Mot-clé - Tony Gallopin

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dimanche 2 juillet 2017

Strike ! (TdF 2017, E2)

Il ne se passait à peu près rien lors de la 2e étape du Tour de France, on avait droit à plus de 200 bornes sans grand intérêt entre l’Allemagne et la Belgique, les équipes de sprinteurs avaient cadenassé la course en appliquant des recettes ultra-classiques. Malgré la météo dégueulasse, la journée s’était déroulée sans accroc notable quand soudain…

La_chute_au_rond-point__incroyable_photo_du_Britannique_Chris_Auld_.jpg SPLASH ! BOUM ! BIM ! PAF ! Le strike ! Le Katusha en 3e position du peloton a glissé à la sortie d’un rond-point mal fichu, se transformant ainsi en boule lancée dans un jeu de quilles. Cet empilement de coureurs a eu des conséquences immédiates sur la fin de l’étape mais pourrait surtout en avoir à moyen terme si certains leaders ou équipiers directement concernés devaient en garder des séquelles.

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samedi 1 juillet 2017

Départ(s) en cascades. (TdF 2017, E1)

Je ne serai jamais fan des départs à l’étranger. Que le Tour de France fasse un détour par un pays voisin de la France, pas de souci. Lancer l’épreuve une fois de temps en temps d’une de ces contrées pas très éloignées, d’accord. Là, c’est un peu trop souvent (9 fois sur les 14 dernières éditions sans compter Monaco). Le public a répondu présent malgré la pluie ? Heureusement ! Si en plus ça n’attirait pas le public…

Il est toutefois malheureux de constater que des concurrents censés jouer un rôle majeur lors de ce Tour de France ne verront même pas la France. Victimes d’un des rares pièges d’un court parcours détrempé, ils ont vu leur mois de juillet se terminer le 1er juillet en Allemagne. J'ai presque envie de dire que le ciel – le Sky – leur est tombé sur la tête. D’autres vont pouvoir continuer mais sont bien amochés. La carrière de cycliste se confond trop souvent avec celle de cascadeur...

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samedi 23 juillet 2016

Ion, électron libre. (TdF 2016, E20)

logo_TdF_2016.jpg Est-il juste d’évoquer une déception ? Pas de mon point de vue, dans la mesure où il n’y avait presque rien à attendre de la 20e étape du Tour de France.

Trop de conditions défavorables étaient réunies, elles ont empêché le développement d’une course de mouvement intéressante à l’image de celle de vendredi. Par conséquent, on en est revenu au niveau d’ennui habituel lors de cette édition.






Une étape qui se termine par une descente, a fortiori difficile, est rarement propice aux attaques entre leaders. Le seul qui aurait pu tenter un coup était Romain Bardet (ALM) mais dans sa situation, pourquoi attaquer ? Il devait défendre sa 2e place faute de pouvoir espérer déloger Chris Froome (SKY) de la première. Les suivants au classement général étaient plus tétanisés par la peur de tout perdre que motivés par une toute petite chance de progresser dans la hiérarchie, ceci malgré des écarts infimes. Si certains espéraient la pluie pour redistribuer les cartes, les averses ont en réalité eu pour effet indésirable de freiner tous les leaders.

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mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

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dimanche 17 juillet 2016

Le Bol du Grand Colombien. (TdF 2016, E15)

logo_TdF_2016.jpg Il n’était pas le plus fort aujourd’hui, mais il a gagné. Le Colombien Jarlinson Pantano (IAM) a été malin, opportuniste, il a su faire la différence sur ses points forts sans trop se disperser. Et a du bol. Qu’un Colombien ait du bol dans le Col du Grand Colombier est assez fascinant, non ?








En évoquant la chance dont il a bénéficié, je présente mal la situation. En réalité, il faudrait évoquer le manque de chance de l’homme fort du jour, qui aurait très probablement apporté au peloton français son premier succès sur le Tour de France 2016 sans un ennui mécanique désastreux subi lors de la première descente du Grand Colombier. D’où une étape encore très frustrante. Pourtant, chose rare cette année, on ne s’est pas ennuyé malgré la passivité extrême devenue la norme au sein du groupe des leaders. Quand l’arrivée est jugée dans la vallée, les cols ne servent strictement à rien.

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vendredi 15 juillet 2016

Le jour d’après. (TdF 2016, E13)

logo_TdF_2016.jpg En temps normal, les contre-la-montre ne suscitent pas chez moi une folle passion. Faute de suspense concernant la victoire d’étape ou le classement général, le premier effort individuel chronométré de ce Tour de France ne vendrait pas de rêve. Compte tenu des événements dramatiques survenus à Nice, le cœur n’y était vraiment pas.

