Mot-clé - Nairo Quintana

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 21 septembre 2020

La 22e étape. (TdF 2020, E22)

TdF_2020.jpg Aujourd’hui, lendemain de la 21e et dernière étape du Tour de France 2020, Tadej Pogacar (UAD) fête ses 22 ans. Et son triomphe surprise. Il est temps de faire le bilan de cette édition globalement purgesque… jusqu’à voir ce gamin renverser la table. Le_triomphe_de_Pogacar_la_veile_de_ses_22_ans.jpg Bien sûr, on a assisté à une édition très particulière débutée fin août au lieu de fin juin pour se conclure le 20 septembre (étrangement, on a eu une météo de mois de juillet, des températures élevées, voire très élevées, en échappant toutefois à une canicule – donc les températures redescendaient la nuit). Rien qu’au niveau des dates, de la préparation totalement inhabituelle et inéquitable d’un pays à l’autre (certains ont dû se soumettre à des restrictions très strictes pendant des semaines en ne pouvant faire que du home-trainer ou des rouleaux pour s’entretenir, d’autres avaient droit à des sorties sur route, certains n’avaient aucune contrainte particulière ou on rapidement pu retrouver une activité normale… dont manifestement les Slovènes car dans leur pays l’épidémie était très officiellement terminée le 15 mai et les championnats nationaux ont pu se dérouler les 21 et 28 juin), on sortait totalement des conditions ordinaires. Au niveau du calendrier, rien à voir avec les habitudes, les classiques de printemps ont sauté, les courses à étape de préparation au Tour ont été décalées ou annulées et réduites, compactées sur une courte période (en gros tout le mois d’août), le Giro a migré en octobre, ce qui a obligé les équipes à revoir leur programme, à faire des choix différents dans la sélection pour les différentes épreuves.

Lire la suite...

mercredi 16 septembre 2020

Monts et Marvel. (TdF 2020, E17)

TdF_2020.jpg Avec un peu de recul (limité à quelques heures), je me suis rendu compte que la 17e étape du Tour de France aura allié des qualités très opposées : à la fois très ennuyeuse et très spectaculaire. Comme beaucoup de films de super-héros…

Oui, je sais, je peux choquer en qualifiant d’ennuyeux certains de ces films qui cartonnent et rapportent des centaines de millions d’euros. Pourtant, quand on y repense après visionnage, on peut rarement s’extasier devant leur scenarii à la fois très surprenants et sans grand suspense – oui, c’est de la surprise artificielle, les péripéties par lesquelles on passe se veulent surprenantes, seulement on sait presque toujours sur quoi ça va aboutir – à l’image de celui de cette étape. Lopez_s_impose_a_la_Loze.jpg

Lire la suite...

dimanche 13 septembre 2020

Grand Colombier, petits Colombiens, gros colombin. (TdF 2020, E15)

TdF_2020.jpg On leur construit un ring magnifique dans un stade fantastique pour se mettre une énorme peignée, ils jouent aux cartes à lieu de se battre. C’est, grosso modo, le résumé de ce Tour de France. Ou du moins de sa 15e étape. Pogacar_s_impose__encore__devant_Roglic.jpg On va de déception en déception. L’étape conclue au Grand Colombier devait avoir de la gueule. Une sacrée gueule. Il s’agissait de la première arrivée d’étape en haut de ce col, ce qui en faisait une étape de prestige. Pratiquement aucune attaque, si ce n’est lors de la première partie d’étape pour créer une échappée dépourvue de toute chance de succès… Le néant. Cette étape du Grand Colombier n’aura été marquée que par la sale journée vécue par 3 petits Colombiens. Autant vous dire que c’était de la m*rde… Un gros colombin.

Oui, je suis blasé. Espérons que la traversée des Alpes prenne une autre tournure qu'aujourd'hui.

Lire la suite...

vendredi 11 septembre 2020

Douchés au soleil. (TdF 2020, E13)

TdF_2020.jpg Il fait beau, il fait chaud, mais le cyclisme français prend l’eau. Sur la route du Puy Mary, les espoirs des supporters français presque aussi présents qu’en juillet ont été douchés comme rarement. Romain Bardet (ALM) n’est pas le seul à avoir pris un sérieux coup sur la tête.

