Mot-clé - Rod Fanni

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lundi 3 mars 2014

Sans saveur. (L1, J27)

Ligue 1, saison 2013-2014 L’Histoire ne retiendra qu’une victoire banale. Autrement dit, presque rien. Pourtant, il s’agissait de l’affiche la plus médiatisée du championnat.

Pendant des années, avant une Grande Sardinade, comme tout supporter du PSG qui se respecte, j’étais stressé. Normal. On ne savait jamais à quoi s’attendre, on espérait la victoire, on craignait la défaite, n’importe quel but même très moche et contre le cours du jeu – a fortiori contre le cours du jeu – pouvait être vécu comme une libération, il entrait dans la légende du club de façon quasi automatique, restait gravé dans la mémoire de chacun.

Désormais, ce n’est plus le cas. Il n’y a plus d’appréhension. A moins de se balader à poil dans la rue – le 2 mars, il fait encore bien frais dehors – aucun Parisien ne pouvait trembler en pensant à ce match.

Désormais, la principale interrogation concerne le score. Et encore… On sait que le PSG va gagner en marquant 2 buts (ça qui s’était produit lors des 6 précédentes confrontations). L’absence de suspense n’explique pas à elles seule pourquoi j’ai trouvé cette seconde Grande Sardinade de la saison extrêmement fade.

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lundi 7 octobre 2013

#SardineFadaForever. (L1, J9)

Ligue 1, saison 2013-2014 Certains médias ont tenté d’imposer le terme de "Clasico" pour des raisons purement commerciales. D’autres ont décidé de copier les Espagnols en prenant au moins la peine de franciser ce mot, ils parlent de "Classique". Je milite pour faire comprendre au monde qu’un OM-PSG ou PSG-OM est en réalité une "Grande Sardinade", néanmoins il faut bien l’avouer, le premier de la saison 2013-2014 restera un classique.

Cette rencontre est entrée dans la légende non pas en raison de sa qualité, extrêmement médiocre à tous les niveaux (technique, tactique, engagement, etc.), mais grâce à son scénario. L’arbitrage de M. Turpin, particulièrement en vue, très peu à son avantage, a grandement contribué à transformer une bouse en pièce d’anthologie.

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mercredi 27 février 2013

A la bonne franquette. (CdF, 8e de finale)

banderole Coupe de France Un peu de simplicité ne fait pas de mal. Surtout pour une Grande Sardinade. 2 en 4 jours, ça fait beaucoup, heureusement la seconde a été nettement plus réussie.

Sortir l’argenterie, faire venir des violonistes, du personnel et un chef étoilé… Pour une Sardinade ! Ce n’était vraiment pas sérieux ! Dimanche, le PSG a mal fait les choses. Certes, il l’a emporté 2-0, mais la bouteille était à moitié vide, on ne s’est absolument pas régalé, c’était particulièrement indigeste, d’autant plus que les Sardines avaient été trop préparées, elles avaient eu le temps de mariner, ça leur avait donné énormément de peps, elles n’avaient plus le goût de sardine.

Mercredi, le PSG a fait les choses plus simplement, il s’agissait d’un 8e de finale de Coupe de France, compétition qui a donné lieu par le passé à de nombreuses Grandes Sardinades mémorables dont le club de la Capitale est presque toujours sorti victorieux (sauf une fois en 1991), on a donc organisé ça à la bonne franquette. Cette fois, pas de flonflons ridicules, on est revenu aux bases, à des recettes beaucoup plus traditionnelles avec des Sardines grillées sur les braises d’un Parc des Princes par moments assez enflammé, sans oublier quelques épisodes assez chauds. Vous savez, quand la moutarde monte au nez de certains et que ça part presque en festival des pains. A la bonne franquette en somme !

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lundi 25 février 2013

La bouteille à moitié vide. (L1, J26)

Ligue 1 - 2012-2013 «Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.» Tout le monde connaît cette phrase devenue une expression française assez courante. Elle a été écrite par Alfred de Musset dans un poème – interminable ce poème – intitulé La Coupe et les lèvres. Au PSG, on ne voit pas les choses ainsi.

