Mot-clé - Pierre-Luc Périchon

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mercredi 5 juillet 2017

Faire l’Aru devant les belles filles. (TdF 2017, E5)

Une légende dit que quand un Italien voit des belles filles, il fait la roue… Cette légende c’est presque vérifiée à La Planche des Belles Filles, lieu d’arrivée de la 5e étape du Tour de France 2017. Un Italien y a fait l’Aru.

On peut accorder au champion d’Italie le droit de se pavaner. Fabio Aru (AST) n’a certes attaqué qu’à 2,4km du sommet, mais il a tout de même réussi à faire grosse impression et à gratter pas mal de secondes qui pourraient s’avérer décisives au final. Privé de Giro à cause d’une blessure en préparation de son tour national et objectif majeur de la saison, il a dû changer ses plans. Avec bonheur ! Peut-il imiter Vincenzo Nibali, vainqueur ici-même il y a 3 ans avant de remporter le Tour dans la foulée ? L’avenir le dira, mais une chose est sûre, Aru fait désormais partie des concurrents les plus sérieux pour le nouveau maillot jaune, Chris Froome (SKY).

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lundi 3 juillet 2017

Déchaussez, c’est gagné ! (TdF 2017, E3)

Combler un écart, temporiser en tête d’un peloton affamé, déchausser, prendre le temps de bien réenclencher le pied sur la pédale, remettre une accélération, larguer tout le monde, gagner l’étape, esquisser une petite danse une fois la ligne d’arrivée franchie. Tout Peter Sagan (BOH) est résumé dans cette fin d’étape.

Le Tour de France est rentré à la maison, il a enfin pénétré en France, et comme par hasard, le soleil a décidé de se pointer après 2 jours dégueulasses en Allemagne et en Belgique (d’où s’élançait la 3e étape avant de passer au Luxembourg). Les coureurs ont passé plus de 5 heures sur des routes rarement plates, souvent balayées par du vent défavorable, il y a eu du mouvement, des chutes, et au final… le favori a fait le show. On ne se lasse pas des grands classiques.

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samedi 18 juillet 2015

À Mende amers. (TdF 2015, E14)

Tour_de_France_2015.jpg Hier, j’ai été mal inspiré d’évoquer les losers avant la Lozère. Car en réalité, la plus belle démonstration de loose de ce Tour de France 2015 s’est produite aujourd’hui, en Lozère, à Mende, où, 2 Français ont réussi à ne pas gagner alors que tout le travail était fait. C'était dans la poche, il suffisait de ne pas commettre l’erreur tactique évidente pour se disputer la victoire en duel. Bien sûr, ils ont commis la boulette.

Peut-être Romain Bardet (ALM) et Thibaut Pinot (FDJ) ont-ils été inspiré par la visite de François Hollande, Président de la République qui a presque rajouté loose comme 4e partie de la devise de la France : liberté, égalité, fraternité, loose. Les rivaux/amis du cyclisme tricolore n’auraient jamais dû se regarder après avoir, croyait-on, distancé tous leurs adversaires étrangers dans la célèbre montée qui précède de quelques centaines de mètres la ligne d’arrivée de cette étape archi-classique du Tour. Cette fin d’étape, tout le monde la connaît ! Comment peut-on se faire piéger aussi bêtement ? Je vais avoir du mal à m’en remettre.

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vendredi 17 juillet 2015

Les losers avant la Lozère. (TdF 2015, E13)

Tour_de_France_2015.jpg 24 heures avant de se rendre en Lozère, le Tour de France a fait la part belle aux losers lors de sa 13e étape. Le 13 aurait-il porté malheur à certains ?

En cyclisme, vous avez plusieurs sortes de losers :
-ceux qui ne savent pas gagner et passent donc systématiquement à côté, peu importe comment il s’y prennent (sachant qu’ils s’y prennent souvent mal tout en essayant souvent), souvent parce qu’ils ne sont pas assez forts ;
-ceux qui n’arrivent plus à gagner parce qu’ils ont trop gagné, provoquant beaucoup de méfiance chez leurs adversaires, qui du coup sont hyper vigilants, ne les lâchent pas un instant, sont en permanence au marquage et prêts à profiter de la moindre opportunité pour se les faire, le tout résultant du fait que ce type de losers est intrinsèquement très fort ;
-ceux qui pourraient gagner, mais passent toujours à côté pour une raison ou une autre, qu’il s’agisse d’une erreur, d’un manque de réussite, de la supériorité d’un autre le jour où ça aurait pu passer.

Dans la monde du sport, la première catégorie est aussi appelée "loose Stade Rennais". Un loser breton en a fait une belle démonstration.
La 2e se rencontre souvent en foot quand une équipe se grosse équipe se fait piéger par des bétonneurs-contreurs façon Inter de Mourinho, voire Nancy de Jean Fernandez, mais en cyclisme on dira simplement qu’il a « la pancarte dans le dos ». C’est le cas d’un loser slovaque en vue aujourd’hui.
La 3e catégorie est celle du vainqueur du jour. Preuve que la loose n’est pas forcément une malédiction éternelle.

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samedi 11 juillet 2015

Au pied du Mûr. (TdF 2015, E8)

Tour_de_France_2015.jpg Enfin ! On commençait à se faire du souci pour le cyclisme français, à la peine depuis le début de sa grande épreuve, le Tour de France. Le compteur est enfin débloqué. Il était temps, les tricolores étaient au pied du mur, ils ne lui ont pas tourné le dos, ils l’ont gravi.

Le vainqueur du jour adore faire le mur, il a cette fois eu l’aide involontaire du maillot jaune, qui lui a fait la courte échelle en tentant de secouer le cocotier et/ou de montrer les muscles. Qui était le plus fort ? Je ne sais pas. Qui a été le plus intelligent ? Le vainqueur. Pour gagner, il faut la tête et les jambes.

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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