Mot-clé - Stefan Küng

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 27 septembre 2020

Alafolie ! (ChM cyclisme 2020)

Alaphilippe_champion_du_monde.jpg 2020 devait être une grande année pour le cyclisme français. Une année avec un Tour de France taillé pour Thibaut Pinot puis des JO et des Championnats du monde pour véritable grimpeurs. Thibaut Pinot, Julian Alaphilippe, Romain Bardet et d’autres comme Warren Barguil ou encore Guillaume Martin et pourquoi pas un David Gaudu pouvaient nourrir de grandes ambitions.

2020 se transformant en année comme nulle autre, tout a changé, à commencer par les objectifs et la préparation. Le calendrier s’en est trouvé totalement chamboulé. Exit les JO, reprogrammés en 2021, toutes les courses prévues entre mi-mars et début août ont dû migrer ou annoncer leur annulation, les classiques de printemps ont dû se recaser en automne, le Tour de France en septembre, le Giro en octobre, la Vuelta encore plus tard, on a rapatrié et modifié des épreuves de fin de saison peu après la reprise tout en changeant leur nature ou leur format. Un gros chantier. L’objectif n°1 de Julian Alaphilippe n’en restait pas moins le maillot arc en ciel.

Lire la suite...

mercredi 16 septembre 2020

Monts et Marvel. (TdF 2020, E17)

TdF_2020.jpg Avec un peu de recul (limité à quelques heures), je me suis rendu compte que la 17e étape du Tour de France aura allié des qualités très opposées : à la fois très ennuyeuse et très spectaculaire. Comme beaucoup de films de super-héros…

Oui, je sais, je peux choquer en qualifiant d’ennuyeux certains de ces films qui cartonnent et rapportent des centaines de millions d’euros. Pourtant, quand on y repense après visionnage, on peut rarement s’extasier devant leur scenarii à la fois très surprenants et sans grand suspense – oui, c’est de la surprise artificielle, les péripéties par lesquelles on passe se veulent surprenantes, seulement on sait presque toujours sur quoi ça va aboutir – à l’image de celui de cette étape. Lopez_s_impose_a_la_Loze.jpg

Lire la suite...

samedi 12 septembre 2020

L’audace en deux leçons. (TdF 2020, E14)

TdF_2020.jpg Le nouveau maire de Lyon, élu sur un malentendu grâce à la crise du coronavirus à l’origine d’un taux d’abstention jamais vu doublé d’une déconnexion totale entre le premier et le 2nd tour (séparés de 15 semaines au lieu d’une sans possibilité de faire une campagne électorale normale)… est un vert. Un vert élu à Lyon… Encore un coup de 2020, l’année où on ne s’étonne plus de rien. Quand vous l’entendez parler, vous comprenez que le ver est dans le fruit. Kragh_Andersen_et_le_maire_de_Lyon__deux_idees_de_l_audace.jpg Traiter le Tour de France de machiste et de polluant, ceci 2 ou 3 jours avant de le recevoir dans sa ville et oser se pointer sur le podium… pour la remise du maillot vert. Si ce n’est pas de l’audace, ça doit être de la bêtise. Si au moins il avait déclaré ça après avoir vidé quelques verres… C’est tout le problème du féminisme et de l’écologie dévoyés actuels. Ils veulent s’attaquer à des symboles et faire le buzz au lieu de s’atteler à régler les véritables problèmes en faisant preuve de bon sens. Dur d’exister et de se faire connaître.

Lire la suite...

mercredi 9 septembre 2020

Une merveilleuse source d’aspiration. (TdF 2020, E11)

TdF_2020.jpg Après une journée très nerveuse et avant de retrouver des terrains très vallonnés, le peloton du Tour de France avait droit à une étape de transition. Qu’allait-elle en faire ?

Il s’agissait probablement la dernière chance pour les sprinteurs de lever les bras à l’arrivée avant… Paris. D’où un double enjeu : outre la victoire d’étape, les 70 points maximum à récoler dans la lutte pour le maillot vert allaient beaucoup compter. Ce classement annexe est devenu le classement principal le temps d’une journée. Il a même animé l’après-course suite à un énorme sprint final assez… houleux. Sprint_mouvemente_et_serre_a_Poitiers.jpg

Lire la suite...

mardi 8 septembre 2020

La possibilité d’une île. (TdF 2020, E10)

TdF_2020.jpg Le Tour de France 2020 a survécu à sa première partie. Ce n’était pas gagné d’avance.

