Mot-clé - Nicolas Roche

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dimanche 16 juillet 2017

Ça a failli barder. (TdF 2017, E15)

Avoir une parfaite connaissance des routes et une stratégie d’équipe prévue à l’avance ne suffit pas à créer des différences sur le Tour de France 2017. Pour y parvenir, il faut être vraiment le plus fort. Or AG2R n’est pas l’équipe la plus forte. Même aidée par un coup de pouce du destin, elle a échoué dans son entreprise. Le Sky lui est tombé sur la tête.

La 15e étape de ce Tour devait être relativement tranquille pour les favoris de l’épreuve. En principe, la première difficulté du jour devait servir à créer une échappée composée de bons rouleurs/grimpeurs appelés à aller au bout pour se disputer la victoire. La 2nde ascension réellement notable semblait trop loin de l’arrivée et pas assez difficile sur la longueur pour provoquer une grosse bagarre pour le classement général.

Cette nouvelle chaude journée a donc logiquement donné lieu à 2 courses, une pour la victoire d’étape et une entre les leaders.

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samedi 8 juillet 2017

On s’est battu pour les Rousses ! (TdF 2017, E8)

J’ai comme l’impression que le Tour de France 2017 a enfin débuté. Sans retirer de valeur aux 7 premières étapes, la course a vraiment changé de dimension.

Le spectacle auquel on a assisté en ce samedi de juillet restera dans les mémoires, et pas seulement en raison de la victoire d’un jeune Français dont on pourrait entendre parler pendant une grosse dizaine d’années. En effet, malgré une chaleur assez accablante, les coureurs n’ont pas arrêté d’attaquer ! Je n’ai pas souvenir d’avoir suivi une étape aussi intense du premier aux derniers kilomètres. C’était épique. Le scénario du jour était impensable, je vais vous le conter.

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dimanche 12 juillet 2015

Mécanique de précision. (TdF 2015, E9)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont donc presque effectué un demi-Tour. Techniquement, on n’y est pas encore car 9 étapes sur 21 et a fortiori 9 jours sur 23, ce n’est pas la moitié. Mais cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de concevoir un millefeuille version cyclisme. De ce point de vue, on est en plein milieu.

Après la première couche feuilletée (le chrono individuel), on a déposé la première couche de crème (les classique et étapes pour sprinteur). Il était donc temps de mettre la seconde couche feuilletée (le chrono par équipes), puis ce sera la seconde couche de crème (copieuse : Pyrénées, transition accidentée et Alpes), et enfin la parade sur les Champs Elysées. Le feuilleté (le chrono), c’est très technique, on peut le rater. Comme on pouvait déjà se rater sans les pièges de la première semaine.

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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jeudi 17 juillet 2014

Les plus forts ? Pas les verts ! (TdF 2014, 11-12)

Tour de France La transition entre les Vosges et les Alpes a été marquée par une belle victoire française, mais aussi par de nouveaux échecs de l’homme vert. Peter Sagan (CAN) est presque toujours placé, jamais vainqueur. Après avoir été une nouvelle fois piégé par sa réputation et par sa trop grande envie de l’emporter, il a encore fini 2e à Saint-Etienne, le pays des Verts. Tactiquement, ces 2 journées ont été très intéressantes. Les Europcar – aussi en vert – ont aussi manqué de réussite, mais au moins ils ont tenté des choses, contrairement à beaucoup d’autres, et notamment à un lâcheur. Fabian Cancellara (TFR) s’est tiré lors de la journée de repos, il est rentré en Suisse (ça ne lui a pas fait trop de chemin) car il veut se préparer pour les championnats du monde sur route. Ça en dit long sur les intentions de son équipe, déjà privée d’Andy Schleck.

En faisant ce choix, il a évité les journées les plus chaudes de ce Tour. En effet, après la pluie, très propice à Vincenzo Nibali (AST), le peloton a dû affronter des températures comprises entre 29 et 35°C. Dur !

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jeudi 18 juillet 2013

La fringale, un régal ! (TdF13, E18)

Tour de France, la 100e édition La 18e étape a duré un peu moins de 5h pour les premiers, nettement plus pour les derniers. 5h, sur un vélo, c’est beaucoup. Pourtant Christophe Riblon (AG2R) aurait aimé que le dernier kilomètre soit long, très long. Il aurait rêvé de pouvoir savourer plus longtemps sa victoire magique, celle dans l’étape reine de la 100e édition du Tour de France, une étape mythique qui restera dans l’Histoire du cyclisme.

