Bandeau Ligue des Champions Je dois être un masochiste qui s’ignore. Regarder la rediffusion de Chelsea-PSG à peine 2 heures après la fin du direct, sur D8 en plus, c’est vraiment de la torture auto-infligée.

Le PSG s’est sacrifié de lui-même, il a généreusement fourni la guillotine à ses hôtes.

Dégouté ? Dépité ? Enervé ? Ou juste blasé ? Je rêvais de recevoir des messages et des commentaires me disant que j’avais eu tort d’être si critique avec ce PSG depuis le début de la saison. Autrement dit, des messages et commentaires synonymes de qualification dans le top 4 du football européen. D’ailleurs après la victoire 3-1 à l’aller je ne m’attendais pas du tout à ce scénario désastreux. Dans mon esprit les chances de Petr Cech de garder sa cage vierge étaient extrêmement restreintes, presque nulles.

Malheureusement, lors de ces quarts de finale de la Ligue des Champions, le PSG a fait l’étalage de tous les défauts stigmatisés depuis des mois à l’occasion de rencontres face à des adversaires en bois. Mon leitmotiv a souvent été «attention, contre une grosse équipe on ne peut pas se permettre ce genre de comportements». L’acquisition de mauvaises habitudes finit toujours par se payer. Les Parisiens ont passé des mois à faire leurs emplettes à ce rayon… Faire mu-muse contre des faibles, se contenter du minimum au lieu de s’entraîner à mettre de l’intensité pendant 90 minutes, toujours jouer de la même façon à un rythme de sénateurs, multiplier les attitudes empruntes d’arrogance… Est-ce une bonne façon de préparer les matchs à couperet de Ligue des Champions ? Non, évidemment. Certains viennent seulement de le comprendre.