Mot-clé - Rudy Molard

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vendredi 21 juillet 2017

Rond-point c’est tout. (TdF 2017, E19)

S’ennuyer ferme pendant 4 ou 5 heures devant une étape du Tour de France ne manquait pourtant à personne. D’habitude, on vivait ça lors des étapes pour sprinteurs. Cette fois, les baroudeurs ont pu passer leur journée à l’avant sans être embêtés. Au final… un sprinteur présent dans l’échappée a réglé tout le monde… sans même sprinter.

L’étape la plus longue du Tour a été remportée grâce à… un raccourci. De surcroît un Norvégien s’est imposée malgré la chaleur accablante. Quel gag ! Edvald Boasson Hagen (DDD) n’avait pas simplement une pancarte dans le dos, il avait plus de panneaux lumineux au-dessus de la tête qu’il n’y en a à Las Vegas. Pourtant, il a gagné. Il a réussi une étape remarquable en tous points et compte tenu de tout ce qu’il a fait depuis Düsseldorf, ce succès fait figure de récompense bien méritée.

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mercredi 12 juillet 2017

Variation sur le même thème. (TdF 2017, E11)

Navrantes. Les étapes de plat du Tour de France 2017 sont plus navrantes les unes que les autres. Mais qu’attendent les adversaires de la Quick Step pour enfin réagir ? Un coup de pot… ou de Pau ? Même pas, puisqu’elles ne tentent rien pour le provoquer.

Allez, je suis sévère, en réalité un homme a bien manœuvré lors de cette journée de transition. Il a été victime d’une grande bande de demeurés tous à la solde du maître du sprint, l’homme qui étape après étape claque les fesses de chacun de ses adversaires pour les remercier d’avoir fait de leur mieux pour lui permettre de les éclater. Le cyclisme sur route est un sport de masochistes.

En fait, contrairement à ce qu’on entend souvent, les cons, ça n’ose rien, et c’est à ça qu’on les reconnaît.

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samedi 8 juillet 2017

On s’est battu pour les Rousses ! (TdF 2017, E8)

J’ai comme l’impression que le Tour de France 2017 a enfin débuté. Sans retirer de valeur aux 7 premières étapes, la course a vraiment changé de dimension.

Le spectacle auquel on a assisté en ce samedi de juillet restera dans les mémoires, et pas seulement en raison de la victoire d’un jeune Français dont on pourrait entendre parler pendant une grosse dizaine d’années. En effet, malgré une chaleur assez accablante, les coureurs n’ont pas arrêté d’attaquer ! Je n’ai pas souvenir d’avoir suivi une étape aussi intense du premier aux derniers kilomètres. C’était épique. Le scénario du jour était impensable, je vais vous le conter.

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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