Un jour normal, j’aurais pu titrer « la promenade de l’Anglais » car à l’évidence, Chris Froome (SKY) allait prendre le large au classement général. Seulement, il ne s’agit pas d’un jour normal. Il s’agit d’un jour d’après. On ne pourra jamais – et on ne doit pas – s’habituer à cette manifestation de la folie d’individus fanatisés. Pour rester insensible à un massacre comme celui dont ont été victimes des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur la Promenade des Anglais, il faudrait être comme ces terroristes, n’avoir plus en soi la moindre once d’humanité.

Forcément, personne n’avait le cœur à la fête, les coureurs ont peu dormi, ceux qui n’avait pas connaissance du drame ont été assommés par la nouvelle dès leur réveil. La course a tout de même eu lieu. On ne peut s’arrêter de vivre et aller se cacher ad vitam æternam dans des caves parce que des cinglés veulent nous imposer leurs règles. Les gars ont disputé le chrono parce que c’est leur métier.

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mardi 12 juillet 2016

L’effort avec les forts. (TdF 2016, E10)

logo_TdF_2016.jpg Difficile de se régaler lors d’une étape de transition du Tour de France. Ceci dit, après une première semaine particulièrement indigeste, on pouvait craindre pire. C’était même plutôt intéressant, voire sympathique.

Comment expliquer ce regain de spectacle ? 2 mots suffisent, un prénom et un nom : Peter Sagan (TNK). Quand le champion du monde se décide à animer une étape, les risques d’ennui diminuent fortement. S’il est suivi ou accompagné par une flopée de coureurs de catégorie supérieure, le gratin sur ce genre de tracés, c’est l’assurance d’assister à une belle baston pour lever les bras à l’arrivée.

Merci Peter, sans toi, on se ferait bien chi*r !

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dimanche 10 juillet 2016

Aveu de faiblesse ? (TdF 2016, E9)

logo_TdF_2016.jpg Et si le maillot jaune était en train de bluffer tout le peloton ? J’ai bien l’impression que tout le monde se laisse avoir par une belle partie de poker menteur jouée par Sky. Personne n’ose réellement bouger, par conséquent la course déçoit énormément. Le suspense concernant l’identité du futur Tour de France demeure à l’issue de la première semaine, chose devenue inhabituelle depuis quelques années. Si le prix de ce suspense est un ennui profond et persistant, mort au suspense !

Sincèrement, si Chris Froome (SKY) est si fort qu’il essaie de le faire penser, pourquoi a-t-il pris tant de risques dans une descente pour gratter quelques secondes à ses concurrents lors de la 2e étape du triptyque des Pyrénées ? Pourquoi son équipe a-t-elle laissé une échappée prendre largement assez d’avance pour remporter l’étape du jour ? Pourquoi n’a-t-il quasiment pas attaqué pour prendre le large à l’occasion de la première arrivée au sommet du Tour 2016 ?

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samedi 18 juillet 2015

À Mende amers. (TdF 2015, E14)

Tour_de_France_2015.jpg Hier, j’ai été mal inspiré d’évoquer les losers avant la Lozère. Car en réalité, la plus belle démonstration de loose de ce Tour de France 2015 s’est produite aujourd’hui, en Lozère, à Mende, où, 2 Français ont réussi à ne pas gagner alors que tout le travail était fait. C'était dans la poche, il suffisait de ne pas commettre l’erreur tactique évidente pour se disputer la victoire en duel. Bien sûr, ils ont commis la boulette.

Peut-être Romain Bardet (ALM) et Thibaut Pinot (FDJ) ont-ils été inspiré par la visite de François Hollande, Président de la République qui a presque rajouté loose comme 4e partie de la devise de la France : liberté, égalité, fraternité, loose. Les rivaux/amis du cyclisme tricolore n’auraient jamais dû se regarder après avoir, croyait-on, distancé tous leurs adversaires étrangers dans la célèbre montée qui précède de quelques centaines de mètres la ligne d’arrivée de cette étape archi-classique du Tour. Cette fin d’étape, tout le monde la connaît ! Comment peut-on se faire piéger aussi bêtement ? Je vais avoir du mal à m’en remettre.

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jeudi 16 juillet 2015

Eau bénite. (TdF 2015, E12)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme sur route est une discipline extrêmement difficile. Le Tour de France fait grimper la difficulté à son paroxysme par sa durée, son tracé et le niveau des participants. Il s’agit d’une des épreuves sportives les plus éprouvantes au monde. Surtout quand la météo s’emmêle.

