vendredi 13 juin 2014

Joga mochito. (Brésil 2014, J1 poule A)

Bresil_2014.jpg C’est quand même couillon, l’année où le Brésil organise la Coupe du monde tombe une année où sa sélection joue mal. Au lieu du joga bonito, on a du joga mochito. Et pourtant elle passe pour favorite de la compétition. A vrai dire, on a mieux compris pourquoi en regardant le match d’ouverture.

Une équipe participant au premier et au dernier match d’une Coupe du monde, ça s’est déjà vu. Mais jouer le match d’ouverture et soulever le trophée, depuis l’Angleterre en 1966, personne ne l’a fait. En revanche, on a vu plusieurs nations hôtes réussir un beau parcours et parfois aller au bout, certaines étant bien aidées par un arbitrage maison plus ou moins gratiné, le dernier exemple particulièrement retentissant étant celui de la Corée du Sud en 2002 (bien aidée aussi par l’armoire à pharmacie). La France n’avait pas eu droit à cette aide, elle avait même terminé 3 fois à 10.

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mercredi 9 avril 2014

Claque de fin. (LdC, ¼ retour)

Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.

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