dimanche 1 septembre 2019

Mixte Martial Art. (ChM 2019 de judo, J8)

ChM_judo_2019_-_J8__equipes_.jpg Les Championnats du monde de judo par équipes mixtes, j’aime. Depuis 2 ans que ça existe (2017), la formule a un peu évolué, et à défaut d’être parfaite, l’actuelle a du sens. Elle en a d’autant plus que l’équipe de France a pris la bonne habitude d’y briller et que son instauration a permis son entrée au programme olympique.

A vrai dire, j’ai un souci. En principe, cette formule devait pousser les pays à développer le judo en formant des combattants dans les catégories où ils leur en manquaient. Il s’agissait à la fois de renforcer l’universalité de ce sport et de mettre fin à son caractère sexué dans les pays là où il est traditionnellement réservé aux hommes (comme la Géorgie, différents pays d’Asie centrale comme l’Ouzbékistan, le Kirghizstan, le Tadjikistan… à défaut d’avoir réellement espoir de faire changer la donne dans les pays arabes), voire, cas plus rare, dominé par les femmes et presque déserté par les hommes.

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samedi 31 août 2019

Changement de régime. (ChM 2019 de judo, J7)

ChM_judo_2019_-_J7.jpg Les poids lourds (+78kg et +100kg) ont une chance immense en judo: s’ils font un régime, c’est par choix (en fonction de leur ressenti concernant leur poids de forme), pas par obligation. Ils ont en revanche une malchance assez terrible, celle de subir depuis une grosse décennie un régime autoritaire imposé par Teddy Riner. Les meilleurs ont tout intérêt à profiter de son absence pour construire leur palmarès.

Très convoité, le trône jusqu’ici occupé par un flamboyant géorgien a été renversé. Non seulement celui qui le gardait chaud a valdingué, mais il s’est ensuite carrément fait botter le c*l, ne ne parvenant même pas à conserver un strapontin sur le podium. La catégorie reine a changé de roi en attendant le retour triomphant de son empereur.

Ce changement de régime s’est aussi produit chez les femmes où une très jeune Japonaise à la morphologie de sumo a profité de la porte ouverte par… la jeune Japonaise à la morphologie de sumo dont le règne semblait parti pour durer.

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vendredi 30 août 2019

La bonne recette de Madeleine. (ChM 2019 de judo, J6)

ChM_judo_2019_-_J6.jpg Difficile de trouver les bons dosages entre le physique, la technique, le sens tactique, la concentration, la volonté et la confiance. A force de travail et de persévérance, on finit parfois par trouver la bonne recette. Celle du succès. Pas de doute, Madeleine Malonga a trouvé la sienne. Espérons qu’elle ait bien tout noté pour la reproduire l’an prochain.

L’équipe de France pouvait encore espérer au moins une médaille individuelle lors de l’avant-dernière journée des Championnats du monde de judo, celles des mi-lourds (-78kg chez les femmes, -100kg chez les hommes) ou lourds si on considère qu’au-dessus il y a les super-lourds. Madeleine Malonga et Alexandre Iddir faisaient office de candidats crédibles au podium, Cyrille Maret étant quant à lui candidat à la résurrection. Ce voyage à Tokyo restera un excellent souvenir pour la championne d’Europe 2018. Moins – euphémisme – pour les 2 moins de 100kg (en attendant le tournoi par équipes dimanche).

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jeudi 29 août 2019

Du sol au plafond. (ChM 2019 de judo, J5)

ChM_judo_2019_-_J5.jpg Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Mais là, il n’y a pas de débat, l’équipe de France a réussi sa journée aux Championnats du monde de judo. Elle a terminé avec un bilan digne du Japon dans les petites catégories. Un mental haut niveau et un travail au sol brillant ont permis de ne finir que sur des victoires.

Au lendemain du nouveau titre obtenu par Clarisse Agbegnenou au terme d’une finale déjà entrée dans la légende du judo, l’équipe de France abattait 3 nouveaux as pour prolonger cette nouvelle dynamique positive. Marie-Eve Gahié, vice-championne du monde en titre des -70kg, Margot Pinot, championne d’Europe en titre en -70kg, et Axel Clerget, médaillé de bronze l’an dernier en -90kg (en se faisant voler en demi-finale), faisaient tous office de candidats très crédibles au podium. Et même au titre. Aucun n’a déçu, même si une dose de frustration était inévitable. Et pour cause. Les 2 Françaises jouaient potentiellement plus que la médaille, car si l’une remportait le titre, elle se placerait idéalement dans la course aux JO. A moins de s’affronter en finale, ce que permettait le tableau.