Le Tour, c’est un peu comme si Rolland Garros durait 3 semaines et qu’il fallait jouer presque tous les jours un match en 5 sets contre un joueur du top 100 pour atteindre la finale. En pleine canicule, avec un soleil de plomb, ça peut rapidement devenir un calvaire. Subir un orage deviendrait alors presque le plus beau jour de votre vie. Enfin un peu de fraicheur ! Faites pleuvoir un bon coup sur une pelouse desséchée, elle reverdira très vite. Les grimpeurs français semblent fonctionner de la même façon, un bon orage leur a redonné vie.

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mercredi 15 juillet 2015

Rafal devant. (TdF 2015, E11)

Tour_de_France_2015.jpg De manière générale, on peut classer les étapes de montage du Tour de France en 2 catégories : celles dont le profil permet une grosse bagarre entre leaders, et celles où celle bagarre est très improbable car la dernière difficulté est trop loin de l’arrivée.

Seulement, pour une fois, on était un peu entre les deux, car après avoir franchi 2 gros cols, les coureurs dévalaient une longue descente, puis ils finissaient par une petite montée de 3e catégorie. On pouvait donc perdre quelques leaders dans une ascension, voire dans une descente, ou en voir un petit nombre couiner dans la dernière côte à cause de la fatigue accumulée, mais il ne pouvait s’agir que d’une course par élimination. Il fallait compter sur des défaillances, pas sur des attaques… sauf pour la victoire d’étape, promise à un baroudeur-grimpeur. On pouvait même deviner le vainqueur du jour (je l’avais joué).

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mardi 14 juillet 2015

Un désastreux remake… (TdF 2015, E10)

Tour_de_France_2015.jpg Le cyclisme avait-il réellement besoin de ça ? Les amateurs de ce sport très difficile ont tous été frappés d’assister à un remake d’une sale époque, celle dominée par GrosBras, le parrain du peloton, et son équipe d’escrocs professionnels. Sky, c’est l’US Postal 2.0. On aurait aimé ne jamais revoir ce spectacle sur le Tour de France.

La méthode est la même, la manière est la même, le résultat est le même, l’impression est la même, les questions sont les mêmes. Les réponses sont-elles les mêmes ? Peut-être. Nous le saurons probablement un jour.

Voir un homme écraser le Tour dès la première ascension en mettant en route son faisant cadenasser l’étape par une équipe de mutants, on ne l’a que trop vu. Idem concernant le coup de l’équipier qui s’est mis à la planche, finit par laisser partir son patron, mais revient ensuite prendre la 2e place en mangeant le seul cador qui avait pu limiter les dégâts. Chris Froome a tout copié sur GrosBras, jusqu’à la scène de cinéma pour faire croire qu’il n’était pas au top avant de démolir le suspense en humiliant ses adversaires. L’accélération inhumaine du Britannique a fait naître un malaise, les performances de Richie Porte et de Geraint Thomas (pistard) l’alimentent. Ce remake des pires années du cyclisme est désastreux pour son image.

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dimanche 12 juillet 2015

Mécanique de précision. (TdF 2015, E9)

Tour_de_France_2015.jpg Les coureurs ont donc presque effectué un demi-Tour. Techniquement, on n’y est pas encore car 9 étapes sur 21 et a fortiori 9 jours sur 23, ce n’est pas la moitié. Mais cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de concevoir un millefeuille version cyclisme. De ce point de vue, on est en plein milieu.

Après la première couche feuilletée (le chrono individuel), on a déposé la première couche de crème (les classique et étapes pour sprinteur). Il était donc temps de mettre la seconde couche feuilletée (le chrono par équipes), puis ce sera la seconde couche de crème (copieuse : Pyrénées, transition accidentée et Alpes), et enfin la parade sur les Champs Elysées. Le feuilleté (le chrono), c’est très technique, on peut le rater. Comme on pouvait déjà se rater sans les pièges de la première semaine.

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samedi 11 juillet 2015

Au pied du Mûr. (TdF 2015, E8)

Tour_de_France_2015.jpg Enfin ! On commençait à se faire du souci pour le cyclisme français, à la peine depuis le début de sa grande épreuve, le Tour de France. Le compteur est enfin débloqué. Il était temps, les tricolores étaient au pied du mur, ils ne lui ont pas tourné le dos, ils l’ont gravi.

Le vainqueur du jour adore faire le mur, il a cette fois eu l’aide involontaire du maillot jaune, qui lui a fait la courte échelle en tentant de secouer le cocotier et/ou de montrer les muscles. Qui était le plus fort ? Je ne sais pas. Qui a été le plus intelligent ? Le vainqueur. Pour gagner, il faut la tête et les jambes.

