Mot-clé - Roger Kluge

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jeudi 3 septembre 2020

Ridding – mauvais – gag. (TdF 2020, E6)

TdF_2020.jpg Vont-ils nous refaire la même blague tous les jours ? Là, ça devient un mauvais running gag. Comme il s’agit de cyclisme, je présume qu’il s’agit d’un ridding gag… Ce qui ne change rien à l’affaire : hormis le premier week-end animée par une journée patinoire et une fin de course de haut vol, on s’ennuie ferme sur ce Tour de France !

Je reprends rapidement le déroulement de ce Tour jusqu’ici.
Etape 1 : des chutes et des glissades de partout, le peloton finit par neutraliser la course jusqu’au sprint final (précédé d’une dernière chute).
Etape 2 : il ne se passe à peu près rien avant la prise d’initiative de Julian Alaphilippe et de sa clique dans les 15 derniers kilomètres.
Etape 3 : le néant au scénario ultra-classique d’échappée au départ réel condamnée dès sa naissance… avant un beau sprint pour finir.
Etape 4 : une étape de montagne avec arrivée au sommet… à 16 dans le groupe maillot jaune car personne n’a osé bouger.
Lutsenko_gagne__le_reste_c_est_le_grand_vide.jpg Etape 5 : RIEN. ZERO attaque. Du jamais vu. Et un sprint couru d’avance pour finir.
Etape 6 : zéro bagarre, hormis pendant 5 minutes pour former la longue échappée du jour, puis une sélection naturelle entre les membres de l’échappée pour une victoire en solo, à peine 2 coups de pétards mouillés dans le peloton.

Tout le monde semble très content de ne pas encore avoir perdu le Tour. Est-ce que quelqu’un pourrait avoir l’idée d’essayer de la gagner ? Est-ce que des outsiders pourraient penser à tenter leur chance quitte à exploser (sachant que s’ils explosent maintenant, ils auraient explosé plus tard de toute façon) ? Ceux qui se sentent en forme sont-ils incapables d’en profiter pour, a minima, tester leurs adversaires moins en jambes ou convalescents suite à des chutes ? A ce rythme, il ne se passera rien avant la 3e semaine… de juillet (ce qui pose problème… en septembre).

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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