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dimanche 7 août 2016

Et puis le vent a tourné… (Rio 2016 J1)

Rio_2016 Rio 2016 avait si bien commencé… et tout est si vite parti en sucette… A vrai dire, tout se passait trop bien, c’en était même louche. Et puis soudain, alors que les victoires et les qualifications se succédaient, une première déception pas catastrophique s’est produite, compensée par quelques exploits. Le vent a tourné sans prévenir.

Ce mal ne semblait toucher que les hommes, il a fini par aussi infecter les femmes qui tenaient la baraque jusqu’alors. Violemment de surcroît ! Au final, le bilan est terrible : les médailles attendues ou espérées se sont envolées, on a même réussi à en perdre qui n’étaient pas encore en jeu ! 2 fois 4e, une élimination à 5 secondes de la fin d’un combat presque gagné, une énorme opportunité gâchée de se qualifier pour les demi-finales d’un tournoi par équipe, l’élimination incompréhensible d’une paire de double qui devait jouer l’or, une blessure grave qui nous prive d’une grosse chance de médaille, des défaites qui font très mal dans 2 sports collectifs où on a – ou avait – de grosses attentes… Il y a eu de très bonnes choses lors de cette journée, mais aussi des trucs terribles.

Si le baromètre des médailles est toujours à zéro à l’issue de la première journée, le moral des troupes est lui carrément en-dessous de zéro.

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samedi 23 janvier 2016

Strike on Streif.

Marcel Hirscher est le grand gagnant de la descente de Kitzbühel. Pourtant, il n’a pas mis les skis sur la Streif, le super-G lui a suffi. L’Autrichien est le grand vainqueur du jour en raison du violent accident subi par Aksel Lund Svindal, une des victimes du jour de la descente la plus prisée du circuit. La plus dangereuse aussi.

Le bilan de cette épreuve est catastrophique, assez honteux pour le ski alpin. Il fallait avoir un dossard compris entre 1 et 4, entre 10 et 14, entre 26 et 30 ou… supérieur au 30. Car après le 30, on ne prenait pas le départ. La course a en effet été arrêtée à ce moment très officiellement «pour raisons de sécurité» (malgré une visibilité qui s'améliorait), les résultats étant tout de même entérinés. On a poussé jusqu’au 30 uniquement dans ce but, car 50% des engagés doivent avoir été lancés pour valider les résultats.

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samedi 19 décembre 2015

Guillermo toujours plus haut !

Guillermo Fayed n’étonne plus personne, il a habitué tout le monde à se placer toujours plus haut au classement des différentes descentes auxquelles il prend part. 5e pour finir la saison passée, 4e pour débuter la nouvelle à Lake Louise, puis 3e une semaine plus tard à Beaver Creek, il a enchaîné ce samedi à Val Gardena en allant chercher les Norvégiens sur un terrain où ils semblaient dominer sans partage.

  • Descente masculine de Val Gardena (samedi 19 décembre 2015).

La course a été lancée à 12h15 dans de relativement bonnes conditions compte tenu du manque de neige qui faisait fortement ressentir le relief de la piste. Le principal souci était le manque de lumière par endroits. Suite à leur triomphe en super-G avec ce triplé presque déprimant – pour la concurrence – il était facile d’identifier les favoris, il s’agissait évidemment des Norvégiens. D’autant plus facile que dans ces conditions il allait y avoir très peu de place pour les surprises, les meilleurs allaient forcément être devant.

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dimanche 29 novembre 2015

Nul autre adversaire que soi-même.

En Ligue 1, qui peut battre le PSG ? Lui-même.
En NBA, qui peut mettre fin à la série d’invincibilité des Golden State Warriors ? Eux-mêmes, ou peut-être Brock Lesnar^^…
A Aspen, qui peut battre Michaela Shiffrin dans les épreuves techniques ? Elle-même.