En effet, les dirigeants du PSG croient l’importance du flacon nettement supérieure à celle de son contenu. Ils imaginent le flacon apte et suffisant à provoquer l’ivresse. Ils ont tout faux ! Leur but est sans doute de remporter la Ligue 1 – les libertés prises par rapport à l’histoire du club leur font sans doute mésestimer la Coupe de France – mais pour sûr, leur objectif avant tout de faire en sorte que Paris soit sur toutes les lèvres. Ils sont très fiers d’eux, très fiers de leurs nombreuses idées pour faire parler de leur marque, car oui, dans leur esprit le PARIS (Saint-Germain) n’est pas un club de foot, c’est une marque, le reste est accessoire. Ils en ont oublié le principal : en football le plus l’important est le spectacle produit par les joueurs sur le terrain, le cadre est seulement là pour le mettre en valeur, un cadre ne se suffit pas à lui-même, sinon il y a longtemps que la Joconde aurait été rangée dans les sous-sols du Louvre, les gens se déplaceraient du monde entier pour observer un rectangle en bois doré. Tu as beau acheter le poste de télévision le plus cher du marché, si tu l’allumes sur France 3 à l’heure de Derrick, tu t’ennuieras autant que si tu le regardes dans une vieux poste à l’écran à moitié flou.

Au final, que restera-t-il de la 3e Grande Sardinade de la saison ? Du positif, essentiellement le score (victoire 2-0, donc 3 points)… Et du négatif, en particulier le sentiment d’avoir été ridicule à cause de l’immense décalage entre le contenant et le contenu. La bouteille est à moitié vide, on attend toujours l’ivresse.

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jeudi 1 novembre 2012

Sans Ibra, tout va ! (CdL, 1/8)

Coupe de la Ligue Le PSG a sorti l’OM de la Coupe de la Ligue et participera donc aux quarts de finale de cette compétition non négligeable malgré un format bidon. Le triple vainqueur en titre du trophée est tombé.

L’équipe A’ – ou mixte – alignée par Ancelotti a répondu aux attentes en réussissant à faire oublier l’absence de sa superstar en… jouant pas mal du tout et en maîtrisant son sujet. Et oui, pas de Zlatan Ibrahimovic, pas de problème, l’attaquant vedette a été remplacé par un collectif.

Bien sûr, l’OM a joué une heure à 10 (au lieu de jouer à 9 car Kaboré est un put*in de miraculé), ce qui a un peu faussé la donne, mais nonobstant cette situation et l’erreur d’arbitrage qui a facilité la tâche du PSG (on va y revenir), on peut tout de même tirer beaucoup d’enseignements positifs de cette Grande Sardinade, la 2e en moins d’un mois.

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dimanche 26 février 2012

25e journée de L1, les matchs.

Ligue 1 saison 2011-2012 Hormis Montpellier, les seuls grands gagnants de la 25e journée de Ligue 1 sont… rares. Il y a surtout des perdants en réalité, y compris chez ceux qui ont fait match nul. Le football pourrait être gagnant si une multitude de polémiques pour certaines justifiées et d’autres totalement ridicules n’avaient pollué l’atmosphère.

Pour l’analyse de la journée, c’est une autre page, cliquez ici.

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dimanche 19 février 2012

24e journée de L1, les matchs.

Ligue 1 saison 2011-2012 La 24e journée de Ligue 1 n’a pas seulement été marquée par le choc entre le PSG et Montpellier, les 9 autres matchs n’ont pas tous été bons – certains ont été franchement nuls – mais ont complètement relancé la course à l’Europe en raison de performance et de contre-performances plus ou moins imprévisibles. On a maintenant un championnat en 3 parties : celui pour le titre, celui pour les places européennes, celui pour le maintien.

Pour l’analyse de la journée, c’est une autre page, cliquez ici.

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lundi 26 septembre 2011

Last second heros (les faits marquants).

Ligue 1 saison 2011-2012 Si la victoire éclatante du PSG à Montpellier lui ayant permis de devenir leader est le fait majeur de la 8e journée de Ligue 1, d’autres résultats méritent qu’on s’y attarde.

Avec 4 larges succès, un seul par une marge d’un but, 5 matchs nuls 1-1 en 10 rencontres, le bilan de cette journée encore prolifique (29 buts) est atypique. 3 des 5 matchs nuls ont été arrachés lors du temps additionnel. Certaines tendances se confirment, notamment la difficulté de certaines équipes à maintenir leur avantage au score et à maintenir leur cage inviolée, ou tout simplement à gagner.

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samedi 6 août 2011

Un gros Paris : Leonardo frappe fort.