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mercredi 28 août 2019

La plus grande de tous les temps. (ChM 2019 de judo, J4)

ChM_judo_2019_-_J4.jpg L’an dernier, Clarisse Agbegnenou s’est invité dans un club très sélect des Françaises triples championnes du monde de judo. Elle y rejoignait Lucie Décosse, Gévrise Emane et Brigitte Deydier. Désormais, elle a créé son propre club en devenant la seule quadruple championne du monde. Elle est la G.O.A.T. (version française).

Invaincue en -63kg depuis décembre 2017 (depuis, elle n’a connu qu’une défaite, mais en -70kg lors des ChM par équipes), elle savait que toutes ses potentielles adversaires l’attendaient. A l’image de ce que vit Teddy Riner depuis plus de 10 ans, elle est observée, tout le monde travaille spécifiquement pour essayer de la battre.

Malgré tout, très peu parviennent à la déranger. La plupart des filles se font expédier. On pourrait presque croire que c’est facile. Ça ne l’est pas. Pas du tout. Malheureusement, cette impression ne rend pas honneur au niveau de cette immense championne, unanimement reconnue comme la n°1 toutes catégories confondues. Elle avait besoin d’une finale particulière pour illustrer sa grandeur.

Quoi de mieux qu’affronter une Japonaise au Japon dans un combat revanche de l’an dernier ? La battre au terme d’une prolongation absolument incroyable tant en durée qu’en intensité et en suspense. Probablement une des finales les plus marquantes de tous les temps.

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mardi 27 août 2019

Made in Japan. (ChM 2019 de judo, J3)

ChM_judo_2019_-_J3.jpg On attendait une énorme razzia du Japon sur ses Championnats du monde de judo. A Tokyo, les Nippons devaient tout exploser. Après une première journée sans titre, une deuxième presque totalement réussie, ils ont approché la perfection lors de la troisième. Problème, si le judo japonais a remporté 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la combattante titrée dans la catégorie féminine du jour ne représente pas l’Empire du matin calme mais celui des caribous… Le Japon battu par du made in Japan.

Côté français aussi on a été battu par du made in Japan. Comme d’habitude, le compteur de médailles a bien failli s’ouvrir chez les femmes, la journée se concluant par une petite finale perdue. Chez les hommes, il en a encore manqué pour traverser un tableau particulièrement imposant. En effet, après celles d’hier, les catégories du jour étaient les plus garnies de ces championnats : 56 engagées en -57kg, 90 combattants en -73kg.

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lundi 26 août 2019

Ippon pour les Nippons. (ChM 2019 de judo, J2)

ChM_judo_2019_-_J2.jpg Une scène s’est logiquement reproduite à l’heure où le judo mondial connait une cure de jouvence. Celle ou l’Abe sourit. Mais si tout s’est bien passé pour sa sœur, l’Abe défroqué a fini au purgatoire. Peut-être la messe est-elle dite pour lui qui rêve de rejoindre les dieux de l’Olympe. Au stade où l’Abe déchanta, l’équipe de France a connu le même sort. "Bubuche" s’est encore consumée.

Si personne ne pouvait raisonnablement attendre Killian Le Blouch sur le podium des -66kg malgré les quelques excellents résultats obtenus cette saison en tournois internationaux, il était plus que logique d’espérer voir Amandine Buchard décrocher la première médaille française des Championnats du monde de judo 2019. Si son statut de n°1 au classement mondial lui permettait d’être protégée, elle a eu la chance de voir les 2 Japonaises – dont Uta Abe, nouvelle superstar nippone – et la Kosovare Majlinda Kelmendi atterrir dans la partie basse du tableau. Ça devait lui offrir un chemin presque tout tracé vers la finale. Encore fallait-il franchir chaque étape, car chaque adversaire était une embuche sur la route de "Bubuche".

Les catégories du jour étaient celles regroupant le plus de combattants : 92 engagés en -66kg et 57 filles en -52kg. Peu importe le nombre d’adversaires, tout ce qui compte, à la fin, est de figurer parmi les 4 meilleurs.

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dimanche 25 août 2019

Daria dirladada. (ChM 2019 de judo, J1)

ChM_judo_2019_-_J1.jpg 2 combattants médaillés sur 3 engagés et aucun titre. Pour le Japon, finir la première journée d’un tournoi de judo à domicile peut être qualifié de fiasco retentissant.