Sérieusement, là, je ne suis pas bien, je demande un protocole commotion ! Daniel_Martinez_s_impose_au_Puy_Mary.jpg

Au jour du départ du Tour de France 2020, personne ne savait réellement à quoi s’attendre. Deux équipes affichaient une très grande force collective avec chacune un leader faisait partie des grands favoris avant de tomber d’abandonner sur le Criterium du Dauphiné. Ils laissaient planer le doute quant à leur état. Les Colombiens bénéficiaient de mois d’entraînement chez eux en altitude quand leurs adversaires devaient pour la plupart prendre leur mal en patience sans pouvoir sortir de chez eux. Seuls des home-trainers ou des rouleaux leur permettaient de s’entretenir physiquement. Côté français, on entretenait de réels espoirs de victoire avec Thibaut Pinot (GFC), de belle place au général avec Guillaume Martin (COF), de victoires d’étapes et de maillot à pois avec les Julian Alaphilippe (DQT), Warren Barguil (ARK), Romain Bardet, ou autres.

Lire la suite...

mardi 8 septembre 2020

La possibilité d’une île. (TdF 2020, E10)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 a survécu à sa première partie. Ce n’était pas gagné d’avance.

Après l’étape de dimanche, les coureurs ont dû effectuer un transfert depuis les Pyrénées jusqu’à Oléron… en bus. Seule manière de préserver la bulle de chaque équipe. On ne pouvait pas mettre tous les coureurs ensemble dans un avion.

La première journée de repos faisait très peur à tout le monde car il s’agissait de celle des tests Covid-19. Avoir 2 positifs dans la même équipe signifiait son exclusion. Par chance, aucun coureur n’a été testé positif. Bonne nouvelle. En revanche 5 cas ont été détectés : 4 dans les staffs d’équipes (Ineos Grenadiers, Mitchelton-Scott, AG2R-La Mondiale et Cofidis) et… Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve, qui fait la course dans la voiture de tête et avait eu la bonne idée de ne pas s’inclure dans la bulle course car sa fonction l’oblige à être en contact de beaucoup plus de monde. Asymptomatique, il a dû se mettre en isolement pour au moins 7 jours. Les équipes ont aussi écarté les cas contacts même si toutes les précautions étaient prises, notamment la compartimentation au sein des bulles (les mécanos pas en contact avec les autres membres de la bulle, etc.). Bennett_remporte_enfin_son_etape.jpg

Lire la suite...

dimanche 6 septembre 2020

Inévitable. (TdF 2020, E8-9)

TdF_2020.jpg Après un premier week-end assez fou (pas seulement pour de bonnes raisons) et 4 jours d’ennui assez mortel, le Tour de France 2020 s’est éveillé vendredi avec une étape folle disputée presque à bloc du début à la fin sur un terrain où on ne s’y attendait pas, a fortiori avant de passer le 2e week-end dans les Pyrénées… sur un terrain qui, lui, se prêtait à du grand spectacle.

Sur le papier, les 2 étapes se ressemblaient : relativement courtes, une première partie permettant en principe le développement d’une échappée, une première grosse difficulté au milieu, du chemin à effectuer avant le gros morceau de la fin d’étape, puis la descente jusqu’à l’arrivée. Peters_et_Pogacar_vainqueurs_dans_les_Pyrenees.jpg En pratique, on n’a pas du tout vu la même étape. Samedi, on se serait cru en juillet, il faisait chaud, les Pyrénées étaient baignées de soleil. Dimanche, changement de décor, pluie, brouillard, froid (relatif, dans les 17°C). Plus que la météo, c’est le scénario qui a changé, car les intentions des coureurs ont changé. Samedi, on en gardait probablement pour dimanche. Dimanche, avant la première journée de repos lundi, la crainte de se donner à fond était nettement moindre. Ceci explique sans doute pourquoi samedi on a laissé faire l’échappée, et pourquoi, parmi les favoris, l’ambition principale semblait de ne pas prendre le maillot jaune. Dimanche, à l’opposé, on n’a même pas laissé partir l’échappée en roulant à bloc du début à la fin, et si la grande bataille pour le général n’a étrangement pas donné grand-chose, Primoz Roglic (TJV) a échoué à éviter de prendre le maillot malgré toute la pire volonté du monde. Samedi, l’auteur du grand numéro du jour s’est imposé. Dimanche, l’auteur du très grand numéro du jour, sans doute inspiré par ce qui s’est passé la veille… a échoué tout près du but.