Paris ne s’est pas fait en 1 jour. Entre le 31 mai, jour de l’annonce surprise d’entrée d’investisseurs qataris dans le capital du PSG, et le 6 août, date de la reprise de la Ligue 1 et de la signature de Javier Pastore, 67 jours sont passés, ils ont été particulièrement riches en événements, en spéculations, en coups médiatiques… et en bonnes nouvelles pour les supporters parisiens.

Je vais tenter une petite rétrospective des événements depuis l’annonce de l’arrivée des Qataris (la venue de Leonardo, la semaine folle du recrutement, la préparation) puis analyser l’effectif, les possibilités tactiques offertes à Kombouaré, le calendrier…

Troisième partie, du 25 juillet au 6 août : Leonardo recrute Jérémy Ménez, Milan Bisevac et Blaise Matuidi puis Salavatore Sirigu et Momo Sissoko, et enfin Pastore.

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lundi 7 mars 2011

Le prix du meilleur scénario original.

bandeau L1 2010-2011 Ça commence à faire beaucoup. 4 points, 4 points, 5 points… C’est le retard de Lyon, Marseille et Paris sur Lille et Rennes, ex-aequo avec 49 unités en tête du classement de la Ligue 1 après 26 journées.

Tout le monde le disait, le premier qui allait craquer parmi les 5 clubs en lutte pour la Ligue des Champions et accessoirement le titre – car manifestement pour beaucoup le titre est l’accessoire, la LdC le principal – risquait de ne pas s’en remettre. Ce week-end, 3 ont réussi un bon match, 2 ont été nuls, pourtant Rennes, malgré une prestation bidon, a fait une très bonne affaire au même titre que le LOSC et l’OL, alors que Paris, plutôt méritant à Auxerre mais sans réussite, a fait une aussi mauvaise affaire que l’OM.

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vendredi 31 décembre 2010

Cazarre, l’intégrale (volume 1).

Depuis quelques semaines le moment le plus attendu du lundi par des milliers – dizaines de milliers ? centaines de milliers ? millions ? milliards ? – de Français est… Le CSA de Julien Cazarre. Trop souvent réduit à la portion congrue, le CSA se termine par les chansons.

Au bout de quelques semaines ça nous en fait un paquet, dont certaines sont déjà devenues mythiques, indissociables du joueur qu’elles concernent. Quel auditeur de l’After ne se chante pas «oh oh oh ! Pape Diakhaté» ou encore «Jean-Pascal Mignot… c’est beaucoup beaucoup beaucoup mieux que Lucio, que Lucio !» à chaque fois qu’il entend prononcer ces noms ?

Sur :Facebook: on m’a envoyé une vidéo qui est en fait la giga compilation des chansons depuis le début de la saison (certaines sont très courtes, juste un début de chanson). Merci à Franck pour son travail, c’est 19 minutes de rire garanti !

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jeudi 23 décembre 2010

La Ligue Zéro.

bandeau L1 2010-2011 Mes amis, cette fois, je crois qu’on a touché le fond. Pourquoi ? Une journée de Ligue 1 le 22 décembre avec des terrains pourris (ou synthétiques pourris), le froid, la pluie, parfois un peu de neige, seulement 17 buts… si en plus les arbitres s’y mettent…

Pas la moindre victoire d’une équipe classée au-dessus de la 15e place (Nancy, Valenciennes, Monaco et Caen… 15, 16, 17 et 18), c’est sans doute du jamais vu ! Au final, lors de cette journée, il n’y a pas vraiment de gagnant, pas vraiment de perdant, sauf Lens, qui croyait l’emporter à Bordeaux mais… en fait non. C’était la 19e journée, mais la Ligue Zéro, la Ligue 1 reprend mi-janvier.

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lundi 20 décembre 2010

Quand Canal+ fait du Valérie Damidot.

bandeau L1 2010-2011Ce que Canal+ veut nous vendre comme étant l’Olympico a des allures de LOL à Picot… sauf que ce match n’avait pas lieu à Nancy et qu’on n’a pas trop rigolé. On a vu un spectacle d’un niveau très moyen, fort peu intéressant. On a encore essayé de nous tromper sur la marchandise avec cet OM-OL.

Au début de ce match, horreur et damnation, dans la mesure où le LOSC n’avait pas pu jouer son match prévu dans l’après-midi, l’OL pouvait prendre la tête du championnat en cas de victoire à Marseille. Je souhaitais un nul pour que les 2 équipes restent derrière Paris et pour une raison mathématique, un match nul de distribue que 2 points, une victoire 3. Moins les adversaires du PSG auront de points à se distribuer, mieux ce sera.

