Mot-clé - Vasil Kiryienka

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lundi 3 juillet 2017

Déchaussez, c’est gagné ! (TdF 2017, E3)

Combler un écart, temporiser en tête d’un peloton affamé, déchausser, prendre le temps de bien réenclencher le pied sur la pédale, remettre une accélération, larguer tout le monde, gagner l’étape, esquisser une petite danse une fois la ligne d’arrivée franchie. Tout Peter Sagan (BOH) est résumé dans cette fin d’étape.

Le Tour de France est rentré à la maison, il a enfin pénétré en France, et comme par hasard, le soleil a décidé de se pointer après 2 jours dégueulasses en Allemagne et en Belgique (d’où s’élançait la 3e étape avant de passer au Luxembourg). Les coureurs ont passé plus de 5 heures sur des routes rarement plates, souvent balayées par du vent défavorable, il y a eu du mouvement, des chutes, et au final… le favori a fait le show. On ne se lasse pas des grands classiques.

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samedi 1 juillet 2017

Départ(s) en cascades. (TdF 2017, E1)

Je ne serai jamais fan des départs à l’étranger. Que le Tour de France fasse un détour par un pays voisin de la France, pas de souci. Lancer l’épreuve une fois de temps en temps d’une de ces contrées pas très éloignées, d’accord. Là, c’est un peu trop souvent (9 fois sur les 14 dernières éditions sans compter Monaco). Le public a répondu présent malgré la pluie ? Heureusement ! Si en plus ça n’attirait pas le public…

Il est toutefois malheureux de constater que des concurrents censés jouer un rôle majeur lors de ce Tour de France ne verront même pas la France. Victimes d’un des rares pièges d’un court parcours détrempé, ils ont vu leur mois de juillet se terminer le 1er juillet en Allemagne. J'ai presque envie de dire que le ciel – le Sky – leur est tombé sur la tête. D’autres vont pouvoir continuer mais sont bien amochés. La carrière de cycliste se confond trop souvent avec celle de cascadeur...

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jeudi 24 juillet 2014

Le meilleur des Pyrénées. (TdF 2014, 16-18)

Tour de France Le Tour de France 2014 a été pensé de façon assez originale. Pas de prologue, une 2e étape accidenté, des pavés au bout de 5 jours de course, des difficultés près de l’arrivée 2 jours de suite, une traversée des Vosges assez longue, et pour finir les 2 premières semaines, une version condensée des Alpes. Il était alors temps d’aborder le gros morceau : les Pyrénées.

Avec 3 étapes pyrénéennes dont 2 arrivées au sommet, une très longue et 2 aussi denses que courtes, les coureurs avaient de quoi faire. Si le peloton français a échoué dans sa quête de victoire(s), il a su régaler son public par ses prises d’initiatives et son niveau général. Pour la première fois depuis 1997, époque du dopage roi, un Français montera sur le podium de la plus grande course du monde. Peut-être même 2. Or le Tour 1997 est le premier que j’ai vraiment suivi. C’est vous dire si le fan de sport que je suis est heureux. Et d’autant plus heureux en regardant tous les jours des cyclistes réaliser des performances humaines. Pendant de trop nombreuses années mon détecteur de chaudières sonnait en regardant les GrosBras, les Ulrich, les Rasmussen, les Ricco, les Vinokourov, les Landis, les Hamilton, les Hincapie, les Leipheimer, les Botero, les Contador, et bien plus encore. S’il reste probablement des tricheurs, si 2 ou 3 gars me font une drôle d’impression, dans l’ensemble on s’en rend bien compte, le cyclisme a changé, on voit des défaillances et quand un gars explose, le lendemain il continue à avancer moins vite que les motos !

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samedi 6 juillet 2013

Un air de déjà-vu. (TdF13, E8)

Tour de France, la 100e édition Si l’équipe Sky voulait éviter les questions concernant le dopage, il fallait adopter une autre tactique de course. Chris Froome a décidé d’assommer la concurrence en nous rappelant au passage de très mauvais souvenir, ceux d’une époque pas si lointaine où le doute s’était transformé en certitude à force d’assister aux mêmes scènes surnaturelles.

