dimanche 27 novembre 2016

En queue de poisson.

Que c’est moche d’abandonner lors d’un championnat du monde de boxe… Probablement s’agissait-il de la décision la plus sage, la plus lucide, mais quand elle résulte simplement d’un découragement, il y a malaise. Difficile d’accepter une telle fin. Surtout pour une affiche évoquée comme probable candidate au titre de combat de l’année…

En l’espace de quelques heures, on a eu 2 fois le même cas de figure, ou presque. Dans le premier cas, la différence physique était trop importante, la différence de qualité aussi, le challenger prenait une leçon au moment où il a abandonné après avoir passé son temps à défendre, il a lui-même mis fin à son calvaire après le 2nd knock-down subi en début de 8e reprise. Rapidement blessé à l’œil, nettement dominé, il a bien compris qu’il ne pourrait pas arriver jusqu’à la cloche sans se faire défoncer. Dans l’autre cas, on a assisté à un abandon à l’appel du 8e round après 6 ou 7 reprises perdues dont une 7e aux allures de véritable correction, mais il n’y avait pas de blessure, juste le sentiment de ne pas pouvoir gagner contre un garçon trop fort. Ce choix totalement volontaire serait compréhensible de la part d’un boxeur quelconque, il a du mal à passer quand le challenger fait partie de la catégorie des cadors invaincus distributeurs de KOs…

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dimanche 20 novembre 2016

Un Pay-Per-View sous-vendu.

Deux des plus gros cadors actuels de la boxe acceptent de s’affronter… et on a l’impression que tout le monde s’en fout ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

Sergey Kovalev (30-0-1, 26 KO) et Andre Ward (30-0-0, 15KO) s’affrontaient cette nuit à Las Vegas pour les titres WBA, WBO et IBF et des poids mi-lourds. Il s’agissait du main event d’un PPV d’HBO. Pourtant, on annonçait des ventes assez basses pour ce PPV, les produits dérivés n’ont pas marché, la soirée est presque passée inaperçue par rapport à ce qu’on connait avec "Canelo" Alvarez ou ce dont on avait l’habitude avec l’escroc Mayweather. Un combat entre des boxeurs classés par tous les spécialistes dans le top 5 pound for pound (toutes catégories confondues) du moment mérite autre chose que de l’indifférence, non ? C’est rarissime en cette ère de l'évitement.

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dimanche 6 novembre 2016

Pêches jaunes.

Cette nuit avait lieu une très grosse réunion de boxe anglaise au Thomas & Mack Center de Las Vegas. Si le main event concernait Manny Pacquiao, qui avait pourtant annoncé sa décision de prendre sa retraite à l’issue de sa dernière sortie, les 4 combats de la soirée étaient tous sanctionnés par des championnats du monde WBO. Ils avaient en commun d’avoir tous à l’affiche au moins un combattant asiatique.

Un Chinois contre un Thaïlandais pour commencer, puis un Philippin contre un Américain, un Japonais contre un Mexicain, et enfin "Pacman" – le Philippin le plus connu au monde – contre un  Américano-mexicain. J’ai galéré pour trouver un titre mettant en exergue la forte représentation asiatique… Ça donne pêches (=coups de poing) jaunes (désolé^^).

Pas de surprise, on a eu de la belle boxe, ça valait le coup d’être regardé. Comme il n’y avait que des championnats du monde, Michael Buffer a eu beaucoup de travail.

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dimanche 18 septembre 2016

Dans le short du boxeur.

Comme vous pouvez le constater sur le blog où je vous propose de regarder/revoir régulièrement des combats, j’aime la boxe. Par conséquent, après avoir eu droit la semaine dernière à un super combo Triple G+"Chocolatito", je ne pouvais manquer le PPV de Saul "Canelo" Alvarez la nuit dernière, même si mon respect pour le roux mexicain s’est évaporé au moment où il a subi une ablation des cojones… Son refus d’affronter Golovkin – par peur de la bran-bran – est affligeante, la façon de procéder l’est encore plus.

Toutefois, il y en a une sacrée paire dans le short des 3 autres boxeurs impliqués dans les 2 grands combats dont traite ce post. Ils n’ont pas eu peur de relever un véritable défi.

Quand on est fan de boxe, en général on galère pour voir les meilleurs combats. Ils ont généralement lieu la nuit ou sont diffusés sur des chaînes payantes… quand ils sont diffusés en France. Bien souvent, il arrive même que ces difficultés s’additionnent avec des horaires et des canaux de diffusion repoussants. C’est là qu’intervient la chaîne L’Equipe, dont la boxe anglaise est un des produits d’appel au même titre que le cyclisme, le kickboxing, la pétanque, le biathlon, le volley, certains sports extrêmes ou freestyle (principalement du snowboard et du ski acrobatique), le triathlon, diverses disciplines de sports mécaniques, le hockey sur glace et le football qui ne coûte pas cher… Une semaine après la soirée londonienne de Golovkin, un des super cadors mondiaux, on a eu droit gratuitement à un championnat du monde pas forcément des plus attirants sur le papier mais qui valait vraiment le coup d’œil.

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dimanche 10 avril 2016

L’authentique et l’artificiel.

En boxe, il y a les grands champions qui vont au charbon, n’ont pas peur d’affronter les meilleurs, quitte à risquer la défaite. Et puis il y a les autres. Ceux qui empruntent une voie nettement moins dangereuse, pensant triompher glorieusement grâce à une accumulation de victoires sans péril et de succès acquis en dehors du ring plutôt qu’avec leurs gants.

Ces dernières heures, un VRAI GRAND champion a – en principe – dit ses adieux à la scène pugilistique. Un peu plus tôt, un FAUX GRAND champion est entré dans la lumière en défonçant une porte ouverte, empruntant le tapis rouge déroulé pour lui par des fabricants de vedettes. Qui préférez-vous entre l’authentique et l’artificiel ? J’ai choisi mon camp.

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dimanche 29 novembre 2015

5 ceintures pour un clown.

Je ne suis pas sûr de vraiment savoir ce que j’ai vu. Etait-ce réellement de la boxe anglaise ? Etait-ce un mélange de cirque, de danse de salon, de lutte gréco-romaine et de foire aux bestiaux ? Peut-être un peu de tout ça.

Je suis sûr d’une chose : Wladimir Klitschko a été dépossédé de ses ceintures mondiales WBA, IBF, WBO, IBO et The Ring des poids lourds. Il n’est plus le champion, Tyson Fury l'a remplacé au sommet de la hiérarchie. Un tout petit sommet.

Le stade de Düsseldorf était bondé, l’ambiance était impressionnante, car l’organisation des combats des frères Klitschko est bien rôdée, on a toujours le droit à ce décorum avec jeux de lumières et écrans géant. L’entrée des boxeurs était plutôt kitch, à la limite du ridicule, tout comme les hymnes chantés par le "The Dark Tenor", un chanteur masqué qui a ses musiciens masqués. Mais le plus ridicule lors de ce championnat du monde poids lourds était sans doute le challenger. Il ne ressemble à rien, est aussi technique, aussi grand et aussi lourd – mais moins poilu – qu’un ours, son sens tactique est celui d’un poivrot. Pourtant, il est désormais champion du monde. Ce sport part vraiment en sucette !

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