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dimanche 7 août 2016

Et puis le vent a tourné… (Rio 2016 J1)

Rio_2016 Rio 2016 avait si bien commencé… et tout est si vite parti en sucette… A vrai dire, tout se passait trop bien, c’en était même louche. Et puis soudain, alors que les victoires et les qualifications se succédaient, une première déception pas catastrophique s’est produite, compensée par quelques exploits. Le vent a tourné sans prévenir.

Ce mal ne semblait toucher que les hommes, il a fini par aussi infecter les femmes qui tenaient la baraque jusqu’alors. Violemment de surcroît ! Au final, le bilan est terrible : les médailles attendues ou espérées se sont envolées, on a même réussi à en perdre qui n’étaient pas encore en jeu ! 2 fois 4e, une élimination à 5 secondes de la fin d’un combat presque gagné, une énorme opportunité gâchée de se qualifier pour les demi-finales d’un tournoi par équipe, l’élimination incompréhensible d’une paire de double qui devait jouer l’or, une blessure grave qui nous prive d’une grosse chance de médaille, des défaites qui font très mal dans 2 sports collectifs où on a – ou avait – de grosses attentes… Il y a eu de très bonnes choses lors de cette journée, mais aussi des trucs terribles.

Si le baromètre des médailles est toujours à zéro à l’issue de la première journée, le moral des troupes est lui carrément en-dessous de zéro.

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vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

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jeudi 21 juillet 2016

Le Tour est joué. (TdF 2016, E18)

logo_TdF_2016.jpg Cette fois, le Tour est joué. Chris Froome (SKY) est le plus fort. Il n’est pas beaucoup plus fort que les autres, mais à force de gratter un peu de temps étape après étape, il a réussi à se forger une avance suffisante pour voir venir. Avec la marge de manœuvre dont il dispose et l’armada à son service, seul un accident pourrait renverser la vapeur. Et encore… En cas d’accident, les autres seraient foutus de l’attendre !

Au moins, grâce à l’exercice chronométré individuel, on sait réellement qui vaut quoi. Pas moyen de se cacher, pas moyen de profiter du travail des autres. Enfin… On pense savoir, car la société chargée du chronométrage doit sérieusement revoir son dispositif. Il y a de très gros problèmes, ceci depuis le début du Tour. Trop de bugs… beaucoup trop de bugs ! A un moment, Froome a même été annoncé avec plus de 3’ de retard.

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mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

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dimanche 17 juillet 2016

Le Bol du Grand Colombien. (TdF 2016, E15)

logo_TdF_2016.jpg Il n’était pas le plus fort aujourd’hui, mais il a gagné. Le Colombien Jarlinson Pantano (IAM) a été malin, opportuniste, il a su faire la différence sur ses points forts sans trop se disperser. Et a du bol. Qu’un Colombien ait du bol dans le Col du Grand Colombier est assez fascinant, non ?








En évoquant la chance dont il a bénéficié, je présente mal la situation. En réalité, il faudrait évoquer le manque de chance de l’homme fort du jour, qui aurait très probablement apporté au peloton français son premier succès sur le Tour de France 2016 sans un ennui mécanique désastreux subi lors de la première descente du Grand Colombier. D’où une étape encore très frustrante. Pourtant, chose rare cette année, on ne s’est pas ennuyé malgré la passivité extrême devenue la norme au sein du groupe des leaders. Quand l’arrivée est jugée dans la vallée, les cols ne servent strictement à rien.

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vendredi 15 juillet 2016

Le jour d’après. (TdF 2016, E13)

logo_TdF_2016.jpg En temps normal, les contre-la-montre ne suscitent pas chez moi une folle passion. Faute de suspense concernant la victoire d’étape ou le classement général, le premier effort individuel chronométré de ce Tour de France ne vendrait pas de rêve. Compte tenu des événements dramatiques survenus à Nice, le cœur n’y était vraiment pas.

Un jour normal, j’aurais pu titrer « la promenade de l’Anglais » car à l’évidence, Chris Froome (SKY) allait prendre le large au classement général. Seulement, il ne s’agit pas d’un jour normal. Il s’agit d’un jour d’après. On ne pourra jamais – et on ne doit pas – s’habituer à cette manifestation de la folie d’individus fanatisés. Pour rester insensible à un massacre comme celui dont ont été victimes des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur la Promenade des Anglais, il faudrait être comme ces terroristes, n’avoir plus en soi la moindre once d’humanité.