Cette année, les Championnats du monde de judo font aussi office de test event pour les Jeux olympiques. Ils sont donc organisés à Tokyo… comme si les Japonais avaient besoin de ça pour éclater tout le monde – ou presque – au tableau des médailles. Après la razzia de l’an dernier, ils risquent fort de remettre ça. Leur objectif ? Le grand chelem des podiums à défaut de réussir le grand chelem impossible des titres. Ils visent au moins une médaille dans chacune des 14 catégories (plus le titre par équipes bien sûr).

Les Nippons sont particulièrement forts dans les catégories de poids les plus légères, contrairement aux Français. Pourtant, comme l’a fait le pays hôte, l’équipe de France a engagé 2 combattants chez les -60Kg, à savoir Luka Mkheidze et Walide Khyar, ainsi que Mélanie Clément chez les -48kg.

Rappelons que ces ChM rapportent de gros points pour la qualification olympique. Ils peuvent aussi permettre de marquer les esprits des sélectionneurs.

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jeudi 27 septembre 2018

Champions du reste du monde ! (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Alors oui, l’équipe de France de judo a terminé son séjour à Bakou en prenant une fessée, mais elle a surtout conclu ses championnats sur une note très encourageante matérialisée par une médaille d’argent collective. A moins de 2 ans des JO où cette épreuve apparaîtra au programme, elle a su s’affirmer comme étant la 2e force du judo mondial derrière les intouchables Japonais. Enfin… Intouchable… Je n’en suis pas totalement certain.

L’an dernier, j’ai trouvé géniale l’idée de l’épreuve par équipes aux Championnats du monde de judo. Si je n’ai pas changé d’avis, en revanche, la formule a encore un peu changé. On a toujours 3 catégories par sexe (-57kg, -70 et +70kg pour les femmes, -73kg, -90kg et +90kg pour les hommes), mais désormais en cas d’égalité après les 6 combats, la différence ne se fait plus en fonction d’un système de points apportés par chaque Ippon et waza-ari, elle se fait en tirant au sort une catégorie qui doit de nouveau combattre (en débutant directement au golden score).

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mercredi 26 septembre 2018

Quand le roi n’est pas là… (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Deux nouveaux champions du monde poids lourds de judo ont été sacrés. Sans surprise. L'une semble indiscutable, l'autre fait figure de champion par intérim, comme dans certaines fédérations de boxe anglaise.

Normalement, Teddy Riner aurait dû remporter aujourd’hui son 11e titre mondial. Il a décidé de faire l’impasse sur les Championnats du monde de Bakou puis de Tokyo pour s’épargner physiquement et éviter de trop s’exposer avant les JO dans 2 ans. On ne le verra donc que dans des tournois (il lui faudra remonter à la ranking list pour être tête de série lors du tournoi olympique). En prenant cette décision, il a ouvert l’appétit de nombreux concurrents habituellement condamnés à la 2e place. Tous espéraient devenir le premier champion du monde des +100kg autre que Teddy depuis 2006. Les Japonais ont même choisi d’engager 2 lourds dans l’espoir de décrocher ce titre extrêmement prestigieux et convoité devenu chasse gardée du meilleur judoka de tous les temps depuis une décennie. Quand le roi n'est pas là, les soumis dansent.

Je m’attendais à la victoire d’un ancien -100kg.

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mardi 25 septembre 2018

Fiasco. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Après un super lundi à 2 médailles et beaucoup d’exploits (malgré un petit goût d’inachevé et de frustration), le fiasco total en -78kg et en -100kg. 4 Français étaient engagés lors de la 6e journée des Championnats du monde de judo. Echec, échec, cata, double cata. Le bilan est terrible.

L’équipe de France jouait ses 2 dernières cartes masculines (Cyrille Maret et Alexandre Iddir) et 2 de ses plus belles chances féminines avec la n°3 (Audrey Tcheuméo) et la n°4 (Madeleine Malonga) au classement mondial.

Dans ces catégories, s’il y a un peu moins de monde que dans d’autres, la densité est monstrueuse, ce qui génère de grosses affiches très tôt. Les 2 Français en ont fait les frais en tombant face à des cadors qui restaient malgré tout battables. Moins d’une heure après le début de la compétition, ils étaient déjà dehors.

Chez les femmes, la donne est bien différente, car les 2 Françaises étaient les cadors et ont perdu contre des jeunes presque inconnues et totalement à leur portée. Comment ont-elles pu en arriver là ?