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jeudi 2 décembre 2010

Mises à jour.

bandeau L1 2010-2011 Alléluia ! Tous les clubs ont joué le même nombre de matchs, le classement est devenu lisible, ce n’est pas plus mal.

On avait un match en retard de la 11e journée, OM-Rennes, un de la 13e journée, Valenciennes-ASSE, et un de la 15e, celle du week-end dernier, Brest-Lens.

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jeudi 12 août 2010

Le Canada Dry passe mal. (2/2)

équipe de France de football La première période de ce Norvège-France était bonne, la seconde… non.

Laurent Blanc a choisi de remplacer 3 joueurs, Rémy, N’Zogbia et Sissoko, pour passer en 4-2-3-1 avec 2 récupérateurs, 3 milieux offensifs (pas d’ailier), et Hoarau en pointe. Il a fait entrer Bernard Fa (j’aime bien l’appeler comme ça^^), Jérémy Ménez, et hélas… Lass’ ! Lassana Diarra, le Canada Dry[1] des Bleus ! Le Canada Dry à la mi-temps, c’est un coup à avoir des remontées qui vous arrachent le gosier pendant toute la 2nde période.

Vous le savez, je n’aime pas du tout Lassana Diarra, pour moi c’est un faux joueur, un 6 qui n’apporte rien, multiplie les fautes, court dans le vide, perd plus de ballons qu’il n’en récupère, s’enflamme parfois en se prenant pour un n°10 (comment peut-il avoir ce numéro au Real Madrid ? flippant !), et est pourtant adulé par une frange de spécialistes sans doute impressionnés par l’air qu’il brasse. Il y a quelques mois j’ai fait un montage en reprenant toutes ses actions lors du barrage France-Irlande, j’avais mis toutes ses interventions dans les morceaux de vidéo que j’avais du match sans faire aucun tri (il ne manque rien de bon et rien de très mauvais, éventuellement de l’anodin). Ça m’a valu une bordée d’insultes et de félicitations, les insultes étaient dans un charabia improbable… Tant pis pour eux s’ils ne veulent pas voir clair.

Ce Diarra est une escroquerie du football, en plus là il n’avait quasiment pas joué depuis plusieurs mois, revenant tout juste d’une tournée aux Etats-Unis avec le Real. On a rapidement vu de quoi il était capable… Avant sa démonstration les deux équipes ont chacune marqué un but. On a déjà parlé de l’égalisation norvégienne, elle a eu lieu à la 51ème minute, elle est consécutive à une erreur d’attention et/ou un petit manque d’agressivité d’Hoarau, un placement médiocre de la défense et une faute de mains de Ruffier. L’ouverture du score est due à Hatem Bernard Fa, une très belle frappe de loin en rentrant dans l’axe sur son pied gauche.

S’il est rentré sur son pied gauche, c’est qu’il jouait côté droit et Ménez, droitier, côté gauche. Le coup du "faux-pied", ça va un moment. Si t’as Robben ou Messi, d’accord. Bernard Fa a montré quelques trucs intéressants dont il n’est pas coutumier (il a progressé : avant, il était intermittent du spectacle en grève permanente, maintenant il n’est plus en grève, il bosse de temps en temps et il réussit parfois une prestation avec plus ou moins de brio).

Un des énormes problèmes quand on met un gaucher à droite et un droitier à gauche est que les centres, on n’en voit plus, sauf si les latéraux montent et que ces "faux-pieds" acceptent de les servir en fixant les défenseurs pour des dédoublements. Après la sortie d’Hoarau, qui ne voyait plus le ballon, on a eu devant un quatuor de la fameuse "génération 1987" avec laquelle on nous casse les couill*s depuis un moment. On a dû nous rappeler au moins 42 fois que la "génération 1987" elle est trop bien, que la "génération 1987" elle est super technique, que la "génération 1987" elle a trop de talent, que la "génération 1987" elle joue dans les plus grands clubs, et tout et tout…
Techniquement, c’est balaise, ils savent tout faire avec un ballon, sauf une passe ! Un centre ? Même à FIFA ou à PES ils n’en font jamais !

