Mot-clé - Tom Dumoulin

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vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

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jeudi 21 juillet 2016

Le Tour est joué. (TdF 2016, E18)

logo_TdF_2016.jpg Cette fois, le Tour est joué. Chris Froome (SKY) est le plus fort. Il n’est pas beaucoup plus fort que les autres, mais à force de gratter un peu de temps étape après étape, il a réussi à se forger une avance suffisante pour voir venir. Avec la marge de manœuvre dont il dispose et l’armada à son service, seul un accident pourrait renverser la vapeur. Et encore… En cas d’accident, les autres seraient foutus de l’attendre !

Au moins, grâce à l’exercice chronométré individuel, on sait réellement qui vaut quoi. Pas moyen de se cacher, pas moyen de profiter du travail des autres. Enfin… On pense savoir, car la société chargée du chronométrage doit sérieusement revoir son dispositif. Il y a de très gros problèmes, ceci depuis le début du Tour. Trop de bugs… beaucoup trop de bugs ! A un moment, Froome a même été annoncé avec plus de 3’ de retard.

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dimanche 17 juillet 2016

Le Bol du Grand Colombien. (TdF 2016, E15)

logo_TdF_2016.jpg Il n’était pas le plus fort aujourd’hui, mais il a gagné. Le Colombien Jarlinson Pantano (IAM) a été malin, opportuniste, il a su faire la différence sur ses points forts sans trop se disperser. Et a du bol. Qu’un Colombien ait du bol dans le Col du Grand Colombier est assez fascinant, non ?








En évoquant la chance dont il a bénéficié, je présente mal la situation. En réalité, il faudrait évoquer le manque de chance de l’homme fort du jour, qui aurait très probablement apporté au peloton français son premier succès sur le Tour de France 2016 sans un ennui mécanique désastreux subi lors de la première descente du Grand Colombier. D’où une étape encore très frustrante. Pourtant, chose rare cette année, on ne s’est pas ennuyé malgré la passivité extrême devenue la norme au sein du groupe des leaders. Quand l’arrivée est jugée dans la vallée, les cols ne servent strictement à rien.

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vendredi 15 juillet 2016

Le jour d’après. (TdF 2016, E13)

logo_TdF_2016.jpg En temps normal, les contre-la-montre ne suscitent pas chez moi une folle passion. Faute de suspense concernant la victoire d’étape ou le classement général, le premier effort individuel chronométré de ce Tour de France ne vendrait pas de rêve. Compte tenu des événements dramatiques survenus à Nice, le cœur n’y était vraiment pas.

Un jour normal, j’aurais pu titrer « la promenade de l’Anglais » car à l’évidence, Chris Froome (SKY) allait prendre le large au classement général. Seulement, il ne s’agit pas d’un jour normal. Il s’agit d’un jour d’après. On ne pourra jamais – et on ne doit pas – s’habituer à cette manifestation de la folie d’individus fanatisés. Pour rester insensible à un massacre comme celui dont ont été victimes des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur la Promenade des Anglais, il faudrait être comme ces terroristes, n’avoir plus en soi la moindre once d’humanité.

Forcément, personne n’avait le cœur à la fête, les coureurs ont peu dormi, ceux qui n’avait pas connaissance du drame ont été assommés par la nouvelle dès leur réveil. La course a tout de même eu lieu. On ne peut s’arrêter de vivre et aller se cacher ad vitam æternam dans des caves parce que des cinglés veulent nous imposer leurs règles. Les gars ont disputé le chrono parce que c’est leur métier.

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dimanche 10 juillet 2016

Aveu de faiblesse ? (TdF 2016, E9)

logo_TdF_2016.jpg Et si le maillot jaune était en train de bluffer tout le peloton ? J’ai bien l’impression que tout le monde se laisse avoir par une belle partie de poker menteur jouée par Sky. Personne n’ose réellement bouger, par conséquent la course déçoit énormément. Le suspense concernant l’identité du futur Tour de France demeure à l’issue de la première semaine, chose devenue inhabituelle depuis quelques années. Si le prix de ce suspense est un ennui profond et persistant, mort au suspense !

Sincèrement, si Chris Froome (SKY) est si fort qu’il essaie de le faire penser, pourquoi a-t-il pris tant de risques dans une descente pour gratter quelques secondes à ses concurrents lors de la 2e étape du triptyque des Pyrénées ? Pourquoi son équipe a-t-elle laissé une échappée prendre largement assez d’avance pour remporter l’étape du jour ? Pourquoi n’a-t-il quasiment pas attaqué pour prendre le large à l’occasion de la première arrivée au sommet du Tour 2016 ?

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mercredi 6 juillet 2016

Le Flamand jaune. (TdF 2016, E5)

logo_TdF_2016.jpg Dites-moi… Le 6 juillet… Est-ce jour de fête nationale en Belgique ? Non ? Alors qu’a-t-il bien pu prendre à ces Belges d’attaquer dans tous les sens sur les route du Massif central ? L’Auvergne ne ressemble pas vraiment au plat pays qui est le leur… Pourtant, ils ont cartonné mercredi lors de la 5e étape du Tour de France.

