Mot-clé - Richie Porte

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samedi 19 septembre 2020

Un pain sur la Planche. (TdF 2020, E20)

TdF_2020.jpg La 20e étape du Tour de France 2020 devait être mémorable. Les organisateurs avaient fait leur possible pour la faire entrer dans la légende du sport. Bien sûr, après avoir annoncé le parcours il y a près d’un an, ça ne dépendait plus d’eux, il fallait que tout se goupille bien. Malheureusement, ça ne s’est pas du tout passé comme espéré. Pourtant, on a tout de même eu droit à une étape de légende. Absolument PERSONNE ne pouvait s’attendre assister à un scénario pareil.

Thibaut Pinot (GFC) nourrissait un rêve, celui de porter le maillot jaune et remporter le Tour de France au terme du seul contre-la-montre de cette édition organisé chez lui, à La Planche des Belles Filles, en passant dans le village dont son père est le maire depuis de nombreuses années, devant chez lui, devant l’école où il allait, etc. Pogacar_joue_avec_sa_peluche._normal__c_est_un_enfant.jpg Son rêve s’est effondré dès la première étape à Nice. Il a pu donner le change jusqu’aux Pyrénées, où son dos lui a fait lâcher prise. La suite ne fut que cauchemar à cause d’un dos récalcitrant, pourtant, impossible de se résoudre à quitter le Tour. Impossible de renoncer à ce qui devait être son moment de plaisir. Le public, très nombreux mais indiscipliné, l’attendait.

Le public venait pour Pinot, il a vu Tadej Pogacar (UAD). Ce gamin a complètement transformé un des pires Tours depuis des années en lui offrant sans doute la dernière véritable étape – hors défilé sur les Champs-Elysées – la plus incroyable de ce siècle, si ce n’est de tous les temps.

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jeudi 17 septembre 2020

Duo sans duel. (TdF 2020, E18)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 en a fini avec les Alpes, il n’en a en revanche pas fini avec tout suspense. On en a même créé un nouveau grâce à une folle aventure.

«Folle» est un bien grand mot. Il s’agit tout simplement d’une échappée classique en montagne. Les plus forts vont au bout, les autres se font lâcher les uns après les autres. Sauf qu’en l’occurrence, le scénario a vrillé quand un petit Suisse s’est écrasé au sol. Au lieu du probable duel annoncé – qui jusqu’ici tournait en sa faveur – on a fini avec un duo… de la même équipe. Une situation rare.

Un Polonais et un Equatorien membres d’une formation britannique ont donc franchi la ligne bras dessus-bras dessous comme s’ils partageaient leur chambre depuis 10 ans. Double_Ineos__Kwiatkowski_et_Carapaz_franchissent_la_ligne_ensemble.jpg On doit l’animation principale de cette étape à la lutte pour le maillot à pois… qui pendant longtemps au cours de ce Tour ne semblait pas intéresser grand monde. Encore une fois, il ne fallait pas compter sur les leaders du général pour faire le spectacle, ils se contentent jour après jour d’une course par élimination. Sur ce Tour, on a eu très chaud (moins aujourd’hui), pas le très grand show, ou du moins trop sporadiquement.

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mercredi 16 septembre 2020

Monts et Marvel. (TdF 2020, E17)

TdF_2020.jpg Avec un peu de recul (limité à quelques heures), je me suis rendu compte que la 17e étape du Tour de France aura allié des qualités très opposées : à la fois très ennuyeuse et très spectaculaire. Comme beaucoup de films de super-héros…

Oui, je sais, je peux choquer en qualifiant d’ennuyeux certains de ces films qui cartonnent et rapportent des centaines de millions d’euros. Pourtant, quand on y repense après visionnage, on peut rarement s’extasier devant leur scenarii à la fois très surprenants et sans grand suspense – oui, c’est de la surprise artificielle, les péripéties par lesquelles on passe se veulent surprenantes, seulement on sait presque toujours sur quoi ça va aboutir – à l’image de celui de cette étape. Lopez_s_impose_a_la_Loze.jpg

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dimanche 13 septembre 2020

Grand Colombier, petits Colombiens, gros colombin. (TdF 2020, E15)

