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jeudi 13 juillet 2017

J’en passe 213800 et j’en retiens 800. (TdF 2017, E12)

L’étape reine des Pyrénées s’est résumée à un énorme sprint en côte. Pas de la côtelette, un véritable mur. Les images sont assez cocasses, on dirait un sprint au ralenti. L’issue est jouissive dans la mesure où Romain Bardet (ALM) a triomphé devant les autres leaders dont certains ont complètement coincé, provoquant même un très inattendu changement de maillot jaune. Pourtant, regardée dans son ensemble, cette 12e étape du Tour de France aura énormément déçu.

Le Col des Ares (2e C.) ? Escamoté. Le Col de Menté (1ère C.) ? Escamoté. Jusqu’ici, rien d’anormal, d’illogique ou de décevant. Le Port de Balès (H.C.) ? Escamoté. Arf . Il y avait pourtant de belles offensives à y mener. On se dirigeait donc vers une course de côte dans le Col de Peyresourde (1ère C.). Et non. Il a été escamoté. Ne restait plus que le mur final nouvellement goudronné menant à l’Altiport de Peyragudes (2e C.). Les cadors n’ont commencé à s’attaquer qu’à 800m de l’arrivée. Et encore, je suis généreux, tout s’est en réalité joué sur des 300 derniers mètres.

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samedi 9 juillet 2016

Descente aux enfers. (TdF 2016, E8)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 est en train de de sombrer dans le néant. C’est de plus en pire chaque jour, nous assistons à une descente aux enfers en naviguant aux confins de l’ennui. Il ne se passe rien, la Sky est en plein bluff, tout le monde se laisse prendre, et à la fin, Chris Froome tire les marrons du feu grâce à une attaque… en descente, faute de véritable grande bagarre auparavant.

Je ne saurais dire si cette anesthésie du peloton s’explique par les fortes chaleurs, si cet attentisme généralisé est dû à la crainte générée par les antécédents de la formation britannique, si elle résulte d’une volonté délibérée des concurrents directs du tenant du titre d’attendre la 3e semaine pour passer à l’offensive ou encore de leur conscience d’avoir des moyens limités. Peu importe la raison, la conclusion est identique jour après jour. J’ai presque l’impression de revivre tous les jours l’enchaînement des premiers huitièmes de finale de l’Euro 2016 (Pays de Galles-Irlande du Nord et Croatie-Portugal) ! A croire qu’ils veulent tester notre résistance mentale. Si tu regardes ce Tour de France en intégralité sans avoir zappé ni décidé de t’ouvrir les veines, tu peux devenir agent de la CIA car aucune torture n’a d’effet sur toi !

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vendredi 8 juillet 2016

Le Tour commence bientôt… (TdF 2016, E7)

logo_TdF_2016.jpg D’habitude, après la première étape de montagne, le futur vainqueur du Tour de France a explosé la course. Pour l’éviter, les organisateurs ont décidé de placer l’arrivée après une descente. Résultat, il ne s’est rien passé, les leaders sont restés cachés. Au final, cette journée n’a fait – presque – que des perdants.

Je suis dépité. Mon coureur préféré a explosé en vol. Il peut déjà dire au-revoir au podium, il faudra changer d’objectif, viser les étapes, voire le maillot à pois. A condition bien sûr de se remettre moralement de cette énorme désillusion et de retrouver des jambes.

Je suis aussi dépité par l’absence totale de spectacle. Hormis un grand numéro d’un Britannique – encore ! – et quelques bonnes initiatives tactiques du maillot jaune, on n’a rien vu. L’homme qui aurait dû animer la journée à l’avant n’a pas été à la hauteur de sa réputation. Les rares Français présents au sein de l’énorme échappée du jour ont tous été piégés rapidement. Aucun candidat au top 5 final n’a bougé une oreille pour essayer de gratter des secondes à ses adversaires directs.

En bref, j’ai beau chercher une raison d’être content, je n’en trouve aucune.

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jeudi 16 juillet 2015

Eau bénite. (TdF 2015, E12)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme sur route est une discipline extrêmement difficile. Le Tour de France fait grimper la difficulté à son paroxysme par sa durée, son tracé et le niveau des participants. Il s’agit d’une des épreuves sportives les plus éprouvantes au monde. Surtout quand la météo s’emmêle.

Le Tour, c’est un peu comme si Rolland Garros durait 3 semaines et qu’il fallait jouer presque tous les jours un match en 5 sets contre un joueur du top 100 pour atteindre la finale. En pleine canicule, avec un soleil de plomb, ça peut rapidement devenir un calvaire. Subir un orage deviendrait alors presque le plus beau jour de votre vie. Enfin un peu de fraicheur ! Faites pleuvoir un bon coup sur une pelouse desséchée, elle reverdira très vite. Les grimpeurs français semblent fonctionner de la même façon, un bon orage leur a redonné vie.

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mardi 14 juillet 2015

Un désastreux remake… (TdF 2015, E10)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme avait-il réellement besoin de ça ? Les amateurs de ce sport très difficile ont tous été frappés d’assister à un remake d’une sale époque, celle dominée par GrosBras, le parrain du peloton, et son équipe d’escrocs professionnels. Sky, c’est l’US Postal 2.0. On aurait aimé ne jamais revoir ce spectacle sur le Tour de France.

La méthode est la même, la manière est la même, le résultat est le même, l’impression est la même, les questions sont les mêmes. Les réponses sont-elles les mêmes ? Peut-être. Nous le saurons probablement un jour.

Voir un homme écraser le Tour dès la première ascension en mettant en route son faisant cadenasser l’étape par une équipe de mutants, on ne l’a que trop vu. Idem concernant le coup de l’équipier qui s’est mis à la planche, finit par laisser partir son patron, mais revient ensuite prendre la 2e place en mangeant le seul cador qui avait pu limiter les dégâts. Chris Froome a tout copié sur GrosBras, jusqu’à la scène de cinéma pour faire croire qu’il n’était pas au top avant de démolir le suspense en humiliant ses adversaires. L’accélération inhumaine du Britannique a fait naître un malaise, les performances de Richie Porte et de Geraint Thomas (pistard) l’alimentent. Ce remake des pires années du cyclisme est désastreux pour son image.

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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