En ayant devant un quatuor composé de Bernard Fa à droite, Ménez à gauche, Nasri en soutien de l’attaquant et Benzema devant (par moments il allait chercher le ballon derrière, ce qui pose problème dans une attaque à une pointe, on l’a constaté à la Coupe du monde avec – enfin… avec… – Anelka, il n’y avait pas toujours quelqu’un dans la surface) on est passé d’un jeu en une ou 2 touches de balle à du jeu à 8-20 touches, quasiment jamais sans contrôle et tentative de fixation+élimination de ou des adversaires directs. Ralentir le jeu, s’engluer dans la défense, se mettre en position de tir contesté par la présence d’au moins un ou deux défenseurs entre soi et la cage, voilà ce que ce quatuor de la "génération 1987" a donné. Adieu simplicité, adieu altruisme ! Elle me gave déjà cette "génération 1987" ! 1, 2, éventuellement 3 si Gourcuff est un des 3 et joue en 8 avec Nasri en 10 (ou l’inverse) et Ménez ou Benzema en 9 à côté d’Hoarau, mais pas 4, et surtout pas sur les côtés ! J’avais l’impression de voir 3 Ribéry de la Coupe du monde plus un Anelka en plus croqueur !

Malgré les réminiscences de leurs automatismes passés il n’y avait aucune complémentarité manifeste entre les 4. Je me pose aussi une question : quand tu es mené face à une équipe qui va tout le temps te laisser le ballon et défend très bas, à quoi sert un Benzema en pointe ? C’est un attaquant de profondeur beaucoup plus à son aise en contre, il a besoin d’espaces, on a bien compris lors de sa dernière saison à l’OL qu’être seul en pointe, ce n’est pas son truc. Sa manie de toujours vouloir en faire trop m’agace, parfois il faut savoir frapper ou passer son ballon en 1ère intention au lieu de systématiquement essayer d’éliminer son ou ses adversaires directs.

Globalement en 2nde période les Bleus ont été assez inoffensifs après leur but, en revanche les Norvégiens ont eu des occasions. Ruffier a dû intervenir plusieurs fois, d’abord sur une frappe d’un gars oublié par Fanni puis une grosse frappe de Riise, et sur le corner les Norvégiens nous ont fait une nouvelle grosse frayeur. Sauf qu’à ce moment il y avait déjà 2-1 pour les locaux. On défendait vraiment mal, et notre Canada Dry avait déjà fait son œuvre.

Après 2 splendides passes à l’adversaire au milieu du terrain à la 57ème minute à environ 30 secondes d’intervalle il a remis ça à la 71ème avec un contrôle grotesque offrant un contre aux Norvégien, le joueur qui a récupéré le ballon n’a eu qu’à lancer Huseklepp dans la profondeur, il est parti entre Rami et Mexès, trop écartés l’un de l’autre, a effacé Ruffier sorti trop vite et sans grande conviction pour réaliser un doublé. A la 92ème Lassana Diarra a encore remis ça… L’excuse du manque de rythme est bidon, 4 fois la même faute professionnelle en 35 minutes, une boulette aussi énorme et déjà réalisée à de nombreuses reprises par le même homme en équipe de France (exemple : Argentine-France à Marseille, il a fait la même erreur, une perte de balle ridicule qui offre le 2nd but), c’est un problème de compétence.

Cabaye est entré trop tard et pas dans meilleures conditions pour qu’il puisse s’exprimer, et à 10 minutes de la fin, même chose concernant Briand, qu’on n’a pas du tout vu après qu’il ait remplacé Nasri à 10 minutes de la fin.

Bien sûr, on va tenter de nous convaincre qu’on a besoin des anciens (des mecs de la liste des 23) parce qu’on n’arrive pas à battre la Norvège… sauf qu’avec les 23 je ne pense pas qu’on aurait battu la Norvège ! Certains doivent revenir, Lloris le premier, néanmoins la base doit être celle de cette rencontre en Scandinavie. N’oublions pas une chose, lors un match officiel on n’aurait pas eu ces 3 changements à la mi-temps et on aurait gardé un certain équilibre d’équipe qui aurait eu de grandes chances de payer.

Le plus gros souci que devrait avoir le foot français après ce mercredi 11 août ne concerne pas l’équipe de France A mais l’équipe de France espoirs. Les Bleuets ont perdu à Vannes contre la Belgique, leur qualification pour l’Euro 2011 est désormais très compromise, ils devront se rendre en Ukraine début septembre et gagner absolument, sachant que les Ukrainiens sont beaucoup plus en forme que les joueurs français en raison de l’organisation de leur championnat (météo oblige).