Lire la suite...

mardi 1 septembre 2020

La bagarre... sera pour plus tard. (TdF 2020, E4)

TdF_2020.jpg Le coup du "petit" pays qui soudain sort plusieurs champions dominateurs dans une discipline où a priori il n’a ni avantage compétitif, ni tradition, d’autres l’ont fait avant la Slovénie en cyclisme sur route. Mais pour être totalement honnête, dans ce cas précis, je ne peux pas dire que ça m’enchante.

Roglic_devant_Pogacar__les_Slovenes_a_la_fete.jpg Je pourrais citer la Suisse en tennis masculin, la Belgique en tennis féminin, certaines île des Caraïbes en athlétisme (par exemple la République Dominicaine sur le tour de piste), le Danemark en natation féminine, la Colombie en BMX, etc. Dans certains de ces cas, l’expérience a été douloureuse pour le sport français. Je n’aimerais pas que ce soit le cas sur ce Tour de France 2020.

Ils ne sont que deux et ont 9 ans d’écart, ils ne feront pas concomitamment la loi sur les routes pendant bien longtemps, néanmoins voir Primoz Roglic (TJV) et Tadej Pogacar (UAD) prendre les 2 premières places de la première étape du Tour de France conclue par une arrivée au sommet, ça marque les esprits. D’autant qu’ils ont réglé un paquet de Français et de Colombiens qui, eux, poursuivent une longue tradition cycliste.

Lire la suite...

dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

Lire la suite...

dimanche 16 juillet 2017

Ça a failli barder. (TdF 2017, E15)

Avoir une parfaite connaissance des routes et une stratégie d’équipe prévue à l’avance ne suffit pas à créer des différences sur le Tour de France 2017. Pour y parvenir, il faut être vraiment le plus fort. Or AG2R n’est pas l’équipe la plus forte. Même aidée par un coup de pouce du destin, elle a échoué dans son entreprise. Le Sky lui est tombé sur la tête.

La 15e étape de ce Tour devait être relativement tranquille pour les favoris de l’épreuve. En principe, la première difficulté du jour devait servir à créer une échappée composée de bons rouleurs/grimpeurs appelés à aller au bout pour se disputer la victoire. La 2nde ascension réellement notable semblait trop loin de l’arrivée et pas assez difficile sur la longueur pour provoquer une grosse bagarre pour le classement général.

Cette nouvelle chaude journée a donc logiquement donné lieu à 2 courses, une pour la victoire d’étape et une entre les leaders.

Lire la suite...

samedi 15 juillet 2017

Travail d’équipe. (TdF 2017, E14)

Le cyclisme sur route est un sport d’équipes. La 14e étape du Tour de France l’a encore démontré. La force collective surpasse la valeur individuelle, elle peut compenser ou masquer les faiblesses ce chacun. Etre fort ne suffit pas, encore faut-il être bien accompagné.

Si la victoire de Michael Matthews à Rodez n’a été rendue possible que grâce au super travail effectué par ses partenaires de Sunweb, lesquels ont parfaitement manœuvré tactiquement, le fait marquant du jour est aussi la conséquence d’un rapport de forces. Faute de disposer d’une équipe forte pour le protéger, Fabio Aru (AST) s’est fait piéger, il a perdu son maillot jaune au profit de Chris Froome (SKY), dont les lieutenants ont bien bossé pour le placer au mieux.

Cet épilogue mi-attendu/mi-surprenant ne doit pas faire oublier l’inintérêt total du reste de la journée. Quelle déception d’assister à une énième étape creuse dont l’intérêt s’est concentré sur les derniers kilomètres !

Lire la suite...

jeudi 13 juillet 2017

J’en passe 213800 et j’en retiens 800. (TdF 2017, E12)

L’étape reine des Pyrénées s’est résumée à un énorme sprint en côte. Pas de la côtelette, un véritable mur. Les images sont assez cocasses, on dirait un sprint au ralenti. L’issue est jouissive dans la mesure où Romain Bardet (ALM) a triomphé devant les autres leaders dont certains ont complètement coincé, provoquant même un très inattendu changement de maillot jaune. Pourtant, regardée dans son ensemble, cette 12e étape du Tour de France aura énormément déçu.

