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lundi 5 mai 2014

De la nécessité de tout remettre en question.

Et voici donc le prolongement de l’analyse de Chelsea-PSG, une analyse enrichie des enseignements tirés de la défaite à Lyon, de la victoire obtenue dans la douleur en finale de la Coupe de la Ligue, du court succès contre ETG et du nul pas du tout convainquant ramené de Sochaux.

Après la piteuse élimination à Londres, j’espérais plusieurs choses de Laurent Blanc. La première était une affirmation son autorité, déjà attendue depuis des mois, mais aussi une gestion du groupe permettant de préparer le Mondial et la saison prochaine. Seulement rien ne se passe comme prévu. Je voulais voir Digne et Cabaye titulaires, Matuidi être préservé en jouant au maximum 55 minutes par match, Ongenda avoir droit à une demi-heure de jeu à chaque sortie, Pastore retrouver un rôle de milieu offensif titulaire, et bien sûr Verratti recevoir une leçon en étant condamné à se morfondre sur le banc jusqu’à la dernière minute de la dernière rencontre de la saison. Connaissez-vous une autre façon de lui faire comprendre qu’il joue pour le PSG et non pour lui ou les adversaires ? L’idée était aussi d’offrir à certains mondialistes l’opportunité de souffler un peu.

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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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dimanche 20 octobre 2013

Camouflage et explosions. (L1, J10)

Ligue 1, saison 2013-2014 Quand des Corses se pointent en tenue de camouflage, en général, c’est que ça va exploser de partout. Ça n’a pas manqué !

Venus au Parc des Princes avec un maillot spécial en imprimé camouflage, les joueurs du Sporting Club de Bastia ont explosé en vol. Le PSG leur a infligé une violente défaite sur le score de 4-0. Cette rencontre comptant pour la 10e journée de Ligue 1 aurait pu être encore plus dévastatrice pour la différence de buts des hommes de Frédéric Hantz car les Parisiens ont multiplié les occasions. Cette démonstration s’explique notamment par le turnover opéré par Laurent Blanc à cause de la trêve internationale et de l’absence du duo Verratti-Motta pour cause de suspension. Les circonstances ont profité aux jeunes, ils ont explosé aux yeux du public : Hervin Ongenda, Lucas Digne et Adrien Rabiot (malgré quelques erreurs à la Verratti) ont été impressionnants.

Toutefois, je ne suis pas certain que la performance de ces jeunes garçons – et des autres, pour la plupart bons, voire très bons – sera la plus commentée. De même, le grand camouflage du jour sera passé sous silence dans la plupart des publications, résumés et autres analyses de la rencontre. Et pour cause. Laurent Blanc a énormément de mal à trouver une formule permettant à Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani de jouer ENSEMBLE en étant performants comme l’autre… Il a donc offert à chacun 45 minutes de temps de jeu, l’Uruguayen remplaçant le Suédois à la mi-temps. Mais chacun a trouvé le moyen de s’offrir un doublé en commençant par un but insensé.

Autrement dit, 2 et 2 font 4, mais les 2 ne font pas la paire.

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samedi 14 septembre 2013

Les choses sérieuses commencent… bien. (L1, J5)

Ligue 1, saison 2013-2014 Gagner à l’extérieur avec la manière une rencontre qui n’a pu être préparée correctement, ceci en ayant fait tourner l’effectif. Comment mieux entamer la première période délicate de la saison ?

Devoir jouer le vendredi 13 septembre inspirait quelques craintes à Laurent Blanc, pour la première fois de retour à Bordeaux dans la peau d’un entraîneur… de l’adversaire des Girondins. Superstition ? A priori non, le problème venait d’ailleurs. La reprise après une trêve internationale sera toujours cause de soucis pour le PSG tant que son effectif comptera de Sud-Américains appelés à traverser l’Atlantique pour jouer en sélection. Lavezzi est rentré trop tard du Paraguay pour être retenu dans le groupe, Cavani – buteur contre la Colombie dans la nuit de mardi à mercredi – ne pouvait être titulaire, Thiago Silva – buteur – et Maxwell – passeur décisif – ont disputé l’intégralité d’un Brésil-Portugal à Boston, rencontre à laquelle Lucas a assisté depuis le banc. Passons sur le cas de Ibrahimovic, auteur du but de la victoire suédoise au Kazakhstan (au bout de 27 secondes) et fatalement très fatigué (de longs voyages et 2 matchs, le second sur synthétique), ou encore de Matuidi (petit tour en Géorgie puis 90 minutes en Biélorussie). Les 3 Italiens ont été nettement moins sollicités.

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jeudi 16 mai 2013

Ma lettre à Carlo Ancelotti.

M. Ancelotti,

Je vous écris cette lettre pour une raison simple, je soouhaite vous exprimer mon souhait le plus cher, vous voir rejoindre le Real Madrid au plus vite. Ou un autre club d’ailleurs, peu importe. Autrement dit, je vous demande de suivre vos aspirations profondes et de quitter votre poste rapidement afin de permettre aux dirigeants de préparer votre succession sans attendre.