TdF_2020.jpg On leur construit un ring magnifique dans un stade fantastique pour se mettre une énorme peignée, ils jouent aux cartes à lieu de se battre. C’est, grosso modo, le résumé de ce Tour de France. Ou du moins de sa 15e étape. Pogacar_s_impose__encore__devant_Roglic.jpg On va de déception en déception. L’étape conclue au Grand Colombier devait avoir de la gueule. Une sacrée gueule. Il s’agissait de la première arrivée d’étape en haut de ce col, ce qui en faisait une étape de prestige. Pratiquement aucune attaque, si ce n’est lors de la première partie d’étape pour créer une échappée dépourvue de toute chance de succès… Le néant. Cette étape du Grand Colombier n’aura été marquée que par la sale journée vécue par 3 petits Colombiens. Autant vous dire que c’était de la m*rde… Un gros colombin.

Oui, je suis blasé. Espérons que la traversée des Alpes prenne une autre tournure qu'aujourd'hui.

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vendredi 11 septembre 2020

Douchés au soleil. (TdF 2020, E13)

TdF_2020.jpg Il fait beau, il fait chaud, mais le cyclisme français prend l’eau. Sur la route du Puy Mary, les espoirs des supporters français presque aussi présents qu’en juillet ont été douchés comme rarement. Romain Bardet (ALM) n’est pas le seul à avoir pris un sérieux coup sur la tête.

Sérieusement, là, je ne suis pas bien, je demande un protocole commotion ! Daniel_Martinez_s_impose_au_Puy_Mary.jpg

Au jour du départ du Tour de France 2020, personne ne savait réellement à quoi s’attendre. Deux équipes affichaient une très grande force collective avec chacune un leader faisait partie des grands favoris avant de tomber d’abandonner sur le Criterium du Dauphiné. Ils laissaient planer le doute quant à leur état. Les Colombiens bénéficiaient de mois d’entraînement chez eux en altitude quand leurs adversaires devaient pour la plupart prendre leur mal en patience sans pouvoir sortir de chez eux. Seuls des home-trainers ou des rouleaux leur permettaient de s’entretenir physiquement. Côté français, on entretenait de réels espoirs de victoire avec Thibaut Pinot (GFC), de belle place au général avec Guillaume Martin (COF), de victoires d’étapes et de maillot à pois avec les Julian Alaphilippe (DQT), Warren Barguil (ARK), Romain Bardet, ou autres.

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dimanche 6 septembre 2020

Inévitable. (TdF 2020, E8-9)

TdF_2020.jpg Après un premier week-end assez fou (pas seulement pour de bonnes raisons) et 4 jours d’ennui assez mortel, le Tour de France 2020 s’est éveillé vendredi avec une étape folle disputée presque à bloc du début à la fin sur un terrain où on ne s’y attendait pas, a fortiori avant de passer le 2e week-end dans les Pyrénées… sur un terrain qui, lui, se prêtait à du grand spectacle.

Sur le papier, les 2 étapes se ressemblaient : relativement courtes, une première partie permettant en principe le développement d’une échappée, une première grosse difficulté au milieu, du chemin à effectuer avant le gros morceau de la fin d’étape, puis la descente jusqu’à l’arrivée. Peters_et_Pogacar_vainqueurs_dans_les_Pyrenees.jpg En pratique, on n’a pas du tout vu la même étape. Samedi, on se serait cru en juillet, il faisait chaud, les Pyrénées étaient baignées de soleil. Dimanche, changement de décor, pluie, brouillard, froid (relatif, dans les 17°C). Plus que la météo, c’est le scénario qui a changé, car les intentions des coureurs ont changé. Samedi, on en gardait probablement pour dimanche. Dimanche, avant la première journée de repos lundi, la crainte de se donner à fond était nettement moindre. Ceci explique sans doute pourquoi samedi on a laissé faire l’échappée, et pourquoi, parmi les favoris, l’ambition principale semblait de ne pas prendre le maillot jaune. Dimanche, à l’opposé, on n’a même pas laissé partir l’échappée en roulant à bloc du début à la fin, et si la grande bataille pour le général n’a étrangement pas donné grand-chose, Primoz Roglic (TJV) a échoué à éviter de prendre le maillot malgré toute la pire volonté du monde. Samedi, l’auteur du grand numéro du jour s’est imposé. Dimanche, l’auteur du très grand numéro du jour, sans doute inspiré par ce qui s’est passé la veille… a échoué tout près du but.