Le Col des Ares (2e C.) ? Escamoté. Le Col de Menté (1ère C.) ? Escamoté. Jusqu’ici, rien d’anormal, d’illogique ou de décevant. Le Port de Balès (H.C.) ? Escamoté. Arf . Il y avait pourtant de belles offensives à y mener. On se dirigeait donc vers une course de côte dans le Col de Peyresourde (1ère C.). Et non. Il a été escamoté. Ne restait plus que le mur final nouvellement goudronné menant à l’Altiport de Peyragudes (2e C.). Les cadors n’ont commencé à s’attaquer qu’à 800m de l’arrivée. Et encore, je suis généreux, tout s’est en réalité joué sur des 300 derniers mètres.

Lire la suite...

mercredi 5 juillet 2017

Faire l’Aru devant les belles filles. (TdF 2017, E5)

Une légende dit que quand un Italien voit des belles filles, il fait la roue… Cette légende c’est presque vérifiée à La Planche des Belles Filles, lieu d’arrivée de la 5e étape du Tour de France 2017. Un Italien y a fait l’Aru.

On peut accorder au champion d’Italie le droit de se pavaner. Fabio Aru (AST) n’a certes attaqué qu’à 2,4km du sommet, mais il a tout de même réussi à faire grosse impression et à gratter pas mal de secondes qui pourraient s’avérer décisives au final. Privé de Giro à cause d’une blessure en préparation de son tour national et objectif majeur de la saison, il a dû changer ses plans. Avec bonheur ! Peut-il imiter Vincenzo Nibali, vainqueur ici-même il y a 3 ans avant de remporter le Tour dans la foulée ? L’avenir le dira, mais une chose est sûre, Aru fait désormais partie des concurrents les plus sérieux pour le nouveau maillot jaune, Chris Froome (SKY).

Lire la suite...

vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

Lire la suite...

jeudi 21 juillet 2016

Le Tour est joué. (TdF 2016, E18)

logo_TdF_2016.jpg Cette fois, le Tour est joué. Chris Froome (SKY) est le plus fort. Il n’est pas beaucoup plus fort que les autres, mais à force de gratter un peu de temps étape après étape, il a réussi à se forger une avance suffisante pour voir venir. Avec la marge de manœuvre dont il dispose et l’armada à son service, seul un accident pourrait renverser la vapeur. Et encore… En cas d’accident, les autres seraient foutus de l’attendre !

Au moins, grâce à l’exercice chronométré individuel, on sait réellement qui vaut quoi. Pas moyen de se cacher, pas moyen de profiter du travail des autres. Enfin… On pense savoir, car la société chargée du chronométrage doit sérieusement revoir son dispositif. Il y a de très gros problèmes, ceci depuis le début du Tour. Trop de bugs… beaucoup trop de bugs ! A un moment, Froome a même été annoncé avec plus de 3’ de retard.

Lire la suite...

mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

Lire la suite...

vendredi 15 juillet 2016

Le jour d’après. (TdF 2016, E13)

logo_TdF_2016.jpg En temps normal, les contre-la-montre ne suscitent pas chez moi une folle passion. Faute de suspense concernant la victoire d’étape ou le classement général, le premier effort individuel chronométré de ce Tour de France ne vendrait pas de rêve. Compte tenu des événements dramatiques survenus à Nice, le cœur n’y était vraiment pas.

Un jour normal, j’aurais pu titrer « la promenade de l’Anglais » car à l’évidence, Chris Froome (SKY) allait prendre le large au classement général. Seulement, il ne s’agit pas d’un jour normal. Il s’agit d’un jour d’après. On ne pourra jamais – et on ne doit pas – s’habituer à cette manifestation de la folie d’individus fanatisés. Pour rester insensible à un massacre comme celui dont ont été victimes des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur la Promenade des Anglais, il faudrait être comme ces terroristes, n’avoir plus en soi la moindre once d’humanité.

Forcément, personne n’avait le cœur à la fête, les coureurs ont peu dormi, ceux qui n’avait pas connaissance du drame ont été assommés par la nouvelle dès leur réveil. La course a tout de même eu lieu. On ne peut s’arrêter de vivre et aller se cacher ad vitam æternam dans des caves parce que des cinglés veulent nous imposer leurs règles. Les gars ont disputé le chrono parce que c’est leur métier.

Lire la suite...

jeudi 14 juillet 2016

Monument saccagé. (TdF 2016, E12)

logo_TdF_2016.jpg Sans doute est-il écrit quelque part que le Tour de France 2016 doit être consternant. Tout et tout le monde s’y met pour qu’il en soit ainsi.