Mon moment préféré a duré quelques minutes, approximativement entre 17h10 et 17h21. A l’échelle du sport, c’est une éternité. Ce moment de sport s’inscrit dans la lignée du retour incroyable de Marc Raquil aux Mondiaux d’athlé en 2003 et de la dernière longueur de Yannick Agnel en finale du 4x100m NL des JO de Londres. Mais au lieu de durer 10 à 20 secondes, le passage de la résignation à la jubilation s’est étalé sur cette dizaine de minute. On a pu passer par tous les états au cours de cette fin d’étape, ou devrais-je dire de cette étape car la journée a été incroyable à tous les étages, extrêmement riche en rebondissements.

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vendredi 12 juillet 2013

En un mot, MERCI ! (TdF13, E13)

Tour de France, la 100e édition Magique ! On a vu une étape magique ! Une étape plate avec un parcours en bois est devenue une étape en or ! Omega Pharma-Quick Step et Saxo-Tinkoff ont transformé le bois en or ! Cette 100e édition du Tour de France cycliste est décidemment bien peu ordinaire…

Les 173km entre Tours et Saint-Amand-Montrond n’avaient rien de bien difficiles, on n’ira pas jusqu’à les qualifier de plats car de temps en temps les coureurs ont dû franchir quelques côtes (dont une seule, la Côte de Crotz, était répertoriée en 4e catégorie), néanmoins on est tenté de le faire car absolument tous les membres du peloton professionnel sont capables de rallier l’arrivée au sein du premier peloton sur ce genre de tracés. En résumé, on aurait dû revivre le scénario habituel d’un ennui mortel et finir avec un sprint massif entre Marcel Kittel (Argos-Shimano), André Greipel (Lotto) et Mark Cavendish (OPQS). Si ce dernier l’a emporté, le reste a été un enchaînement de – divines – surprises. L’audace a payé ! Ces multiples rebondissements ont encore montré l’importance de la tactique en cyclisme, mais aussi celle des incidents de course, le moindre petit souci pouvant avoir des conséquences phénoménale. L’absence totale de sportivité de la part de l’équipe Belkin s’est parfaitement greffée au reste pour pimenter la journée. (On peut s’attendre à des représailles, la fin du Tour va être animée !)

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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dimanche 22 juillet 2012

Overdose. (TdF 2012, FIN)

Déprimante cette fin de Tour de France. Encore une fois les Britanniques de Sky ont zboubé tout le monde… Pardon, pas «encore une fois», mais plutôt encore TROIS fois. Ils ont remporté les 3 dernières étapes – c’était prévu en ce qui concerne le 2 dernière – et le Tour, réussissant même un doublé. Pour la première fois en 99 éditions on a chanté God Save The Queen à Paris. Très honnêtement, on aurait pu mourir sans avoir vu ça… Mourir le plus tard possible de surcroît.

Au cours de ces 3 dernières étapes on a vu pas mal de trucs… La patrouille de France, un strike avec une boule de poils, une gamine apeurée, des ânes tordants, un avion de l’armée britannique, un président qui se croit toujours en campagne, un citron pressé, une parade sans alcool (ou alors j’ai loupé un truc), des vieux sur le départ, un vieux qui ne l’est pas, un gars balancé sur les pavés comme si c’était dans une mare, le même avion de l’armée britannique, Maurice Greene déguisé en vacancier allemand, une chanteuse anglaise victime d’un styliste trop fan d’alcool fort… Dans cette liste, il n’y a pas grand-chose d’intéressant, vous l’avouerez. Le tout avec des transferts improbables.

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jeudi 19 juillet 2012

L’heure du thé. (TdF, E17)

Gros malaise… Très gros malaise. La 17e étape du Tour de France 2012 restera dans les mémoires, mais pas pour de bonnes raisons. Certains coureurs ont offert au public un spectacle désastreux, heureusement d’autres ont montré un tout autre visage du cyclisme, faisant preuve de courage et d’un grand sens tactique.

Après la grosse chaleur et le cagnard subis mercredi au cours de l’étape remportée par Thomas Voeckler (Europcar), les coureurs ont dû affronter la fraicheur et la brume, du moins pendant la première partie de la journée. La bataille pour le maillot à pois s’est poursuivie – et a pris fin – avec une démonstration de marquage individuel, les jeunes Français ont encore réussi des performances très honorables, les cadors ont réédité leur numéro affligeant de babysitting et de vieux bluff.

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mercredi 18 juillet 2012

L’histoire se répète. (TdF, E16)

Et oui, l’histoire se répète sur ce Tour de France 2012. Nouvelle journée de repos, encore une affaire de dopage. Le lendemain, nouvelle étape de montagne, nouvelle victoire de Thomas Voeckler (Europcar), comme le mercredi précédent à Bellegarde-sur-Valserine.

