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jeudi 18 juillet 2013

La fringale, un régal ! (TdF13, E18)

Tour de France, la 100e édition La 18e étape a duré un peu moins de 5h pour les premiers, nettement plus pour les derniers. 5h, sur un vélo, c’est beaucoup. Pourtant Christophe Riblon (AG2R) aurait aimé que le dernier kilomètre soit long, très long. Il aurait rêvé de pouvoir savourer plus longtemps sa victoire magique, celle dans l’étape reine de la 100e édition du Tour de France, une étape mythique qui restera dans l’Histoire du cyclisme.

Mon moment préféré a duré quelques minutes, approximativement entre 17h10 et 17h21. A l’échelle du sport, c’est une éternité. Ce moment de sport s’inscrit dans la lignée du retour incroyable de Marc Raquil aux Mondiaux d’athlé en 2003 et de la dernière longueur de Yannick Agnel en finale du 4x100m NL des JO de Londres. Mais au lieu de durer 10 à 20 secondes, le passage de la résignation à la jubilation s’est étalé sur cette dizaine de minute. On a pu passer par tous les états au cours de cette fin d’étape, ou devrais-je dire de cette étape car la journée a été incroyable à tous les étages, extrêmement riche en rebondissements.

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mercredi 17 juillet 2013

Poissards. (TdF13, E17)

Tour de France, la 100e édition Ça devient franchement lourd. Le 100e Tour de France ne veut pas sourire aux Français, ils ont terriblement poissards. Le second contre-la-montre individuel n’a donné lieu à aucune surprise, seulement à une catastrophe.

Mais pourquoi Jean-Christophe Péraud (AG2R) a-t-il voulu aller reconnaître à vélo cette put*in d’étape le matin de celle-ci ? Il la connaissait déjà par cœur, il aurait pu la faire en voiture s’il voulait encore se la remémorer. On le savait, ce tracé lui convenait parfaitement, le parcours était idéal pour lui permettre d’exprimer toutes ses qualités de vététiste, il était tout à fait capable de se classer dans le top 5 du jour et de se rapprocher très fortement de ce même top 5, mais au général cette fois. Ses ambitions l’ont-elles poussé à commettre cette erreur fatale ? Le meilleur Français du Tour a tout perdu. Le drame s’est produit en 2 temps, le premier épisode a tué l’espoir, le second a achevé le bonhomme.

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vendredi 12 juillet 2013

En un mot, MERCI ! (TdF13, E13)

Tour de France, la 100e édition Magique ! On a vu une étape magique ! Une étape plate avec un parcours en bois est devenue une étape en or ! Omega Pharma-Quick Step et Saxo-Tinkoff ont transformé le bois en or ! Cette 100e édition du Tour de France cycliste est décidemment bien peu ordinaire…

Les 173km entre Tours et Saint-Amand-Montrond n’avaient rien de bien difficiles, on n’ira pas jusqu’à les qualifier de plats car de temps en temps les coureurs ont dû franchir quelques côtes (dont une seule, la Côte de Crotz, était répertoriée en 4e catégorie), néanmoins on est tenté de le faire car absolument tous les membres du peloton professionnel sont capables de rallier l’arrivée au sein du premier peloton sur ce genre de tracés. En résumé, on aurait dû revivre le scénario habituel d’un ennui mortel et finir avec un sprint massif entre Marcel Kittel (Argos-Shimano), André Greipel (Lotto) et Mark Cavendish (OPQS). Si ce dernier l’a emporté, le reste a été un enchaînement de – divines – surprises. L’audace a payé ! Ces multiples rebondissements ont encore montré l’importance de la tactique en cyclisme, mais aussi celle des incidents de course, le moindre petit souci pouvant avoir des conséquences phénoménale. L’absence totale de sportivité de la part de l’équipe Belkin s’est parfaitement greffée au reste pour pimenter la journée. (On peut s’attendre à des représailles, la fin du Tour va être animée !)

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mercredi 10 juillet 2013

Gros moteurs. (TdF13, E11)

Tour de France, la 100e édition Est-ce que je vous ai expliqué que je n’aime pas du tout les contre-la-montre ? Oui, bien sûr, je l’ai fait. Par conséquent, vous comprendrez pourquoi j’ai décidé de laisser de côté les détails concernant celui-ci.

Honnêtement, qui doutait de la victoire de Tony Martin (Omega Pharma-Quick Step) ? En l’absence de Fabian Cancellara, son succès ne faisait aucun doute, ou presque. La principale seule interrogation concernait l’évolution de son état physique depuis l’énorme chute de la première étape suite à laquelle son abandon avait été annoncé précipitamment. En une dizaine de jours, si les cicatrices n’ont pas disparu, le champion du monde a pu retrouver des couleurs. Sans surprise, il a tenu son rang, on le sait, en plus d’avoir un gros moteur il possède la technique spécifique nécessaire pour être performant.

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mardi 9 juillet 2013

Protection VIP. (TdF13, E10)

Tour de France, la 100e édition J’espère que les membres du jury des commissaires de course envoyés par l’UCI pour officier lors du Tour de France ne seront jamais appelé dans un jury d’assises… Ils seraient capables de relaxer un assassin en estimant que ses 3 victimes s’étaient en réalité jetées successivement sur son couteau afin de se faire poignarder en plein cœur.

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste.)

Ça date… Pourtant c’est toujours bien d’actualité. Je conçois que renvoyer à la maison une star du peloton est difficile. Si un coureur a été l’auteur d’un attentat, ça s’impose, il faut le faire. Le minimum est d’infliger une sanction (déclassement, très grosse amende, châtiment corporel, privation de ravitaillement pendant l’intégralité de l’étape en ligne suivante…). Quand le fautif est un simple équipier, il prend cher. Pourquoi Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) s’en est-il sorti blanc comme neige ? C’est un scandale.