Et oui, parfois, en sport, vous être votre plus grand adversaire. Voire votre seul véritable adversaire. C’est bon signe pour vous, ça signifie que vous dominez largement votre discipline ou au moins la compétition à laquelle vous participez. Peu importe qui on vous oppose, si vous faites preuve de sérieux et faites le job correctement, vous gagnez.

Dans le cas de Michaela Shiffrin, cette supériorité phénoménale s’est vérifiée ce week-end. L’identité de sa seule "ennemie" aussi.

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mercredi 8 juillet 2015

Des pelles à la pelle. (TdF 2015, E5)

Tour_de_France_2015.jpg En cyclisme, on a l’habitude des chutes. Forcément, avec seulement 2 roues, l’équilibre est précaire. La pluie, la nervosité et la fatigue sont des facteurs de risques. Il est donc naturel de voir des chutes sur le Tour de France, épreuve dont les enjeux sont tels que les coureurs sont perpétuellement sur les dents. Néanmoins, tout phénomène a ses limites… Normalement.

Mais le Tour de France est comme le Texas : tout y est plus grand, surdimensionné. Y compris les galères. Lors de la 5e étape, on a approché un record, celui du nombre de gamelles, de gadins, de glissades, d’accidents. Les coureurs ont pris des pelles à la pelle. 7 en tout, leur ampleur variant de la petite chute "mono-coureur" à l’énorme carambolage de 30 à 40 coureurs.

Il y a même eu une chute de moto, la bécane est tombée – heureusement dans l’herbe et non sur la chaussée – en voulant doubler le peloton.

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lundi 6 juillet 2015

L’hécatombe wallonne. (TdF 2015, E3)

Tour_de_France_2015.jpg Un véritable carnage. Une étape qui restera dans les mémoires, dont les effets mettront beaucoup de temps à se résorber, et qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la suite de l’épreuve. Voici ce à quoi nous avons assisté lors de la 3e étape du Tour de France 2015.

Les accidents survenus sur les routes belges ont provoqué une neutralisation de la course. Tout le peloton a dû mettre pied à terre et attendre un bon quart d’heure pour repartir. La direction de course n’a pas eu le choix, il y avait trop de victimes, on se serait presque cru sur un champ de bataille. C’était une boucherie. La violence du carambolage géant dont les images ont été diffusées – un autre juste après n’a pas été filmé car les caméras se concentraient sur le premier – est effroyable.

Néanmoins, la course a repris ses droits. Le cyclisme est un sport dangereux.

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lundi 9 février 2015

A cocu, cocu et demi. (ChM ski alpin)

ChM_ski_alpin_2015.jpg Ces dernières années, le super-combiné est remis en cause, il n’y en a que 2 dans la saison plus un lors des Mondiaux ou JO. Je le déplore. En ce qui me concerne, il s’agissait de la course la plus attendue des Championnats du monde de ski alpin de Vail - Beaver Creek avec le slalom géant (les épreuves masculines bien sûr). A la fin de la journée, je suis dégoûté. La course a été totalement biaisée, des cocus en ont profité, des méritants ont été faits cocus.

Reprenons les choses dans l’ordre.

Pourquoi cet amour pour le super-combiné ? Quand vous avez Alexis Pinturault, Victor Muffat-Jeandet et Thomas Mermillod-Blondin dans votre équipe (sans parler de Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux il y a quelques années), difficile de ne pas aimer cette épreuve ! Rappelons que cette saison VMJ a pris la 2e place de celui de Wengen et que Pinpin a remporté – pour la 2e année de suite – celui de Kitzbühel.

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dimanche 10 juillet 2011

Tour de France 2011 (E9) : dans la quatrième dimension.

Tour de France

Depuis environ une quinzaine d’années que je suis le Tour de France, je ne crois pas avoir déjà vu une journée si… J’ai même du mal à la qualifier. On était dans la 4e dimension !

Vivement lundi (jour de repos) ont dû se dire la plupart des coureurs… La météo n’est pas avec eux cette année : de la pluie par moments, du vent, il fait froid… Où est passé le soleil ? Serait-il resté en Vendée ? On l’a retrouvé lors de la seconde partie de l’étape… que beaucoup n’ont pu disputer.