Forcément, personne n’avait le cœur à la fête, les coureurs ont peu dormi, ceux qui n’avait pas connaissance du drame ont été assommés par la nouvelle dès leur réveil. La course a tout de même eu lieu. On ne peut s’arrêter de vivre et aller se cacher ad vitam æternam dans des caves parce que des cinglés veulent nous imposer leurs règles. Les gars ont disputé le chrono parce que c’est leur métier.

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jeudi 14 juillet 2016

Monument saccagé. (TdF 2016, E12)

logo_TdF_2016.jpg Sans doute est-il écrit quelque part que le Tour de France 2016 doit être consternant. Tout et tout le monde s’y met pour qu’il en soit ainsi.

L’étape du Mont Ventoux est un monument du Tour de France, un monument du cyclisme, un monument du sport. Qui plus est un 14 juillet.









Un vent extrêmement violent a obligé les organisateurs à amputer cette étape de ses 6 derniers kilomètres, ceux qui font la particularité du «Mont chauve». C’était déjà décevant, bien qu’obligatoire compte tenu des conditions. Mais la façon dont le peloton a agi aujourd’hui est juste une put*in de honte. Cette étape a été saccagée. Un événement incroyable survenu dans l’ascension finale a bien failli transformer une étape lamentable en étape mythique. Les commissaires de l’UCI en ont décidé autrement en violant délibérément les règles dont ils sont chargés de l’application.

Le résultat est le saccage d’un monument.

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dimanche 10 juillet 2016

Aveu de faiblesse ? (TdF 2016, E9)

logo_TdF_2016.jpg Et si le maillot jaune était en train de bluffer tout le peloton ? J’ai bien l’impression que tout le monde se laisse avoir par une belle partie de poker menteur jouée par Sky. Personne n’ose réellement bouger, par conséquent la course déçoit énormément. Le suspense concernant l’identité du futur Tour de France demeure à l’issue de la première semaine, chose devenue inhabituelle depuis quelques années. Si le prix de ce suspense est un ennui profond et persistant, mort au suspense !

Sincèrement, si Chris Froome (SKY) est si fort qu’il essaie de le faire penser, pourquoi a-t-il pris tant de risques dans une descente pour gratter quelques secondes à ses concurrents lors de la 2e étape du triptyque des Pyrénées ? Pourquoi son équipe a-t-elle laissé une échappée prendre largement assez d’avance pour remporter l’étape du jour ? Pourquoi n’a-t-il quasiment pas attaqué pour prendre le large à l’occasion de la première arrivée au sommet du Tour 2016 ?

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dimanche 3 juillet 2016

La chance du champion. (TdF 2016, E2)

logo_TdF_2016.jpg C’est l’histoire d’une étape du Tour de France remportée par le champion du monde, qui a du coup échangé son maillot arc-en-ciel pour le jaune. Peter Sagan (TNK) était le plus fort. Il a surtout eu beaucoup de chance. Que les cadors aient eu l’opportunité de se disputer la victoire est un miracle tant le peloton a mal manœuvré.

Le peloton a joué avec le feu sur les routes normandes.
Les échappés du jour ont manqué d’un rien un succès aussi retentissant que surprenant au terme d’un très joli numéro.

Si les victoires se distribuaient au mérite, on en aurait vu un lever les bras à l’arrivée. Il n’a manqué que 450m. Après 183 bornes à l’avant dans le vent, c’est cruel. Rendez-vous compte qu’au moment où il a franchi la ligne, Sagan pensant avoir réglé le peloton pour la 3e place car il croyait 2 hommes restés à l’avant.

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jeudi 16 juillet 2015

Eau bénite. (TdF 2015, E12)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme sur route est une discipline extrêmement difficile. Le Tour de France fait grimper la difficulté à son paroxysme par sa durée, son tracé et le niveau des participants. Il s’agit d’une des épreuves sportives les plus éprouvantes au monde. Surtout quand la météo s’emmêle.

Le Tour, c’est un peu comme si Rolland Garros durait 3 semaines et qu’il fallait jouer presque tous les jours un match en 5 sets contre un joueur du top 100 pour atteindre la finale. En pleine canicule, avec un soleil de plomb, ça peut rapidement devenir un calvaire. Subir un orage deviendrait alors presque le plus beau jour de votre vie. Enfin un peu de fraicheur ! Faites pleuvoir un bon coup sur une pelouse desséchée, elle reverdira très vite. Les grimpeurs français semblent fonctionner de la même façon, un bon orage leur a redonné vie.

