, j’ai vu autant de rebondissements et j’ai pris autant de plaisir que si j’avais regardé… un écran éteint.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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dimanche 10 février 2013

Descente vers les sommets. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Quand on a touché le fond, en principe on ne peut pas descendre plus bas. Dimanche matin, Marion Rolland est descendue, mais elle est descendue plus haut, vers les sommets. Le sommet d’un podium, le sommet d’une carrière.

Schladming a particulièrement bien réussi à Marion Rolland lors des finales de la Coupe du monde 2012 (podiums en super-G et en descente, les 2 premiers et seuls podiums de sa carrière), pourtant, chez les femmes on avait du mal à imaginer une médaille française en descente lors de ces Championnats du monde de ski alpin. Seulement 2 filles au départ, un super-G – très bizarre – complètement loupé quelques jours plus tôt, des entraînements pas super encourageants… ça ne sentait pas super bon.

Et pourtant, après que concurrente après concurrente, cador après cador, tout le monde se soit cassé les dents en essayant de battre le temps réalisé par la titulaire du dossard 2, une trentenaire tombée il y a à peine 3 ans au fond du trou le plus profond dans lequel on puisse tomber a dévalé la piste verglacée pour réaliser le rêve d’une vie, récompensant des années de travail et d’obstination.

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