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vendredi 4 septembre 2020

Opération popcorn ! (TdF 2020, E7)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 est fascinant. Du moins jusqu’ici. Aucun spectacle quand on en attend beaucoup, le néant absolu quand on en attend très peu, et soudain, quand beaucoup s’attendaient au néant, le peloton ridiculise Hollywood en produisant plus de 3h30 d’une dinguerie survitaminée qui ferait passer l’intégrale de Fast and Furious pour une émission de téléréalité produite pour NRJ 12.

Le parcours de la 7e étape pouvait se prêter à différentes stratégies très offensives, notamment celle consistant à «mettre en route à fond de façon à éliminer un maximum des sprinteurs qui passent mal quand ça grimpe pour les empêcher d’être dans le peloton lors du sprint final » (je me cite, c’était à la fin de mon récit de la 6e étape, quand j’envisageais la suite), seulement, je n’y croyais pas. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’après s’être montrés très frileux depuis le début du Tour, après avoir vu un magnifique terrain de jeu être gâché jour après jour par les coureurs par refus du combat, je n’imaginais pas qu’une formation se réveille soudain en se lançant d’entrée dans une opération popcorn. On fait passer tout le peloton à la casserole, on allume le feu bien fort et on fait tout exploser ! Là, ça éclate dans tous les sens. Si on n’a pas mis de couvercle, on en retrouve partout. Nouveau_succes_de_Van_Aert.jpg

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dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

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lundi 3 juillet 2017

Déchaussez, c’est gagné ! (TdF 2017, E3)

Combler un écart, temporiser en tête d’un peloton affamé, déchausser, prendre le temps de bien réenclencher le pied sur la pédale, remettre une accélération, larguer tout le monde, gagner l’étape, esquisser une petite danse une fois la ligne d’arrivée franchie. Tout Peter Sagan (BOH) est résumé dans cette fin d’étape.

Le Tour de France est rentré à la maison, il a enfin pénétré en France, et comme par hasard, le soleil a décidé de se pointer après 2 jours dégueulasses en Allemagne et en Belgique (d’où s’élançait la 3e étape avant de passer au Luxembourg). Les coureurs ont passé plus de 5 heures sur des routes rarement plates, souvent balayées par du vent défavorable, il y a eu du mouvement, des chutes, et au final… le favori a fait le show. On ne se lasse pas des grands classiques.

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dimanche 2 juillet 2017

Strike ! (TdF 2017, E2)

Il ne se passait à peu près rien lors de la 2e étape du Tour de France, on avait droit à plus de 200 bornes sans grand intérêt entre l’Allemagne et la Belgique, les équipes de sprinteurs avaient cadenassé la course en appliquant des recettes ultra-classiques. Malgré la météo dégueulasse, la journée s’était déroulée sans accroc notable quand soudain…

La_chute_au_rond-point__incroyable_photo_du_Britannique_Chris_Auld_.jpg SPLASH ! BOUM ! BIM ! PAF ! Le strike ! Le Katusha en 3e position du peloton a glissé à la sortie d’un rond-point mal fichu, se transformant ainsi en boule lancée dans un jeu de quilles. Cet empilement de coureurs a eu des conséquences immédiates sur la fin de l’étape mais pourrait surtout en avoir à moyen terme si certains leaders ou équipiers directement concernés devaient en garder des séquelles.

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samedi 1 juillet 2017

Départ(s) en cascades. (TdF 2017, E1)

Je ne serai jamais fan des départs à l’étranger. Que le Tour de France fasse un détour par un pays voisin de la France, pas de souci. Lancer l’épreuve une fois de temps en temps d’une de ces contrées pas très éloignées, d’accord. Là, c’est un peu trop souvent (9 fois sur les 14 dernières éditions sans compter Monaco). Le public a répondu présent malgré la pluie ? Heureusement ! Si en plus ça n’attirait pas le public…

Il est toutefois malheureux de constater que des concurrents censés jouer un rôle majeur lors de ce Tour de France ne verront même pas la France. Victimes d’un des rares pièges d’un court parcours détrempé, ils ont vu leur mois de juillet se terminer le 1er juillet en Allemagne. J'ai presque envie de dire que le ciel – le Sky – leur est tombé sur la tête. D’autres vont pouvoir continuer mais sont bien amochés. La carrière de cycliste se confond trop souvent avec celle de cascadeur...