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mardi 7 juillet 2015

Eole bat le pavé. (TdF 2015, E4)

Tour_de_France_2015.jpg Bien cabossés par l’étape de la veille, les coureurs du Tour de France ont dû disputer la 4e étape sur une route aussi cabossée qu’eux, car pavée. Du moins en partie pavée.

L’idée des organisateurs du Tour est que pour remporter l’épreuve, il faut être complet, savoir se débrouiller sur tous les terrains possible dans le cyclisme sur route. Certains terrains sont en principe plus favorables à certains qu’à d’autres. On était en droit d’attendre une énorme course de mouvement avec des gagnants et des perdants. Un petit grimpeur colombien, un ancien vététiste italien, un Espagnol peu friand des classiques ardennaises, un Britannique né au Kenya qui n’a pas l’expérience des pavés… Allaient-ils surprendre positivement ? Subir ? Etre piégés par les circonstances de course ? Piéger leurs concurrents ?

L’excitation a été balayée par le vent. Ces espoirs légitimes de feu d’artifice sont partis en poussière. Eole a fait perdre presque tout leur intérêt aux pavés. Eole a donc battu le pavé.

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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dimanche 27 juillet 2014

Dernières lignes droites. (TdF 2014, 19-FIN)

Tour de France Bien sûr, certains vous parlerons des absents, de circonstances de courses favorables. Je vais être cash. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?

Les gars qui n’ont pas voulu venir n’avaient à se pointer, rien ne dit qu’ils auraient fait mieux. Ceux qui ont vu le bitume de très près et ont fini dans la voiture du directeur sportif adjoint ou dans une ambulance n’avaient qu’à être plus concentrés, mieux placés, à prendre moins de risques. Rien n’arrive totalement par hasard ou malchance. Ils sont 164 à avoir vu les Champs-Elysées, honneur à eux, tant pis pour les autres !

17 ans après Virenque – à une époque où le Tour de France était un concours de médecins véreux – le cyclisme français a de nouveau réussi à placer un de ses représentants sur le podium du classement général de l’épreuve la plus emblématique et mythique de ce sport. Mieux, il en a placé 2 d’un coup ! Et un seul, malade, a abandonné au cours de ces 3 semaines, les 43 autres sont allés au bout.

Vive le Tour ! Vive la France !

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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lundi 21 juillet 2014

La loi du plus fort. (TdF 2014, 13-15)

Tour de France La loi du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure. Car on le constate sur le Tour de France 2014.

Les 2 premières semaines de cette édition ont été dominées par un homme. Depuis la 2e journée il a lâché une seule fois le maillot jaune, ça a duré 24 heures. A l’arrivée, il a terminé 6 fois sur 15 parmi les 3 premiers (dont 3 victoires d’étapes), 13 fois sur 15 parmi les 30 premiers… pour une 34e place (1ère étape) et une… 31e (15e étape). Le garçon est au-dessus du lot, il fait respecter sa loi en montagne. C’est la loi du plus fort. Dans les Alpes, il a fait ce qu’il a voulu.

Mais sur le plat aussi la loi du plus fort s’applique. Bien sûr, les rapports de force peuvent évoluer entre eux, mais à la fin, les sprinteurs se partagent toujours le gâteau quand ils jouent sur leur terrain.

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jeudi 17 juillet 2014

Les plus forts ? Pas les verts ! (TdF 2014, 11-12)

Tour de France La transition entre les Vosges et les Alpes a été marquée par une belle victoire française, mais aussi par de nouveaux échecs de l’homme vert. Peter Sagan (CAN) est presque toujours placé, jamais vainqueur. Après avoir été une nouvelle fois piégé par sa réputation et par sa trop grande envie de l’emporter, il a encore fini 2e à Saint-Etienne, le pays des Verts. Tactiquement, ces 2 journées ont été très intéressantes. Les Europcar – aussi en vert – ont aussi manqué de réussite, mais au moins ils ont tenté des choses, contrairement à beaucoup d’autres, et notamment à un lâcheur. Fabian Cancellara (TFR) s’est tiré lors de la journée de repos, il est rentré en Suisse (ça ne lui a pas fait trop de chemin) car il veut se préparer pour les championnats du monde sur route. Ça en dit long sur les intentions de son équipe, déjà privée d’Andy Schleck.

En faisant ce choix, il a évité les journées les plus chaudes de ce Tour. En effet, après la pluie, très propice à Vincenzo Nibali (AST), le peloton a dû affronter des températures comprises entre 29 et 35°C. Dur !

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