Mot-clé - Schladming

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 26 janvier 2016

Bis repetita.

Rebondir, tel était le but des slalomeurs français à Schladming. 2 jours après le spectacle lamentable offert par la FIS à Kitzbühel. Cette fois, presque tout était réuni pour avoir un vrai beau spectacle… sauf ce qu’on attend de l’hiver : le froid. Au bout du compte, on a vécu un slalom diamétralement opposé à celui de dimanche. Pour un résultat sensiblement identique.

En nocturne devant un monde totalement fou, sur une piste beaucoup plus appropriée pour un slalom intéressant, avec un beau tracé en première manche (piquetée par l’entraîneur italien), on pouvait espérer se régaler. Seul – gros – souci, en raison d’une température nettement positive et sur une neige salée, on pouvait craindre une dégradation assez rapide du revêtement. Les petits dossards allaient être très favorisés. Ils l’ont été. Toutefois, la 2nde manche a au moins en partie remis les choses en ordre.

Lire la suite...

vendredi 15 février 2013

Domination, frustration. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 La France n’est plus en tête du classement des médaille, elle l’était avant la nouvelle victoire du nouveau roi de Schladming. Un homme a remporté 3 titres individuels lors de ces Championnats du monde de ski alpin, on ne l’attendait pas forcément en super-G, encore moins en super-combiné, en revanche en slalom géant, il n’a fait "que" confirmer sa domination habituelle. Ted Ligety a écrasé la concurrence.

L’équipe de France avait déjà 4 breloques venant de 4 skieurs (alors que la plupart des équipes doivent leur bilan à un seul voire 2 éléments qui en ramènent plusieurs (Svindal, Ligety, Maze, Riesch). L’idée était d’en obtenir une 5e avec un 5e coureur, elle n’était en rien saugrenue car notre réservoir dans cette discipline est phénoménale, on peut placer régulièrement 6 à 8 représentants en seconde manche lors des épreuves de Coupe du monde (alors que JB Grange et Julien Lizeroux n’ont plus pris le départ en géant depuis de nombreux mois suite à leurs blessures, on pourrait avoir une densité encore plus impressionnante).

Lire la suite...

jeudi 14 février 2013

Tessa Worl… d champion ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Mais c’est qu’on y prend goût ! De l’argent en super-G, du bronze en descente, de l’or encore en descente… et de nouveau de l’or en slalom géant. Ma foi, l’équipe de France se débrouille mieux que bien à Schladming, et moi, simple spectateur grand amateur de ski (à la télé), je me régale devant mon écran.

Les médailles aux Championnats du monde de ski alpin, Tessa Worley en avait déjà obtenu 2 lors de la précédente édition. Après l’or lors du Team Event – dont l’importance même accrue ces dernières années reste relative – elle s’était arrachée en seconde manche pour effectuer une remontée fantastique lors de la seconde manche du géant et décrocher le bronze. A l’époque, si on l’attendait déjà sur la boîte, elle semblait avoir perdu toute chance d’y parvenir en se loupant complètement sur le premier tracé. Cette fois, pas question de se manquer, pas question de revivre telle mésaventure.

Lire la suite...

mardi 12 février 2013

Cadeau ! (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Un slalom géant parallèle par équipes, ça peut vraiment être sympa. La FIS essaie de l’imposer comme une épreuve qui compte lors des Championnats du monde de ski alpin, elle veut la mettre au programme olympique. Je suis encore sceptique. Il est impératif d’y apporter des améliorations pour rendre la chose complètement crédible.

En nocturne sur la piste de Schladming, ça avait vraiment de la gueule… Jusqu’au moment où on a vu le tableau et la compo des équipes. Une compétition à 15 équipes avec uniquement des tours à élimination directe, ça veut dire 8e de finale pour tout le monde sauf pour une équipe directement qualifiée pour les quarts. Qui a-t-on choisi pour bénéficier de ce passe-droit ? L’Autriche bien sûr ! Pourquoi se priver ? La France étant championne en titre, cette qualification directe aurait dû lui revenir, ça aurait semblé logique. Non, on a concocté un classement à partir de… En fait je ne sais pas à partir de quoi car s’il y a un Team Event par saison c’est le bout du monde (normalement lors des finales de la CdM on en organise un me semble-t-il, mais on peut aussi bien l’annuler, comme celui des ChM de Val-d’Isère), alors en tirer un classement mondial, c’est assez comique.