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dimanche 7 août 2016

Et puis le vent a tourné… (Rio 2016 J1)

Rio_2016 Rio 2016 avait si bien commencé… et tout est si vite parti en sucette… A vrai dire, tout se passait trop bien, c’en était même louche. Et puis soudain, alors que les victoires et les qualifications se succédaient, une première déception pas catastrophique s’est produite, compensée par quelques exploits. Le vent a tourné sans prévenir.

Ce mal ne semblait toucher que les hommes, il a fini par aussi infecter les femmes qui tenaient la baraque jusqu’alors. Violemment de surcroît ! Au final, le bilan est terrible : les médailles attendues ou espérées se sont envolées, on a même réussi à en perdre qui n’étaient pas encore en jeu ! 2 fois 4e, une élimination à 5 secondes de la fin d’un combat presque gagné, une énorme opportunité gâchée de se qualifier pour les demi-finales d’un tournoi par équipe, l’élimination incompréhensible d’une paire de double qui devait jouer l’or, une blessure grave qui nous prive d’une grosse chance de médaille, des défaites qui font très mal dans 2 sports collectifs où on a – ou avait – de grosses attentes… Il y a eu de très bonnes choses lors de cette journée, mais aussi des trucs terribles.

Si le baromètre des médailles est toujours à zéro à l’issue de la première journée, le moral des troupes est lui carrément en-dessous de zéro.

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vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

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jeudi 21 juillet 2016

Le Tour est joué. (TdF 2016, E18)

logo_TdF_2016.jpg Cette fois, le Tour est joué. Chris Froome (SKY) est le plus fort. Il n’est pas beaucoup plus fort que les autres, mais à force de gratter un peu de temps étape après étape, il a réussi à se forger une avance suffisante pour voir venir. Avec la marge de manœuvre dont il dispose et l’armada à son service, seul un accident pourrait renverser la vapeur. Et encore… En cas d’accident, les autres seraient foutus de l’attendre !

Au moins, grâce à l’exercice chronométré individuel, on sait réellement qui vaut quoi. Pas moyen de se cacher, pas moyen de profiter du travail des autres. Enfin… On pense savoir, car la société chargée du chronométrage doit sérieusement revoir son dispositif. Il y a de très gros problèmes, ceci depuis le début du Tour. Trop de bugs… beaucoup trop de bugs ! A un moment, Froome a même été annoncé avec plus de 3’ de retard.

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mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

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dimanche 17 juillet 2016

Le Bol du Grand Colombien. (TdF 2016, E15)

logo_TdF_2016.jpg Il n’était pas le plus fort aujourd’hui, mais il a gagné. Le Colombien Jarlinson Pantano (IAM) a été malin, opportuniste, il a su faire la différence sur ses points forts sans trop se disperser. Et a du bol. Qu’un Colombien ait du bol dans le Col du Grand Colombier est assez fascinant, non ?








En évoquant la chance dont il a bénéficié, je présente mal la situation. En réalité, il faudrait évoquer le manque de chance de l’homme fort du jour, qui aurait très probablement apporté au peloton français son premier succès sur le Tour de France 2016 sans un ennui mécanique désastreux subi lors de la première descente du Grand Colombier. D’où une étape encore très frustrante. Pourtant, chose rare cette année, on ne s’est pas ennuyé malgré la passivité extrême devenue la norme au sein du groupe des leaders. Quand l’arrivée est jugée dans la vallée, les cols ne servent strictement à rien.

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vendredi 15 juillet 2016

Le jour d’après. (TdF 2016, E13)

logo_TdF_2016.jpg En temps normal, les contre-la-montre ne suscitent pas chez moi une folle passion. Faute de suspense concernant la victoire d’étape ou le classement général, le premier effort individuel chronométré de ce Tour de France ne vendrait pas de rêve. Compte tenu des événements dramatiques survenus à Nice, le cœur n’y était vraiment pas.