Ce Tour de France est une course par élimination, ça tombe dans tous les sens, je me demande s’il arrivera jusqu’à Paris, parce qu’à force y’en a un qui va réussir un strike et faire tomber tout le monde comme une boule dans un jeu de quilles.

  • Neuvième étape : d’Issoire à Saint-Flour (208km).

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dimanche 12 juin 2011

Les rescapés du Bugatti.

Ça, c’est de la vraie course automobile, pas comme la Formule 1

Les 24 Heures du Mans 2011 ont été assez dingues : le duel entre les Audi et les Peugeot a tourné en faveur des voitures allemandes, ou plutôt de LA voiture Allemande puisque sur 3 véhicules 2 se sont fracassés contre les murs de pneus, une dès la première heure (la n°3 d’Allan McNish) puis l'autre dans la soirée (la n°1 de Mike Rockenfeller). Les voitures ont été désintégrées, et pourtant, miracleS, les il n’y a pas eu de dégâts humains, les pilotes, le public et les commissaires s’en sont tous sortis indemnes. Des accidents aussi violents sans bras, jambe ou tête qui y reste, c’est totalement dingue !

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mardi 25 janvier 2011

Un week-end pour les grands. (Ski alpin, 1/2.)

les sports d'hiverMartin, Marie-Laure, Adrien, Jean-Baptiste, Jason, Guilbaut…
Mais aussi Didier, Ivica, Lindsey, Maria,…

Ce week-end les sports d’hiver ont vu le triomphe de la crème (la crème glacée^^).

Je vais étaler ça sur la semaine afin d’en profiter pour faire tout un topo à propos du biathlon et des différentes disciplines hivernales. Intéressons-nous tout d’abord au ski alpin.

  • Ski alpin féminin, Cortina d’Ampezzo.

A Cortina d’Ampezzo le programme était celui-ci : super-G, descente, super-G. Résultats sans surprises, victoires de Lindsey Vonn, Maria Riesch et encore Lindsey Vonn. Si l’Américaine a été vaincue en descente – inhabituel ! mais bon, elle a terminé sur le podium tout de même – malgré une énorme faute qui aurait pu l’envoyer dans le décors et lui défoncer un genou, elle a gagné dimanche en étant blessée… Elle est vraiment au-dessus du lot dans les disciplines de vitesse. Victoire, 3e place, victoire, ça fait un sacré week-end, dommage pour elle que Maria Riesch ait aussi été très bonne (9e, victoire en explosant le chrono, 2e), le retard accumulé au général à cause des épreuves technique sera quasiment impossible à combler (sauf coup dur pour son amie allemande).

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lundi 20 décembre 2010

Ski alpin : la saison du bleu. (1/2)

Déjà 3 victoires, 4 podiums, d’autres résultats très encourageants, le ski alpin français a même trouvé à racheter son image médiatique ternie par le malheureux 0 aux JO. Scénarii de folie, belles histoires et exploit télévisé… L’hiver, c’est la saison du bleu ! Dès Sölden (Autriche) fin octobre on a vu les prémices de cette bonne forme tricolore.

Certes, Tessa Worley n’a terminé "que" 8e du géant d’ouverture, mais avec le dossard 14 ou 15 et une bonne seconde manche, tandis qu’Anémone Marmottan finissait juste derrière sa compatriote (avec le 24 si mes souvenirs sont bons, ce qui constitue en soi une performance de choix). Marmottan avait rarement réussi ses 2 manches lors d’une épreuve de Coupe du monde (tout de même 11e aux JO), cette saison elle commence à montrer plus de régularité, elle termine ses courses et progresse dans les classements, ce qui lui permettra d’entrer dans un des 2 premiers groupes et donc de se lancer sur une piste en meilleur état. (On a failli avoir un bon tir groupé, malheureusement Taïna Barioz est sortie dans la seconde manche.)

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