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lundi 24 septembre 2018

Cocktail de sentiments. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Dans un shaker, mettez une bonne dose de fierté, de sentiment du devoir accompli et d’avoir obtenu la récompense de ses efforts, ajoutez-y une quantité équivalente de joie pure, de déception, de regrets et d’impression d’être passé à côté de quelque chose de très grand. Secouez. Versez dans un verre où vous aurez pris soin de placer une tranche d’arbitrage douteux (pour l’amertume). Ce cocktail de sentiments pourrait s’appeler le "lundi des Français aux Championnats du monde de judo 2018".

De prime abord plutôt agréable, ce cocktail laisse toute de même un arrière-goût un peu étrange. On ne crachera surtout pas sur les 2 belles médailles du jour qui permettent à la France de se détacher à la 2e place au classement des nations (où le Japon domine de façon implacable). Malgré tout, il est difficile de ne pas penser que les 2 médaillés auraient dû décrocher l’or. Quand l’erreur vient de l’athlète, il a des regrets, quand il se fait battre sur une décision arbitrage plus que contestable, il y a… ce qu’a ressenti Axel Clerget comme d’autres Français et Françaises (dont Hélène Receveaux) avant lui.

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dimanche 23 septembre 2018

L’art – martial – d’écrire sa légende. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo A force, ça va faire pas mal de candidates pour le titre de championne française de l’année 2018 ! Clarisse Agbegnenou vient de poser sa candidature.

3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou Pour 2018, ses "adversaires" se nomment  Perrine Laffont (ski de bosses), Charlotte Bonnet (natation), Laura Tarantola (aviron), voire Mathilde Gros (cyclisme sur piste), Mélanie de Jésus (gymnastique), et j’en oublie sans doute. Sincèrement, il me semble difficile de ne pas élire une fille sacrée championne olympique et lauréate de la Coupe du monde (en plus d’être championne du monde en titre depuis 2017), même si sa discipline est un peu marginale.

En revanche, s’il s’agit de désigner la plus grande championne française actuelle toutes disciplines confondues, Clarisse Agbegnenou est incontournable de par sa constance au plus haut niveau et sa longévité. Depuis 2013, elle a atteint la finale de chacun des 6 grands championnats estivaux, Championnats du monde de judo comme Jeux Olympiques. Il n’y avait pas de raison de douter qu’elle réédite cette performance à Bakou.

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samedi 22 septembre 2018

Fatalité. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Parfois, même en étant bon, voire très bon, on tombe face à plus fort que soi… ou mieux arbitré que soi (éventuellement les 2 à la fois). Ça laisse un sentiment étrange, presque un sentiment d’impuissance, comme si s’incliner était une fatalité. Chacun des 4 Français engagés aujourd’hui aux Championnats du monde de judo a vécu ce phénomène.

Dans cette compétition, une nation peut inscrire jusqu’à 9 concurrents par sexe avec une limite de 2 représentants par catégorie. N’ayant aucun poids lourd chez les hommes, l’équipe de France a choisi de doubler ses chances dans 3 catégories masculines et 2 catégories féminines, dont les -73kg (H) et les -57kg (F), en lice lors de cette 3e journée. Comme d’habitude, les espoirs de podium reposaient exclusivement sur les femmes, en l’occurrence Hélène Receveaux et Priscilla Gneto, respectivement 8e et 37e au classement mondial mais expérimentées et déjà médaillées en grands tournois. Le classement de Gneto s’explique par son absence de sortie – et donc de points – depuis sa blessure aux ChM l’an dernier. Ces références, Benjamin Axus (36e) et Guillaume Chaîne (68e) ne peuvent s’en targuer.

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vendredi 21 septembre 2018

Abe productions. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judoUta, arrête de faire des clés de bras à ton frère !
-Mais maman, c’est Hifumi qui a commencé, il m’a fait un osoto-gari !
-C’est même pas vrai, c’était un ouchi-gari maman !
-Arrêtez de vous battre et venez manger maintenant, ce n’est plus l’heure de faire des randoris, c’est l’heure du riz. »

Ce dialogue pourrait être celui d’une sitcom japonaise d’Abe productions racontant la vie d’une famille de judokas.

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jeudi 20 septembre 2018

Matés au 2e tour. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Un jour, un destin… et à l’arrivée, rien. Le chemin n’a pas été bien long.

Se rendre à Bakou pour une compétition internationale de judo n’a rien de surprenant, cette ville chaque année le théâtre d’un Grand Chelem, sans parler des divers championnats qui y ont eu lieu ces dernières années. En revanche, organiser les Championnats du monde dans la 2nde quinzaine de septembre en commençant un jeudi pour finir le jeudi suivant est assez étonnant. Depuis de très nombreuses années ils étaient déjà terminés à cette date.