Victoire, maillot jaune, maillot à pois, dossard rouge. Ils n’ont pas laissé grand-chose aux autres. Bravo à ceux qui ont osé et en ont été récompensés. Néanmoins j’en veux à certains belges car tous n’ont pas joué le jeu. En effet, l’équipe Etixx-Quick Step, qui est belge, n’a rien fait pour donner à Julian Alaphilippe l’opportunité de prendre le maillot jaune ou de jouer la victoire d’étape. On savait cette étape favorable aux baroudeurs, néanmoins rien n’empêchait aux grosses écuries de se donner une chance de l’emporter.

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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dimanche 27 juillet 2014

Dernières lignes droites. (TdF 2014, 19-FIN)

Tour de France Bien sûr, certains vous parlerons des absents, de circonstances de courses favorables. Je vais être cash. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?

Les gars qui n’ont pas voulu venir n’avaient à se pointer, rien ne dit qu’ils auraient fait mieux. Ceux qui ont vu le bitume de très près et ont fini dans la voiture du directeur sportif adjoint ou dans une ambulance n’avaient qu’à être plus concentrés, mieux placés, à prendre moins de risques. Rien n’arrive totalement par hasard ou malchance. Ils sont 164 à avoir vu les Champs-Elysées, honneur à eux, tant pis pour les autres !

17 ans après Virenque – à une époque où le Tour de France était un concours de médecins véreux – le cyclisme français a de nouveau réussi à placer un de ses représentants sur le podium du classement général de l’épreuve la plus emblématique et mythique de ce sport. Mieux, il en a placé 2 d’un coup ! Et un seul, malade, a abandonné au cours de ces 3 semaines, les 43 autres sont allés au bout.

Vive le Tour ! Vive la France !

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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mardi 15 juillet 2014

Vive la Révolution ! (TdF 2014, 8-10)

Tour de France En 3 jours, tout a changé, le Tour de France 2014 a pris une toute autre allure. Et pas une mauvaise, tant s’en faut !

La course avait débuté de façon moyennement enthousiasmante malgré l’engouement du peuple britannique, très heureux de recevoir la plus grande compétition sportive du monde accessible à tous. Mauvais temps, chutes, abandons, étapes plus ou moins intéressantes avec un scénario assez immuable… Ce n’était guère la joie. Heureusement les organisateurs ont pris le soin d’intercaler des étapes atypiques pour briser la monotonie et débuter la sélection, ils ont tenté quelques innovations. La meilleure idée est d’avoir placé 3 étapes de moyenne montagne dès la fin de la première semaine. Qui dit moyenne montagne ne dit pas nécessairement difficulté moyenne. Il y avait de quoi faire pour les coureurs et de quoi se régaler pour les (télé)spectateurs.

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vendredi 11 juillet 2014

Nord-Est. (TdF 2014, 6-7)

Tour de France Le Tour de France 2014 a quitté le Nord pour mettre le cap vers l’Est avec 2 étapes a priori de transition destinées à des sprinteurs. Chose incroyable, Marcel Kittel (GIA) n’en a remporté aucune.

Le peloton a traversé certains des lieux historiques de la Grande Guerre, cette gigantesque boucherie débutée il y a 100 ans. On a vu d’anciens champs de bataille, des cimetières géants, des monuments aux morts/pour la paix/mémoriaux, et même François Hollande. Oui, ça devenait glauque. D’ailleurs je me demande si l’hécatombe – on a perdu 7 coureurs en 2 jours – est un hommage…

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lundi 1 juillet 2013

Relativement corsé. (TdF13, E3)

Tour de France, la 100e édition La première partie du Tour de France 2013 est terminée. La première partie, c’était le départ, un départ très long dans la mesure où il a duré 3 jours. Les coureurs et tous les membres de la caravane ont traversé la Corse en long, en large et en travers. Certains en sortent amochés, néanmoins 196 des 198 concurrents à avoir pris le départ ont finalement pu passer l’obstacle.

Si l’équipe Europcar s’est montrée très entreprenante lors des 3 étapes en passant à l’offensive à de multiples reprises, si un jeune sprinteur allemand et un Belge quasi-inconnu ont été révélés au grand public en réussissant chacun un doublé victoire d’étape-maillot jaune, si les paysages ont émerveillé de nombreux téléspectateurs, un homme et une équipe s’étaient particulièrement mis en avant en ce début de Tour, et pas de la façon voulue. Le buzz créé par la boulette du conducteur du bus des Australiens d’Orica-GreenEdge n’avait pas dû faire grand plaisir à ses patrons. Heureusement pour eux, Simon Gerrans, le leader de l’équipe, a rectifié le tir en remportant la 3e étape. Il aura manqué quelques centimètres à Peter Sagan (Cannondale) pour éviter de connaitre une sale mésaventure au moment de son passage sous l’arche d’arrivée… Comme le chauffeur du bus en somme.

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