Pas d’Euro espoirs signifie aussi pas de JO, depuis 1996 on n’a plus eu d’équipe de foot aux JO… et manifestement on s’en fout puisqu’on a préféré envoyer nos 3 tauliers des espoirs pour un match amical en Norvège… Gonalons titulaire en milieu défensif, Ngoyi en défense centrale (!!) et Biabiany à droite… En plus Nolan Roux n’a pas fait un bon match. Et puis Yanga-Mbiwa, tout le monde semble lui tresser des lauriers, perso je vois surtout en lui un découpeur qui lâche souvent le marquage… On prend un but à la 9e minute sur une erreur de Ngoyi, qui comme chacun sait n’est pas un défenseur central – un poste qui lui conviendrait bien dans l’absolu si on décidait de le fixer là, il n’en a pas les repères dans l’état actuel des choses – et ne peut donc avoir tous les réflexes d’un spécialiste du poste. Il s’est mal replacé, l’attaquant belge l’a pris au piège, couverte au lieu d’être hors-jeu, et est allé tromper le petit frère Carrasso, pas totalement convainquant sur ce coup.

Encaisser un but, ça arrive, ensuite on aurait dû au moins se créer des occasions pour égaliser, on ne l’a quasiment pas fait, hormis un but refusé en fin de match pour un contrôle jugé de la main (en réalité de l’épaule, avec ou sans aide d’un bout du membre supérieur, je ne suis pas persuadé que ce soit le cas). Le jeu français a été d’une pauvreté insigne, c’était désolant. Il faut espérer les retours de Sakho, Sissoko, M’vila, Modeste et Sankharé (s’il retrouve un club… en attentant il joue avec la CFA du PSG), sinon c’est cuit. Aussi désolant que de voir Lassana Diarra avec le maillot des Bleus et Saaaaammmmmmy Traoré avec celui du PSG.

On perd les 2 matchs du jour, sportivement il y a donc beaucoup d’amélioration à apporter, et en plus on a du se coltiner Jeanpierre et Delpérier aux commentaires… Le foot français fait des efforts de communication, pas ses diffuseurs.

Notes

[1] Lassana Diarra est donc l’équivalent footballistique du Canada Dry, il ressemble à un footballeur, il a un nom de footballeur, il parle comme un footballeur… mais c’est pas un footballeur !

Le Canada Dry passe mal. (1/2)

équipe de France de football Des Bleus en blanc… Blanc… ah ah ! Ok, j’arrête tout de suite. On va faire un truc sérieux, on a vu pour la 1ère fois la nouvelle équipe de France, qui bien sûr ne ressemble qu’un peu à l’équipe de France de ces prochains mois, du moins je le présume. En réalité on a vu 2 équipes, une assez convaincante, et une… presque digne de Domenech.

Je suis très mitigé après la 1ère de Laurent Blanc en tant que sélectionneur. Lors de ce Norvège-France en amical à Oslo on a eu à boire et à manger, malheureusement la boisson, c’était du Canada Dry, et moi, le Canda Dry, j’ai toujours du mal, ça passe mal – dans tous les sens du terme, ça contrôle mal aussi – et c’est pas top, ça fait de ces remontées…

Il y a eu du bon disais-je. Du bon et du moins bon, du très mauvais également. Blanc a commis ses premières erreurs, dont une sur laquelle je vais m’étendre un peu plus loin pourrait avoir d’assez lourdes conséquences.

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jeudi 5 août 2010

Ceux qui l'aiment prendront le train.

équipe de France de football 22, ils sont donc 22 à disposer d’une place dans le 1er wagon du train bleu qui doit emmener l’équipe de France de football jusqu’en Ukraine et/ou Pologne en juin 2012.

D’autres wagons suivront, ils seront probablement au finale entre 40 et 50 à avoir eu leur chance, tous ne pourront pas la saisir, soit qu’ils n’ont pas les capacités (mentales, physiques ou simplement sportives) pour s’assurer un siège en 1ère classe, soit qu’il y aura meilleur à leur poste, soit encore que tactiquement ils ne sauront/seront pas adaptés au jeu mis en place par Laurent Blanc. Après le fiasco de la Coupe du monde 2010 on ne sait pas quels joueurs seront les cadres et les soldats qui défendront les couleurs de la France en éliminatoires et pendant la compétition (en considérant que normalement on devrait y être), on a néanmoins quelques certitudes : il faudra le mériter pour être membre de l’équipe de France, particulièrement pour y rester, et seuls ceux qui l’aiment (ce maillot) prendront le train.

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