Mot-clé - Vincent Kriechmayr

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samedi 27 février 2016

Super-O.

Samedi était jour de super-G pour la Coupe du monde de ski alpin. Les femmes en Andorre, les hommes en Autriche. Dans les 2 cas, les conditions – diamétralement opposées – ont donné lieu à des surprises. Enormes chez les femmes. Il fallait être Super-Opportuniste. Avoir un dossard entre 4 et 12 aidait énormément, restait à savoir en tirer profit.

Cette journée restera aussi comme celle de la mort du suspense concernant le classement général. Partie pour gagner la course ou au moins pour en prendre la tête, Lindsey Vonn a chuté, elle a été évacuée sur civière, son genou semble avoir lâché. Dès lors, fin du suspense, son duel avec Lara Gut pour le gros globe est terminé. Chez les hommes, Marcel Hirscher a pris la 3e place, soit 60 points de plus qu’Henrik Kristoffersen, qui n’a pas disputé la course. L’écart est désormais trop important pour raisonnablement imaginer un revirement de situation.

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samedi 23 janvier 2016

Strike on Streif.

Marcel Hirscher est le grand gagnant de la descente de Kitzbühel. Pourtant, il n’a pas mis les skis sur la Streif, le super-G lui a suffi. L’Autrichien est le grand vainqueur du jour en raison du violent accident subi par Aksel Lund Svindal, une des victimes du jour de la descente la plus prisée du circuit. La plus dangereuse aussi.

Le bilan de cette épreuve est catastrophique, assez honteux pour le ski alpin. Il fallait avoir un dossard compris entre 1 et 4, entre 10 et 14, entre 26 et 30 ou… supérieur au 30. Car après le 30, on ne prenait pas le départ. La course a en effet été arrêtée à ce moment très officiellement «pour raisons de sécurité» (malgré une visibilité qui s'améliorait), les résultats étant tout de même entérinés. On a poussé jusqu’au 30 uniquement dans ce but, car 50% des engagés doivent avoir été lancés pour valider les résultats.

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samedi 19 décembre 2015

Guillermo toujours plus haut !

Guillermo Fayed n’étonne plus personne, il a habitué tout le monde à se placer toujours plus haut au classement des différentes descentes auxquelles il prend part. 5e pour finir la saison passée, 4e pour débuter la nouvelle à Lake Louise, puis 3e une semaine plus tard à Beaver Creek, il a enchaîné ce samedi à Val Gardena en allant chercher les Norvégiens sur un terrain où ils semblaient dominer sans partage.

  • Descente masculine de Val Gardena (samedi 19 décembre 2015).

La course a été lancée à 12h15 dans de relativement bonnes conditions compte tenu du manque de neige qui faisait fortement ressentir le relief de la piste. Le principal souci était le manque de lumière par endroits. Suite à leur triomphe en super-G avec ce triplé presque déprimant – pour la concurrence – il était facile d’identifier les favoris, il s’agissait évidemment des Norvégiens. D’autant plus facile que dans ces conditions il allait y avoir très peu de place pour les surprises, les meilleurs allaient forcément être devant.

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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