L’impression de déjà-vu est forte.
Encore une fois le coureur français le plus populaire du moment a gagné à Bagnères-de-Luchon, comme il y a 2 ans au même endroit, l’année où Pierrick Fédrigo (FDJ) avait gagné à Pau… comme il y a 2 jours. Il est parti avec le même équipier qu’une semaine auparavant, a fini l’étape avec le même triplé (victoire+maillot à pois+prix du combatif du jour), et a encore réussi son exploit sans être monté sur le vélo pendant la journée de repos (la chose à ne surtout pas faire selon 99% des cyclistes, entraîneur, directeurs sportifs).

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lundi 16 juillet 2012

Guerre et Paix. (TdF 2012, E12à15)

J’ai décidé de traiter ensemble les 4 étapes ayant précédé la seconde journée de repos du Tour de France 2012 car elles ont été une série d’étapes de transition avant les 2 gros morceaux dans les Pyrénées. Transition car il ne absolument rien n’a changé dans le top 10 du classement général. On a assisté à une alternance de phases de frénésie offensives et de phases de calme absolu.

C’est ainsi qu’en 4 jours…
-3 échappées sont allées au bout avec à l’arrivée environ 8, 12 et 18 minutes d’avance sur le peloton qui n’a même pas chassé.
-Le Tour est allé au pays des nudistes et naturistes.
-Un acte de sabotage a créé troubles et polémiques en flinguant une étape.
-Le peloton a été décimé par des abandons en séries.
-Le maillot vert a pris ses aises après avoir être envoyé au tapis.
-Un maillot jaune cherchant à se donner artificiellement une image de patron.

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jeudi 12 juillet 2012

Un mutant et des hommes. (TdF 2012, E11)

Mais qui est ce Chris Froome ? Le premier lieutenant de Bradley Wiggins au sein de l’équipe Sky semble être… le coureur le plus fort du Tour de France 2012. Pourtant il est contrait de rester dans une position de valet d’un patron qui… n’a aucune légitimité pour être son boss. Le Kenyan devenu britannique a encore réalisé un numéro improbable dans la grande étape des Alpes.

Pierre Rolland (Europcar) a été formidable, il a remporté l’étape de belle manière en se créant une réputation de roi des stations alpines, ça fait 2 fois qu’il remporte la plus prestigieuse étape des Alpes après son magnifique succès à l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’est inspiré de son "patron" et modèle, vainqueur 24h plus tôt d’une autre très belle étape, Europcar a totalement réussi son Tour de France. Pourtant l’image du jour est celle de Froome lâchant le maillot jaune avant de se garer pour l’attendre, comme ordonné dans l’oreillette. Ce Froome, qui semblait enfin dans le dur, a retrouvé toutes ses forces en restant quelques poignées de secondes dans les roues du petit groupe maillot jaune. Je me suis même demandé s’il ne serait pas descendu à sa voiture pour changer ses piles. Ce type est un mutant, il a débarqué d’on ne sait où il y a moins d’un an. C’est flippant.

On va maintenant revenir dans le détail sur cette étape disputée par beau temps.

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jeudi 21 juillet 2011

Tour de France 2011 (E18) : classée hors-catégorie.

Tour de France

J’espère que vous avez regardé l’étape du jour… Si ce n’est pas le cas, vous avez manqué la plus belle étape du Tour de France de ces 10, 20, peut-être même 50 dernières années. Heureusement, j’ai tout noté, je vous raconte…

Jamais une étape du Tour de France ne s’était terminée si haut : 2645 mètres d’altitude. S’enfiler 3 cols hors-catégorie de suite lors d’une étape de 200 bornes… Si ça ne fait pas de gros dégâts, on peut arrêter les étapes de montagne, c’est qu’elles ne servent à rien. Normalement c’est une journée à vous faire changer les 4 maillots d’épaules… On s’attendait donc à du nettoyage par le vide tant à l’avant qu’à l’arrière. Que s’est-il passé dans le haut du classement ? Cavendish a-t-il été éliminé ? Les pois recouvrent-ils toujours le même homme ? A-t-on enfin eu droit à la première victoire d’étape française du Tour 2011 ?

  • Dix-huitième étape : de Pinerolo au Col du Galibier/Serre-Chevalier (200,5km).

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mercredi 20 juillet 2011

Tour de France 2011 (E17) : le tout-droit.

Tour de France

Journée de m*************rde !! Encore une victoire Norvégienne – et donc toujours pas de succès français – au bout d’une étape de montagne terminée par une descente difficile… Encore une fin d’étape animée qui fait de petits dégâts et favorise l’intrus (le mec qui aurait dû être suspendu mais a préféré accusé un boeuf de l'avoir dopé)…

Un Italien abandonne le jour où le Tour de France arrive dans son pays. Il s’agit de Paolo Tiralongo. Mais ça, OSEF.

  • Dix-septième étape : de Gap à Pinerolo (179km).

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