L’étape du Mont Ventoux est un monument du Tour de France, un monument du cyclisme, un monument du sport. Qui plus est un 14 juillet.









Un vent extrêmement violent a obligé les organisateurs à amputer cette étape de ses 6 derniers kilomètres, ceux qui font la particularité du «Mont chauve». C’était déjà décevant, bien qu’obligatoire compte tenu des conditions. Mais la façon dont le peloton a agi aujourd’hui est juste une put*in de honte. Cette étape a été saccagée. Un événement incroyable survenu dans l’ascension finale a bien failli transformer une étape lamentable en étape mythique. Les commissaires de l’UCI en ont décidé autrement en violant délibérément les règles dont ils sont chargés de l’application.

Le résultat est le saccage d’un monument.

Lire la suite...

mercredi 13 juillet 2016

Vent de folie. (TdF 2016, E11)

Merci à toi, Peter Sagan ! A quoi ce Tour de France ressemblerait-il sans tes offensives osées et répétées, sans ton sens de la course, sans la glorieuse incertitude du sport dont tu es le dépositaire ? Avec toi, tout semble possible, tu transformes un scénario prévisible en spectacle captivant.

logo_TdF_2016.jpg La tactique était éventée, la survenance d’éventails à cause du vent violent n’allait pas rester une éventualité. Tous les leaders voulaient être devant en prévention du danger, bien décidés à vendre très cher leur peau. Partir à l’aventure en rêvant de victoire était l’assurance de finir une main devant, une main derrière (sauf intervention céleste).

La bataille a fait rage. Au terme d’une gigantesque fuite en avant particulièrement crevante, personne n’avait tiré avantage de ce vent. C’en était devenu décevant. Encore une occasion vendangée ! On approchait du bout, dorénavant le peloton n’avançait plus très vite, certains pensaient pouvoir se vanter d’être des survivants, d’avoir passé dans les roues une journée aussi calme sur la selle que sur un divan.

Lire la suite...

dimanche 10 juillet 2016

Aveu de faiblesse ? (TdF 2016, E9)

logo_TdF_2016.jpg Et si le maillot jaune était en train de bluffer tout le peloton ? J’ai bien l’impression que tout le monde se laisse avoir par une belle partie de poker menteur jouée par Sky. Personne n’ose réellement bouger, par conséquent la course déçoit énormément. Le suspense concernant l’identité du futur Tour de France demeure à l’issue de la première semaine, chose devenue inhabituelle depuis quelques années. Si le prix de ce suspense est un ennui profond et persistant, mort au suspense !

Sincèrement, si Chris Froome (SKY) est si fort qu’il essaie de le faire penser, pourquoi a-t-il pris tant de risques dans une descente pour gratter quelques secondes à ses concurrents lors de la 2e étape du triptyque des Pyrénées ? Pourquoi son équipe a-t-elle laissé une échappée prendre largement assez d’avance pour remporter l’étape du jour ? Pourquoi n’a-t-il quasiment pas attaqué pour prendre le large à l’occasion de la première arrivée au sommet du Tour 2016 ?

Lire la suite...

samedi 9 juillet 2016

Descente aux enfers. (TdF 2016, E8)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 est en train de de sombrer dans le néant. C’est de plus en pire chaque jour, nous assistons à une descente aux enfers en naviguant aux confins de l’ennui. Il ne se passe rien, la Sky est en plein bluff, tout le monde se laisse prendre, et à la fin, Chris Froome tire les marrons du feu grâce à une attaque… en descente, faute de véritable grande bagarre auparavant.

Je ne saurais dire si cette anesthésie du peloton s’explique par les fortes chaleurs, si cet attentisme généralisé est dû à la crainte générée par les antécédents de la formation britannique, si elle résulte d’une volonté délibérée des concurrents directs du tenant du titre d’attendre la 3e semaine pour passer à l’offensive ou encore de leur conscience d’avoir des moyens limités. Peu importe la raison, la conclusion est identique jour après jour. J’ai presque l’impression de revivre tous les jours l’enchaînement des premiers huitièmes de finale de l’Euro 2016 (Pays de Galles-Irlande du Nord et Croatie-Portugal) ! A croire qu’ils veulent tester notre résistance mentale. Si tu regardes ce Tour de France en intégralité sans avoir zappé ni décidé de t’ouvrir les veines, tu peux devenir agent de la CIA car aucune torture n’a d’effet sur toi !

Lire la suite...

- page 1 de 2