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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mardi 2 juillet 2013

Le cocu de Monaco. (TdF13, E4)

Tour de France, la 100e édition Le Prince Albert de Monaco était présent à Nice sur le podium de la 4e étape du Tour de France, une étape remportée sur la promenade des Anglais par 6 Australiens, un Suisse, un Sud-Africain et un Canadien. Un Polonais a failli prendre le maillot jaune mais son équipe belge aux 8 nationalités différentes a été battue de rien…

Simon Gerrans a remporté la 3e étape en gagnant le sprint d’un tiers de roue. Le lendemain, nouveau succès, cette fois au sein de son équipe, Orica-GreenEdge, avec une marge au moins aussi ridicule, 0"75. C’est moins de temps qu’il n’en faut pour dire «f*ck !» ou l’équivalent dans n’importe quelle langue… C’est aussi 0"749 de plus que nécessaire me direz-vous, 1 millième aurait suffi. Avouez-le, Gerrans a une veine de cocu depuis 2 jours !

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lundi 1 juillet 2013

Relativement corsé. (TdF13, E3)

Tour de France, la 100e édition La première partie du Tour de France 2013 est terminée. La première partie, c’était le départ, un départ très long dans la mesure où il a duré 3 jours. Les coureurs et tous les membres de la caravane ont traversé la Corse en long, en large et en travers. Certains en sortent amochés, néanmoins 196 des 198 concurrents à avoir pris le départ ont finalement pu passer l’obstacle.

Si l’équipe Europcar s’est montrée très entreprenante lors des 3 étapes en passant à l’offensive à de multiples reprises, si un jeune sprinteur allemand et un Belge quasi-inconnu ont été révélés au grand public en réussissant chacun un doublé victoire d’étape-maillot jaune, si les paysages ont émerveillé de nombreux téléspectateurs, un homme et une équipe s’étaient particulièrement mis en avant en ce début de Tour, et pas de la façon voulue. Le buzz créé par la boulette du conducteur du bus des Australiens d’Orica-GreenEdge n’avait pas dû faire grand plaisir à ses patrons. Heureusement pour eux, Simon Gerrans, le leader de l’équipe, a rectifié le tir en remportant la 3e étape. Il aura manqué quelques centimètres à Peter Sagan (Cannondale) pour éviter de connaitre une sale mésaventure au moment de son passage sous l’arche d’arrivée… Comme le chauffeur du bus en somme.

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dimanche 22 juillet 2012

Overdose. (TdF 2012, FIN)

Déprimante cette fin de Tour de France. Encore une fois les Britanniques de Sky ont zboubé tout le monde… Pardon, pas «encore une fois», mais plutôt encore TROIS fois. Ils ont remporté les 3 dernières étapes – c’était prévu en ce qui concerne le 2 dernière – et le Tour, réussissant même un doublé. Pour la première fois en 99 éditions on a chanté God Save The Queen à Paris. Très honnêtement, on aurait pu mourir sans avoir vu ça… Mourir le plus tard possible de surcroît.

Au cours de ces 3 dernières étapes on a vu pas mal de trucs… La patrouille de France, un strike avec une boule de poils, une gamine apeurée, des ânes tordants, un avion de l’armée britannique, un président qui se croit toujours en campagne, un citron pressé, une parade sans alcool (ou alors j’ai loupé un truc), des vieux sur le départ, un vieux qui ne l’est pas, un gars balancé sur les pavés comme si c’était dans une mare, le même avion de l’armée britannique, Maurice Greene déguisé en vacancier allemand, une chanteuse anglaise victime d’un styliste trop fan d’alcool fort… Dans cette liste, il n’y a pas grand-chose d’intéressant, vous l’avouerez. Le tout avec des transferts improbables.

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lundi 16 juillet 2012

Guerre et Paix. (TdF 2012, E12à15)

J’ai décidé de traiter ensemble les 4 étapes ayant précédé la seconde journée de repos du Tour de France 2012 car elles ont été une série d’étapes de transition avant les 2 gros morceaux dans les Pyrénées. Transition car il ne absolument rien n’a changé dans le top 10 du classement général. On a assisté à une alternance de phases de frénésie offensives et de phases de calme absolu.

C’est ainsi qu’en 4 jours…
-3 échappées sont allées au bout avec à l’arrivée environ 8, 12 et 18 minutes d’avance sur le peloton qui n’a même pas chassé.
-Le Tour est allé au pays des nudistes et naturistes.
-Un acte de sabotage a créé troubles et polémiques en flinguant une étape.
-Le peloton a été décimé par des abandons en séries.
-Le maillot vert a pris ses aises après avoir être envoyé au tapis.
-Un maillot jaune cherchant à se donner artificiellement une image de patron.

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samedi 9 juillet 2011

Tour de France 2011 (E8) : montées dans les Tours.

Tour de France

L’Auvergne, une belle région où on se caille souvent les miches et où le Tour de France ne passe pas assez souvent à mon goût. De la moyenne montagne, en général ça nous offre des étapes animées avec des échappées capables d’aller au bout. Les montées dans les Tours, c'est ce que le public préfère. Et puis quand on sort d’une journée aussi plate que vendredi… Normal.

Par contre il faudra qu’on m’explique comment on fait pour monter jusqu’à Super-Besse (ah ah ah^^)… Par contre pas besoin de m’expliquer pourquoi on a vu une très belle étape.

  • Huitième étape : d’Aigurande à Super-Besse (189km).

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