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mercredi 15 juillet 2015

Rafal devant. (TdF 2015, E11)

Tour_de_France_2015.jpg De manière générale, on peut classer les étapes de montage du Tour de France en 2 catégories : celles dont le profil permet une grosse bagarre entre leaders, et celles où celle bagarre est très improbable car la dernière difficulté est trop loin de l’arrivée.

Seulement, pour une fois, on était un peu entre les deux, car après avoir franchi 2 gros cols, les coureurs dévalaient une longue descente, puis ils finissaient par une petite montée de 3e catégorie. On pouvait donc perdre quelques leaders dans une ascension, voire dans une descente, ou en voir un petit nombre couiner dans la dernière côte à cause de la fatigue accumulée, mais il ne pouvait s’agir que d’une course par élimination. Il fallait compter sur des défaillances, pas sur des attaques… sauf pour la victoire d’étape, promise à un baroudeur-grimpeur. On pouvait même deviner le vainqueur du jour (je l’avais joué).

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mardi 14 juillet 2015

Un désastreux remake… (TdF 2015, E10)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme avait-il réellement besoin de ça ? Les amateurs de ce sport très difficile ont tous été frappés d’assister à un remake d’une sale époque, celle dominée par GrosBras, le parrain du peloton, et son équipe d’escrocs professionnels. Sky, c’est l’US Postal 2.0. On aurait aimé ne jamais revoir ce spectacle sur le Tour de France.

La méthode est la même, la manière est la même, le résultat est le même, l’impression est la même, les questions sont les mêmes. Les réponses sont-elles les mêmes ? Peut-être. Nous le saurons probablement un jour.

Voir un homme écraser le Tour dès la première ascension en mettant en route son faisant cadenasser l’étape par une équipe de mutants, on ne l’a que trop vu. Idem concernant le coup de l’équipier qui s’est mis à la planche, finit par laisser partir son patron, mais revient ensuite prendre la 2e place en mangeant le seul cador qui avait pu limiter les dégâts. Chris Froome a tout copié sur GrosBras, jusqu’à la scène de cinéma pour faire croire qu’il n’était pas au top avant de démolir le suspense en humiliant ses adversaires. L’accélération inhumaine du Britannique a fait naître un malaise, les performances de Richie Porte et de Geraint Thomas (pistard) l’alimentent. Ce remake des pires années du cyclisme est désastreux pour son image.

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dimanche 12 juillet 2015

Mécanique de précision. (TdF 2015, E9)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont donc presque effectué un demi-Tour. Techniquement, on n’y est pas encore car 9 étapes sur 21 et a fortiori 9 jours sur 23, ce n’est pas la moitié. Mais cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de concevoir un millefeuille version cyclisme. De ce point de vue, on est en plein milieu.

Après la première couche feuilletée (le chrono individuel), on a déposé la première couche de crème (les classique et étapes pour sprinteur). Il était donc temps de mettre la seconde couche feuilletée (le chrono par équipes), puis ce sera la seconde couche de crème (copieuse : Pyrénées, transition accidentée et Alpes), et enfin la parade sur les Champs Elysées. Le feuilleté (le chrono), c’est très technique, on peut le rater. Comme on pouvait déjà se rater sans les pièges de la première semaine.

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dimanche 5 juillet 2015

Des hauts et des Pays-Bas. (TdF 2015, E1-2)

Tour_de_France_2015.jpg Le Tour de France 2015 a débuté, il s’annonce passionnant en raison de la présence de tous les meilleurs coureurs actuels, les dopés comme les propres, mais aussi grâce à un parcours qui promet énormément de mouvement et de rebondissement.

Bien sûr, comme le dit approximativement un vieil adage, l’important n’est pas forcément le parcours mais ce qu’en font les coureurs. En l’occurrence, ASO a fait son job, il y a de quoi faire des écarts à peu près partout, donc à moins d’une gigantesque entente entre équipes visant de nous pourrir cette 103e édition, ce qui est de l’ordre de la fiction absolue pour ne pas dire de l’impossibilité totale, nous allons nous régaler pendant 3 semaines. Bien sûr, il y aura des jours sans, moins intéressants que d’autres. L’avantage sur le Tour est que les enjeux sont trop nombreux et la difficulté trop importante, la courses n’est jamais complètement figée, jusqu’à l’arrivée de l’avant-dernière étape, on n’est à l’abri de rien.