Lire la suite...

lundi 11 février 2013

Ça s’est mal combiné. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 4 Français au départ, un seul à l’arrivée malgré l’impression générale de ne pas avoir démérité. En fait ça s’est mal combiné lors du super-combiné masculin des Championnats du monde de ski alpin. On croyait vraiment au podium, au titre même, n’ayons pas peur de le reconnaître, au final on est déçu, mais surtout frustré.

Alexis Pinturault a laissé échapper un premier titre mondial dès le haut de la descente.
Il a laissé échapper une première médaille mondiale en bas du slalom.
Trop faible sur son point faible, presque trop fort sur son point fort… Au final, Pinpin le mutant a mis 28 centièmes de trop à franchir la ligne d’arrivée pour la 2nde fois de la journée après quasiment 3 minutes d’efforts exténuants répartis en 2 manches disputées en début d’après-midi (départ à midi) sur les pentes très gelées de la Planai (il a fait extrêmement froid au cours de la nuit, c’était donc très dur, ça tapait fort sous les skis) puis en début de soirée dans les conditions du mythique slalom nocturne de Schladming (paradoxalement la visibilité était bien meilleure qu’à midi car on allume les éclairages, on dirait un stade de foot). Il n’a rien à se reprocher.

Lire la suite...

dimanche 10 février 2013

Descente vers les sommets. (ChM 2013 de ski alpin)

Schladming 2013 Quand on a touché le fond, en principe on ne peut pas descendre plus bas. Dimanche matin, Marion Rolland est descendue, mais elle est descendue plus haut, vers les sommets. Le sommet d’un podium, le sommet d’une carrière.

Schladming a particulièrement bien réussi à Marion Rolland lors des finales de la Coupe du monde 2012 (podiums en super-G et en descente, les 2 premiers et seuls podiums de sa carrière), pourtant, chez les femmes on avait du mal à imaginer une médaille française en descente lors de ces Championnats du monde de ski alpin. Seulement 2 filles au départ, un super-G – très bizarre – complètement loupé quelques jours plus tôt, des entraînements pas super encourageants… ça ne sentait pas super bon.

Et pourtant, après que concurrente après concurrente, cador après cador, tout le monde se soit cassé les dents en essayant de battre le temps réalisé par la titulaire du dossard 2, une trentenaire tombée il y a à peine 3 ans au fond du trou le plus profond dans lequel on puisse tomber a dévalé la piste verglacée pour réaliser le rêve d’une vie, récompensant des années de travail et d’obstination.

Lire la suite...

mercredi 26 janvier 2011

Un week-end pour les grands : J-B. is God ! (Ski alpin, 2/2.)

les sports d'hiver Jean-Baptiste Grange réalise des miracles. Il n’est pas fait comme nous, il n’est pas humain. Mais qui est-il ? D’où vient-il ? C’est simple : J-B. is God !

Il n’est pas né dans une étable, mais dans la famille Grange.
Ses courses sont diffusées sur la chaîne où travaille Frank Lebœuf, chaîne dont le site internet hébergeait mon ancien blog avant qu’un âne ne l’efface sans même me prévenir (bien pire qu’un âne, c’est un vrai §#%&@έ∂µÐ¿ de ±%ǿ¥Ώ, mais le contexte veut que je ne le traite que d’âne).
On ne peut que s’incliner devant lui…
A peine ressuscité il est monté aux Cieux (OK, sur la plus haute marche du podium, pas aux Cieux… mais c’est presque pareil).
Ses parents ont juste déconné lorsqu’ils l’ont appelé Jean-Baptiste, ils auraient dû l’appeler Jésus (éventuellement José), Emmanuel, un nom dans ce genre.

Bon, je m’enflamme un peu, je tape un peu haut, ça reste du ski, il n’y a pas de dieu en ski, il n’y en a qu’en football (Messi, la main de Dieu, Jorge Jesus, etc.), pourtant J-B. mérite des louanges. Comme Marlies Schild chez les femmes son meilleur niveau est nettement supérieur au meilleur niveau de tous les autres skieurs du circuit. Encore faut-il qu’il soit à son meilleur niveau ou au moins qu’il s’en approche. Après sa blessure de décembre 2009 la tête d’affiche du ski français a réussi un retour totalement improbable en remportant sa course de rentrée.

Lire la suite...