Il est actuellement de bon ton de vous encenser car vous avez mené le PSG au titre de champion de France, le premier depuis 1994. Vous encenser, j’en suis incapable. Il m’est impossible de partager l’admiration que de nombreux supporters et journalistes vous témoignent car vous de la méritez pas. Cet enthousiasme béat me laisse songeur. N’ont-ils aucune mémoire, sont-ils aveugles ou ont-ils juste mis des œillères ? Ont-ils peur du lendemain ? Parfois mieux vaut divorcer avant qu’un mauvais mariage ne dégénère au lieu de se forcer à vivre avec quelqu’un qui n’est pas fait pour soi. Peu importent leurs raisons, les faits sont là, ils ont perdu tout sens critique à votre endroit, vous pourriez titulariser Sirigu en meneur de jeu, ils applaudiraient votre audace comme ils l’ont souvent fait, par exemple en vous voyant préférer Bisevac à Jallet et Cearà au poste de latéral droit ou encore décaler Matuidi au poste de milieu offensif gauche.

En une saison ½ depuis votre arrivée, le PSG aura décroché un seul titre national sur 5 possibles malgré une puissance surnaturelle pour un club de Ligue 1. On n’avait pas vu une armada comparable en France depuis l’arrêt Bosman. Ces résultats relativement décevants ne sont presque secondaires à côté du problème de fond. Celui-ci est double : les progrès de l’équipe sont presque uniquement dus au recrutement et vous n’avez presque rien fait pour vous inscrire dans la durée, pour préparer l’avenir. A vrai dire, mes griefs à votre encontre sont nombreux.

Tout d’abord, il est important d’expliquer le pourquoi de cette lettre.

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lundi 7 janvier 2013

Passable. (CdF, 32e de finale)

banderole Coupe de France Des matchs de foot, j’en ai vu un paquet. J’ai vu de tout, de la purge vous donnant envie de mettre fin à vos jours au match de légende en passant par à peu près tout ce qui peut se faire. En résumé, si j’avais dû mettre une note compris entre 0 et 20 après chaque rencontre regardé, j’aurais déjà mis toutes les notes possibles, y compris du -273 (le zéro absolu) et du 22 ou 23.

Dimanche soir à Calais s’est tenu un vieux 32e de finale de Coupe de France, un match Arras-PSG, affiche la moins b*ndante de la saison, du moins concernant les compétitions officielles. On a eu droit à un spectacle d’une bizarrerie rare. 7 buts, un score final de 3-4, mais ni ambiance, ni suspense, ni intensité. C’était, disons-le clairement, d’une médiocrité confondante.

Avant toute chose, planter une petite banderille concernant la Coupe de France s’impose. Pour ne pas trop alourdir cette analyse, j’ai décidé de publier à part ma critique de ce qu’est devenue cette coupe. Ça s’appelle "La vieille dame a mal vieilli." et c’est sans concession.

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jeudi 2 février 2012

Dessine-moi un mouton.

Trop habitués à ne pas avoir d’argent et à entendre beaucoup de noms sans voir personne venir au mois de janvier, des supporters parisiens semblent pour la plupart s’extasier à l’arrivée de n’importe quelle recrue. Ça en devient presque comique.

Désormais, le club a de l’argent, il achète des joueurs, youpi, c’est trop génial. On parle d’un Brésilien, d’un joueur sous contrat dans un grand club, et hop, le gars devient une méga-star internationale dont beaucoup ne supposaient pourtant pas l’existence la veille. Si quelqu’un balance la rumeur «Gonzo et Pouldo, Brésiliens évoluant respectivement au Real Madrid et à Manchester United, intéressent le PSG», même s’ils n’existent pas, beaucoup vont en être persuadé, ces deux joueurs vont faire gagner la Ligue des Champions au PSG, ce sont des monstres !

J’ai lu et entendu ces derniers jours de nombreuses réflexions concernant le recrutement et le jeu du PSG. Elles me désolent. Certaines de ces réflexions défient le bon sens. Parlons par exemple de la différence entre les façons dont Tévez et Thiago Motta sont vus.

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dimanche 19 juin 2011

Lettre à Léo.

Cher Leonardo,

Tout d’abord, je tiens à te souhaiter un bon retour à la maison.

Lors de ton premier passage en terre parisienne, tu as marqué les esprits. Rares sont les joueurs étrangers à avoir laissé une trace si positive à Paris en ne restant qu’une saison, a fortiori en ne parlant pas français en arrivant. A vrai dire, la liste me semble se résumer à toi et Juan Pablo Sorin.

En tant que supporter du PSG ayant surtout connu les années difficiles du club depuis la fin des années 90, ayant souvent dû encaisser de violentes désillusions, je ne peux que me réjouir de l’arrivée d’un nouveau propriétaire ambitieux. Comment ne pas être heureux de la perspective de revoir nos couleurs briller de nouveau au firmament du football européen ? Comme des milliers d’autres Parisiens, je m’inquiète néanmoins d’une chose.

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