Après l’étape de dimanche, les coureurs ont dû effectuer un transfert depuis les Pyrénées jusqu’à Oléron… en bus. Seule manière de préserver la bulle de chaque équipe. On ne pouvait pas mettre tous les coureurs ensemble dans un avion.

La première journée de repos faisait très peur à tout le monde car il s’agissait de celle des tests Covid-19. Avoir 2 positifs dans la même équipe signifiait son exclusion. Par chance, aucun coureur n’a été testé positif. Bonne nouvelle. En revanche 5 cas ont été détectés : 4 dans les staffs d’équipes (Ineos Grenadiers, Mitchelton-Scott, AG2R-La Mondiale et Cofidis) et… Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve, qui fait la course dans la voiture de tête et avait eu la bonne idée de ne pas s’inclure dans la bulle course car sa fonction l’oblige à être en contact de beaucoup plus de monde. Asymptomatique, il a dû se mettre en isolement pour au moins 7 jours. Les équipes ont aussi écarté les cas contacts même si toutes les précautions étaient prises, notamment la compartimentation au sein des bulles (les mécanos pas en contact avec les autres membres de la bulle, etc.). Bennett_remporte_enfin_son_etape.jpg

Lire la suite...

mardi 18 juillet 2017

Sunny day. (TdF 2017, E16)

Brillants ! Les Sunweb sont brillants ! Cette équipe est clairement la meilleure du Tour de France 2017.

Déjà en évidence sur le Giro où Tom Dumoulin a mis tout le monde d’accord grâce aux contre-la-montre, la Sunweb récidive lors de l’épreuve phare du calendrier cycliste mondial sans même disposer d’un leader jouant le général (Warren Barguil est tout de même 12e et semble capable de finir dans le top 10 s’il se fixe cet objectif dans les Alpes). Sa stratégie se concentre à la fois sur les victoires d’étapes et la conquête des points pour les classements annexes. Celle concernant maillot vert a d’ailleurs complètement dynamité la course du jour.

Lire la suite...

jeudi 13 juillet 2017

J’en passe 213800 et j’en retiens 800. (TdF 2017, E12)

L’étape reine des Pyrénées s’est résumée à un énorme sprint en côte. Pas de la côtelette, un véritable mur. Les images sont assez cocasses, on dirait un sprint au ralenti. L’issue est jouissive dans la mesure où Romain Bardet (ALM) a triomphé devant les autres leaders dont certains ont complètement coincé, provoquant même un très inattendu changement de maillot jaune. Pourtant, regardée dans son ensemble, cette 12e étape du Tour de France aura énormément déçu.

Le Col des Ares (2e C.) ? Escamoté. Le Col de Menté (1ère C.) ? Escamoté. Jusqu’ici, rien d’anormal, d’illogique ou de décevant. Le Port de Balès (H.C.) ? Escamoté. Arf . Il y avait pourtant de belles offensives à y mener. On se dirigeait donc vers une course de côte dans le Col de Peyresourde (1ère C.). Et non. Il a été escamoté. Ne restait plus que le mur final nouvellement goudronné menant à l’Altiport de Peyragudes (2e C.). Les cadors n’ont commencé à s’attaquer qu’à 800m de l’arrivée. Et encore, je suis généreux, tout s’est en réalité joué sur des 300 derniers mètres.

Lire la suite...

samedi 1 juillet 2017

Départ(s) en cascades. (TdF 2017, E1)

Je ne serai jamais fan des départs à l’étranger. Que le Tour de France fasse un détour par un pays voisin de la France, pas de souci. Lancer l’épreuve une fois de temps en temps d’une de ces contrées pas très éloignées, d’accord. Là, c’est un peu trop souvent (9 fois sur les 14 dernières éditions sans compter Monaco). Le public a répondu présent malgré la pluie ? Heureusement ! Si en plus ça n’attirait pas le public…

Il est toutefois malheureux de constater que des concurrents censés jouer un rôle majeur lors de ce Tour de France ne verront même pas la France. Victimes d’un des rares pièges d’un court parcours détrempé, ils ont vu leur mois de juillet se terminer le 1er juillet en Allemagne. J'ai presque envie de dire que le ciel – le Sky – leur est tombé sur la tête. D’autres vont pouvoir continuer mais sont bien amochés. La carrière de cycliste se confond trop souvent avec celle de cascadeur...

Lire la suite...