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dimanche 12 novembre 2017

Champion hors catégories.

Quoi de mieux qu’un Championnats du monde toutes catégories pour magnifier la nature de Teddy Riner ? Le judo n’avait jamais connu un tel phénomène. Le sport en général en a connu très peu. Teddy est français et nous avons la chance d’être ses contemporains. En tant que passionné de sports et supporter français, c’est un bonheur !

Il a désormais atteint le total incroyable de 10 titres mondiaux – personne d’autre dans l’Histoire du judo n’en a plus de 7, et même plus de 4 si on se limite aux hommes – dont seulement 2 en « toutes catégories », ou "open " en anglais. Pourquoi ? Auparavant, les championnats du monde se terminaient par cette compétition. Ce n’est plus le cas depuis 2008, à l’exception de 2010 où les Mondiaux se déroulaient au Japon et où Teddy a connu sa dernière défaite sur une décision injuste des juges aux drapeaux face à… un Nippon. Teddy a remporté l’édition 2008 chez lui à Levallois, il ne s’est pas rendu en Russie en 2011, en revanche il tenait à l’emporter à Marrakech cette année pour la 3e édition, raison pour laquelle il n’a pas du tout coupé après avoir décroché son 9e titre mondial à Budapest il y a quelques semaines. Sa préparation devait en faire une machine de guerre capable de répondre aux spécificités d’un championnat toutes catégories.

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samedi 2 septembre 2017

Du neuf avec du bleu. (ChM judo J6)

Quel monument ! Teddy Riner est un immense champion, tout le monde en convient depuis déjà un moment. Déjà plus grand judoka de tous les temps, il a encore enrichi sa légende en décrochant un 9e titre mondial qui marquera les esprits.

Accumuler autant de lignes à son palmarès a tendance à générer une certaine routine qui finit par les dévaluer aux yeux du public. Ça semble trop facile, on se dit que ses concurrents n’ont pas un bon niveau, que tout est joué d’avance, qu’il n’y a aucun suspense, pas d’émotion. Cette impression est d’autant plus difficile à combattre quand on constate une sorte de renoncement de ceux amenés à l’affronter. Ces dernières années, très peu de poids lourds ont osé – et pu – tenter d’attaquer contre lui.

Ce 9e titre n’en est pas seulement un de plus. Il arrivait avec plusieurs handicaps : sans repère après plus d’un an sans compétition et une pause post-JO au cours de laquelle il a pris énormément de poids, il avait perdu son statut de tête de série en raison de cette longue absence, ce qui l’exposait à un tableau beaucoup plus difficile et à des surprises contre des adversaires dont les crocs ont poussé ces derniers mois. On a eu du suspense, du spectacle, une grosse frayeur et pour finir, un triomphe. Teddy est l’indiscutable roi du judo.

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vendredi 1 septembre 2017

Le mauvais vendredi. (ChM judo J5)

ChM_2017_judo Sur le calendrier, il était pourtant bien écrit "vendredi 1er septembre". Personne ne s’est trop méfié, on espérait même un vendredi de rêve. A la place, on a eu un vendredi 13.

L’équipe de France de judo comptait beaucoup sur la 5e journée des Championnats du monde. Au lieu de rentrer à l’hôtel avec des médailles, ses 3 engagés du jour sont rentrés avec pour le premier un sentiment d’injustice, pour la seconde des regrets malgré un parcours honorable, et une blessure pour la dernière. Dans les 3 cas le point commun est la douleur ressentie, qu’elle soit physique ou morale. Sale journée à Budapest.

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jeudi 31 août 2017

Clarisse au pays de merveilles. (ChM judo J4)

Clarisse Agbegnenou a retrouvé son rang et terrassé sa bête noire en finale. Cette médaille d’or fait beaucoup de bien à une l’équipe de France de judo pas franchement à la fête depuis le début de ces Championnats du monde. Elle fait aussi beaucoup de bien à la tête d’une championne en quête de paix intérieure.

Si le phénomène du judo féminin a trouvé les réponses aux questions qu’elle se posait, rencontrant ainsi la sérénité et la plénitude recherchées depuis de nombreux mois, les 2 autres judokas français en lice lors de la 4e journée des Mondiaux de Budapest risquent de ressasser longtemps cette journée. Ils ont perdu contre moins forts qu’eux.

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