Un jour normal, j’aurais pu titrer « la promenade de l’Anglais » car à l’évidence, Chris Froome (SKY) allait prendre le large au classement général. Seulement, il ne s’agit pas d’un jour normal. Il s’agit d’un jour d’après. On ne pourra jamais – et on ne doit pas – s’habituer à cette manifestation de la folie d’individus fanatisés. Pour rester insensible à un massacre comme celui dont ont été victimes des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur la Promenade des Anglais, il faudrait être comme ces terroristes, n’avoir plus en soi la moindre once d’humanité.

Forcément, personne n’avait le cœur à la fête, les coureurs ont peu dormi, ceux qui n’avait pas connaissance du drame ont été assommés par la nouvelle dès leur réveil. La course a tout de même eu lieu. On ne peut s’arrêter de vivre et aller se cacher ad vitam æternam dans des caves parce que des cinglés veulent nous imposer leurs règles. Les gars ont disputé le chrono parce que c’est leur métier.

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jeudi 14 juillet 2016

Monument saccagé. (TdF 2016, E12)

logo_TdF_2016.jpg Sans doute est-il écrit quelque part que le Tour de France 2016 doit être consternant. Tout et tout le monde s’y met pour qu’il en soit ainsi.

L’étape du Mont Ventoux est un monument du Tour de France, un monument du cyclisme, un monument du sport. Qui plus est un 14 juillet.









Un vent extrêmement violent a obligé les organisateurs à amputer cette étape de ses 6 derniers kilomètres, ceux qui font la particularité du «Mont chauve». C’était déjà décevant, bien qu’obligatoire compte tenu des conditions. Mais la façon dont le peloton a agi aujourd’hui est juste une put*in de honte. Cette étape a été saccagée. Un événement incroyable survenu dans l’ascension finale a bien failli transformer une étape lamentable en étape mythique. Les commissaires de l’UCI en ont décidé autrement en violant délibérément les règles dont ils sont chargés de l’application.

Le résultat est le saccage d’un monument.

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dimanche 10 juillet 2016

Aveu de faiblesse ? (TdF 2016, E9)

logo_TdF_2016.jpg Et si le maillot jaune était en train de bluffer tout le peloton ? J’ai bien l’impression que tout le monde se laisse avoir par une belle partie de poker menteur jouée par Sky. Personne n’ose réellement bouger, par conséquent la course déçoit énormément. Le suspense concernant l’identité du futur Tour de France demeure à l’issue de la première semaine, chose devenue inhabituelle depuis quelques années. Si le prix de ce suspense est un ennui profond et persistant, mort au suspense !

Sincèrement, si Chris Froome (SKY) est si fort qu’il essaie de le faire penser, pourquoi a-t-il pris tant de risques dans une descente pour gratter quelques secondes à ses concurrents lors de la 2e étape du triptyque des Pyrénées ? Pourquoi son équipe a-t-elle laissé une échappée prendre largement assez d’avance pour remporter l’étape du jour ? Pourquoi n’a-t-il quasiment pas attaqué pour prendre le large à l’occasion de la première arrivée au sommet du Tour 2016 ?

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dimanche 3 juillet 2016

La chance du champion. (TdF 2016, E2)

logo_TdF_2016.jpg C’est l’histoire d’une étape du Tour de France remportée par le champion du monde, qui a du coup échangé son maillot arc-en-ciel pour le jaune. Peter Sagan (TNK) était le plus fort. Il a surtout eu beaucoup de chance. Que les cadors aient eu l’opportunité de se disputer la victoire est un miracle tant le peloton a mal manœuvré.

Le peloton a joué avec le feu sur les routes normandes.
Les échappés du jour ont manqué d’un rien un succès aussi retentissant que surprenant au terme d’un très joli numéro.

Si les victoires se distribuaient au mérite, on en aurait vu un lever les bras à l’arrivée. Il n’a manqué que 450m. Après 183 bornes à l’avant dans le vent, c’est cruel. Rendez-vous compte qu’au moment où il a franchi la ligne, Sagan pensant avoir réglé le peloton pour la 3e place car il croyait 2 hommes restés à l’avant.

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