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dimanche 27 juillet 2014

Dernières lignes droites. (TdF 2014, 19-FIN)

Tour de France Bien sûr, certains vous parlerons des absents, de circonstances de courses favorables. Je vais être cash. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?

Les gars qui n’ont pas voulu venir n’avaient à se pointer, rien ne dit qu’ils auraient fait mieux. Ceux qui ont vu le bitume de très près et ont fini dans la voiture du directeur sportif adjoint ou dans une ambulance n’avaient qu’à être plus concentrés, mieux placés, à prendre moins de risques. Rien n’arrive totalement par hasard ou malchance. Ils sont 164 à avoir vu les Champs-Elysées, honneur à eux, tant pis pour les autres !

17 ans après Virenque – à une époque où le Tour de France était un concours de médecins véreux – le cyclisme français a de nouveau réussi à placer un de ses représentants sur le podium du classement général de l’épreuve la plus emblématique et mythique de ce sport. Mieux, il en a placé 2 d’un coup ! Et un seul, malade, a abandonné au cours de ces 3 semaines, les 43 autres sont allés au bout.

Vive le Tour ! Vive la France !

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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mardi 15 juillet 2014

Vive la Révolution ! (TdF 2014, 8-10)

Tour de France En 3 jours, tout a changé, le Tour de France 2014 a pris une toute autre allure. Et pas une mauvaise, tant s’en faut !

La course avait débuté de façon moyennement enthousiasmante malgré l’engouement du peuple britannique, très heureux de recevoir la plus grande compétition sportive du monde accessible à tous. Mauvais temps, chutes, abandons, étapes plus ou moins intéressantes avec un scénario assez immuable… Ce n’était guère la joie. Heureusement les organisateurs ont pris le soin d’intercaler des étapes atypiques pour briser la monotonie et débuter la sélection, ils ont tenté quelques innovations. La meilleure idée est d’avoir placé 3 étapes de moyenne montagne dès la fin de la première semaine. Qui dit moyenne montagne ne dit pas nécessairement difficulté moyenne. Il y avait de quoi faire pour les coureurs et de quoi se régaler pour les (télé)spectateurs.

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vendredi 11 juillet 2014

Nord-Est. (TdF 2014, 6-7)

Tour de France Le Tour de France 2014 a quitté le Nord pour mettre le cap vers l’Est avec 2 étapes a priori de transition destinées à des sprinteurs. Chose incroyable, Marcel Kittel (GIA) n’en a remporté aucune.

Le peloton a traversé certains des lieux historiques de la Grande Guerre, cette gigantesque boucherie débutée il y a 100 ans. On a vu d’anciens champs de bataille, des cimetières géants, des monuments aux morts/pour la paix/mémoriaux, et même François Hollande. Oui, ça devenait glauque. D’ailleurs je me demande si l’hécatombe – on a perdu 7 coureurs en 2 jours – est un hommage…

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mercredi 9 juillet 2014

Le Tour en Flandre. (TdF 2014, 4-5)

Tour de France Le Tour de France 2014 a débuté par Le Tour on tour en Angleterre, il a continué par le Tour en Flandre. A ne pas confondre avec le Tour DES Flandres, classique de printemps bien connue. Non, après une étape pour sprinteurs sans grand intérêt, la course a pris la forme d’un petit Paris-Roubaix.

Tout l’intérêt de ce séjour dans la plaine de Flandre était de mettre le peloton à l’épreuve, une épreuve que beaucoup de leaders – ceux qui jouent le classement général – détestent ou du moins redoutent, celles des pavés. Le but n’était pas de leur donner un avant-goût des Champs-Elysées ! La première semaine serait beaucoup trop calme sans ce genre de galères qui permettent en quelque sorte de jeter un pavé dans la marre. Ceci dit, en l’occurrence, pas besoin de jeter un pavé dans la marre, les pavés étaient déjà dans des flaques. Les flaques de boue. De boue, à ne pas confondre avec debout. Le vainqueur de l’édition 2013 a fini debout à côté de son vélo. Il a dû abandonner sur chuteS.

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