Mot-clé - Velimir Stjepanovic

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jeudi 19 mai 2016

La Hongrie… rit. (ChE natation J4 S2)

ChE_natation_2016.jpg La Hongrie ? L’autre pays de la natation

C’est impressionnant ! 7 finales avaient lieu lors de la 4e journée des Championnats d’Europe organisés à Londres. Les Britanniques sont très présents sur les podiums, pourtant la Hongrie a pris la tête du tableau des médailles au terme de cette folle session au cours de laquelle ses représentants ont décroché 7 breloques dont 4 titres, soit plus en moins de 2 heures que l’équipe de France – dans une configuration particulière – en 4 jours.

Voici le bilan de Laszo Cseh, Katinka Hosszu et de leurs coéquipiers lors de ces finales. Dans l’ordre : or, or, aucun finaliste, argent, or et bronze, argent, or. Normalement, là, je suis censé ajouter « Hongrois rêver ! » mais cette blague éculée est d’une lourdeur infinie…

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Tout est bien qui finit... mal. (ChE natation J4 S1)

ChE_natation_2016.jpg Cette 4e journée des Championnats d’Europe de natation s’annonçait beaucoup plus copieuse que la précédente, ceci dès le matin. Le bilan de l’équipe de France a failli être excellent à l’issue des séries. Failli. Car ça s’est très mal fini.

Vraiment, tout s’était bien passé, les 5 nageurs au départ des courses individuelles ont tous réussi une performance permettant d’entrer en demi-finales, le seul éliminé l’a été à cause de la règle du maximum 2 par pays après les séries. Le programme se terminait par un relais, les filles devaient composer malgré les absences, la composition laissait présager quelques difficultés, malgré tout ça devait passer. Tout s’est effondré en quelques mètres pour quelques centimètres.

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mercredi 18 mai 2016

Le quart d'heure de folie. (ChE natation J3 S2)

Les Championnats d’Europe sont l’événement majeur des années paires non-olympiques. Quand ils précèdent de quelques semaines les JO, ils sont plus vus comme une compétition de travail. C’est le cas pour l’équipe de France, mais pas pour toutes les équipes. Les Italiens et les Hongrois y voient une bonne occasion de garnir leur palmarès et d’envoyer des messages à la concurrence étrangère. D’où, parfois, un exploit.

La session a débuté par une finale très longue pour s’achever par des demi-finales très courtes. La finale d’ouverture s’est avéré être le clou du spectacle parce que de ce côté de la Manche, ils ne font rien comme tout le monde ! Bonne chance aux nageurs et nageuses qui voudraient réussir une performance de plus grande valeur lors de ces championnats que celle réalisée sur 1500m NL, il leur faudra battre un record du monde, voire même en pulvériser un.

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lundi 16 mai 2016

Plot de départ vers Rio. (ChE natation J1 S1)

ChE_natation_2016.jpg On serait tenté de dire que l’été olympique commence réellement maintenant, à 81 jours de la cérémonie d’ouverture des JO de Rio. Pour se faire, quoi de mieux qu’un retour dans la piscine des JO de Londres ?

En 2012, c’est aux Championnats d’Europe de natation que tout avait commencé pour l’équipe de France. Le relais 4x100m NL y avait lancé sa dynamique en réussissant enfin à décrocher l’or après des années de frustration. On se souvient aussi de 2004 à Madrid et de 2008 à Eindhoven qui annonçaient les belles performances vues ensuite à Athènes et à Pékin. Bien sûr, s’agissant d’un objectif secondaire, voire d’une simple compétition de travail pour les meilleurs, mais d’un véritable objectif pour d’autres, l’état de forme varie donc énormément entre les nageurs. Tout le monde n’est pas dans le même cycle de travail, on peut avoir dans la même course des concurrents affutés et d’autres pas du tout. Il semble même que quelques nations aient choisi de faire leurs sélections olympiques à l’occasion de ces championnats.

En outre, certains nageurs choisissent de faire l’impasse ou de se ménager un programme allégé, seuls leurs résultats aux JO diront s’ils ont eu raison, car avec ou sans eux, il y a des titres à prendre.

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lundi 3 août 2015

Le battement d’ailes du papillonneur. (ChM natation, J2, S2)

Kazan_2015.jpg Il l’attendait. Florent Manaudou a déployé ses grands bras tel un papillon mutant pour remporter son premier titre mondial individuel en grand bassin après ses 2 titres collectifs au sein du relais 4x100m en 2013 et… lors de la première journée de ces Championnats du monde de natation.

Et dire que le 50m papillon était plus une mise en jambes avant son objectif réel, le 50m nage libre, dont il est devenu champion olympique, puis champion de France en petit bassin, puis champion d’Europe en petit bassin, puis champion de France en grand bassin, puis champion d’Europe en grand bassin, puis champion du monde en petit bassin… Je crois que l’ordre est bon. Tout ça pour dire qu’il est à Kazan pour avoir été champion de tout au moins une fois, à l’image de Renaud Lavillenie au saut à la perche, il ne lui manque que le titre mondial en configuration olympique (en plein air pour l’athlé, en bassin de 50m pour la natation), il ira à Pékin dans quelques jours pour compléter la collection. En attendant, montrer sa force sur le 50 pap’ ne pouvait faire de mal. Le message envoyé à ses concurrents est clair.

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Eau trouble. (ChM natation, J2, S1)

Kazan_2015.jpg Je suis stupéfait. Stupéfait de constater qu’en natation, tout passe crème.

Quand, lors d’une session matinale des Championnats du monde, je vois Yuliya Efimova, Jessica Hardy et Sun Yang démonter la piscine alors qu’ils reviennent de suspension (16 mois pour la Russe, histoire de lui permettre de disputer les Mondiaux dans son pays, je crois même que ça a encore été réduit par la suite, à Kazan, Hardy est revenue il y a un peu plus longtemps), ça me pique les yeux.

Quand ensuite je vois Katie Ledecky battre son propre record du monde de natation du 1500m NL dès les séries en ne pensant pas une seconde à s’économiser malgré un programme extrêmement chargé, comme Katinka Hosszu, qui envoie tout chaque jour dès le matin, je me dis qu’il y a un problème. Ne sont-elles jamais fatiguées ? Dans quel but agissent-elles ainsi ? La Hongroise ne cache pas qu’elle court après l’argent, ce n’est pas le cas de la jeune Américaine, qui ne peut toucher la moindre prime – y compris les primes de records du monde – car elle veut pouvoir entrer dans le système NCAA qui interdit de toucher le moindre dollar avant la sortie de l’université.

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