Etape après étape, Tour de France après Tour de France, un individu détestable a systématiquement démonté chacun de ses concurrents dès la première arrivée au sommet. Il tuait le suspense et tuait le cyclisme, les suivants, pour la plupart dopés mais de façon moins efficace faute de disposer de la même logistique et des mêmes protections, se mettaient alors immédiatement à courir pour la 2e place. Cette mascarade a duré 6 ans et 1 mois, soit 7 des 99 précédentes éditions de la Grande Boucle.

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mercredi 18 juillet 2012

L’histoire se répète. (TdF, E16)

Et oui, l’histoire se répète sur ce Tour de France 2012. Nouvelle journée de repos, encore une affaire de dopage. Le lendemain, nouvelle étape de montagne, nouvelle victoire de Thomas Voeckler (Europcar), comme le mercredi précédent à Bellegarde-sur-Valserine.

L’impression de déjà-vu est forte.
Encore une fois le coureur français le plus populaire du moment a gagné à Bagnères-de-Luchon, comme il y a 2 ans au même endroit, l’année où Pierrick Fédrigo (FDJ) avait gagné à Pau… comme il y a 2 jours. Il est parti avec le même équipier qu’une semaine auparavant, a fini l’étape avec le même triplé (victoire+maillot à pois+prix du combatif du jour), et a encore réussi son exploit sans être monté sur le vélo pendant la journée de repos (la chose à ne surtout pas faire selon 99% des cyclistes, entraîneur, directeurs sportifs).

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jeudi 12 juillet 2012

Un mutant et des hommes. (TdF 2012, E11)

Mais qui est ce Chris Froome ? Le premier lieutenant de Bradley Wiggins au sein de l’équipe Sky semble être… le coureur le plus fort du Tour de France 2012. Pourtant il est contrait de rester dans une position de valet d’un patron qui… n’a aucune légitimité pour être son boss. Le Kenyan devenu britannique a encore réalisé un numéro improbable dans la grande étape des Alpes.

Pierre Rolland (Europcar) a été formidable, il a remporté l’étape de belle manière en se créant une réputation de roi des stations alpines, ça fait 2 fois qu’il remporte la plus prestigieuse étape des Alpes après son magnifique succès à l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’est inspiré de son "patron" et modèle, vainqueur 24h plus tôt d’une autre très belle étape, Europcar a totalement réussi son Tour de France. Pourtant l’image du jour est celle de Froome lâchant le maillot jaune avant de se garer pour l’attendre, comme ordonné dans l’oreillette. Ce Froome, qui semblait enfin dans le dur, a retrouvé toutes ses forces en restant quelques poignées de secondes dans les roues du petit groupe maillot jaune. Je me suis même demandé s’il ne serait pas descendu à sa voiture pour changer ses piles. Ce type est un mutant, il a débarqué d’on ne sait où il y a moins d’un an. C’est flippant.

On va maintenant revenir dans le détail sur cette étape disputée par beau temps.

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dimanche 8 juillet 2012

Joyeuse fête ! (TdF 2012, E8)

Une étape courte constituée tout du long d’un enchaînement de difficultés. Enfin une belle course ? Non… Pas une belle course, une course magnifique, enthousiasmante, formidable, pleine de suspense, de rebondissements… avec en prime une grande joie à l’arrivée. Le Tour de France 2012 est ENFIN lancé !

Ils étaient 179 coureurs au départ (un Allemand n’est pas parti), 2 de moins 4h à 4h20 plus tard quand la voiture-balai a franchi la ligne d’arrivée. Les rescapés venaient de parcourir une étape en forme de peigne ou de montagnes russes – un peu de plat au début et à la fin, que des montées et des descentes entre-temps – tracée à cheval sur la France et la Suisse. Pas moins de 7 difficultés répertoriées avaient été mises au programme du jour – de plus en plus dures, d’abord une 4e catégorie, puis une de 3e, puis 4 de 2e et une dernière en 1ère catégorie – pour permettre aux courageux et aux hommes forts d’animer une course assez courte donc plus nerveuse. Ils en ont profité. On ne pouvait espérer mieux, surtout un dimanche, surtout le jour de la Saint-Thibaut.

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