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samedi 10 décembre 2016

En patrons.

Déjà victorieux des sprints vendredi à Pokljuka, Martin Fourcade et Laura Dahlmeier ont récidivé samedi en poursuite. Ils ont encore augmenté leur avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon. Leur régularité force l’admiration. Tout le monde veut les battre, tout le monde s’y casse les dents.

Etre très rapide en ski de fond est une chose. Etre bon tireur en est une autre. Allier les 2 permet de gagner des courses. Pour faire preuve de constance au plus haut niveau, il en faut plus. Il faut posséder un sens tactique très développé, une parfaite connaissance de soi et une grande capacité maîtriser ses nerfs. Martin n’a plus rien à prouver, on sait sa science du biathlon particulièrement poussée, on prend de plus en plus conscience de l’étendue de celle de la jeune Allemande. Accélérer ou temporiser quand il le faut, jauger la bonne dose de risques à prendre au tir, résister à la pression imposée par ses adversaires et les pousser à la faute… Ils font tout bien !

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samedi 19 décembre 2015

2 et 2 font 2 fois 1.

Aujourd’hui, pas de victoire française à Pokljuka. Et pourtant, le biathlon tricolore avait rarement connu si belle journée. En effet, à l’issue de la poursuite, Martin Fourcade et Marie Dorin-Habert occupent chacun la tête du classement de la Coupe du monde, ayant franchi la ligne en 2e position.

Le dossard jaune en même temps pour Marie et pour Martin, c’est jouissif. Même si en réalité, c’est assez anecdotique… sauf bien sûr si "Super-Maman" confirme et le conserve un long moment.

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samedi 12 décembre 2015

La loi du plus fort… dans la tête.

Dans à peu près tous les sports, rien ne vaut la confrontation directe. Le biathlon ne déroge pas à cette règle. L’effort chronométré (sprint et individuelle), ça va un moment, mais rien ne vaut une bonne mass-start ou une poursuite à rebondissements.

Il s’agit d’un effort long. Avec 4 séries de tirs, la distance à parcourir, le fait d’avoir vos adversaires direct devant, à côté ou derrière vous tant sur la piste qu’au pas de tir, toutes les péripéties sont possibles. Ces formats mettent en valeur toute la dimension psychologique de ce sport formidable. Il s’agit à la fois de maîtriser son environnement afin de se mettre dans les meilleures conditions possible pour exprimer tout son potentiel (résister à la pression de ses adversaires, faire abstraction ou se servir du public, éviter de subir les événements, etc.) et d’influencer le comportement des autres concurrents dans le but de les empêcher d’en faire autant. Autrement dit de les poussant à la faute. Vous l’avez compris, il est ici question notamment de tactique.

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dimanche 6 décembre 2015

Le triomphe facile.

Les poursuites programmées pour conclure la première étape de la Coupe du monde de biathlon auraient pu n’avoir qu’un intérêt très limité compte tenu de la très confortable avance obtenue par les vainqueurs des sprints de samedi. Rappelons-le, le classement et les écarts à l’issue du sprint déterminent l’ordre et les horaires de départ de la poursuite.

Chez les femmes, Gabriela Soukalova disposait de 38 secondes de marge sur sa première poursuivante sérieuse. C’est conséquent pour ne pas dire considérable.

Chez les hommes, Martin Fourcade était carrément dans un fauteuil traineau ! En fin de saison à cause de la fatigue accumulée, du vent et de conditions météo qui auraient fait perdre leur glisse aux skis français, le Catalan aurait pu ne pas remporter cette course. En début de saison sur une piste difficile avec du bon matos et très peu d’air sur le pas de tir, il était imbattable.

Malgré tout, ces courses ont encore été très intéressantes, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Pourquoi ? Parce qu’il se passe toujours plein de choses en biathlon !

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dimanche 8 mars 2015

Super-Maman en remet une couche. (ChM biathlon)

Super-Maman_en_remet_une_couche__.jpg Marie Dorin-Habert est phénoménale ! La Super-Maman du biathlon mondial n’avait encore jamais gagné en solo sur le circuit. Elle l’a fait hier pour la première fois. 24 heures plus tard, malgré l’excitation, les sollicitations (podium, presse…), elle en a remis une couche (pas celles d’Adèle) en remportant la poursuite.

Avec déjà 2 médailles d’or et une d’argent, Marie est déjà la star des Championnats du monde, Kaisa Mäkäräinen et Martin Fourcade étaient les 2 têtes d’affiche de Kontiolahti 2015, la Finlandaise est déjà dans l’incapacité de faire mieux que Super-Maman, le Catalan aura bien du mal après une poursuite gâchée par des erreurs au tir. C’est décevant pour les frères Fourcade, extrêmement bien partis, mais le plus important est que l’équipe de France ait quelque chose à fêter ce soir !

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lundi 22 décembre 2014

Orgie avant les fêtes.

A l’issue de ce week-end très chargé, la première des choses à faire est de féliciter les organisateurs : organiser des compétitions de ski sans avoir de neige, c’est très fort !

A Val d’Isère (ski alpin féminin), Val Gardena et Alta Badia (ski alpin masculin), Pokljuka (biathlon), Ramsau (combiné nordique) et sur les autres sites européens où étaient programmées des compétitions de sports d’hiver, il a fallu faire un travail énorme pour fabriquer des pistes dans des conditions très difficiles. ''

Pas de neige ou de la neige qui tombe au mauvais moment, des températures ne permettant pas d’en fabriquer ou qui la dégrade très vite… Dur ! La plupart du temps, à côté de la piste, il n’y avait rien de blanc. Et pourtant tout a eu lieu presque comme prévu. On a modifié le programme dans certains cas, annulé des entraînements, ou encore réduit la taille de la piste, tout ce qui était nécessaire pour éviter d’être contraint à renoncer à une épreuve.

Au final, que dire, si ce n’est que les spectateurs et téléspectateurs ont pu se régaler ? Une véritable orgie avant les fêtes ! Les concurrents n’ont en revanche pas tous été à la fête. Notamment en alpin car ça tapait fort sous les skis. Malgré ce grand spectacle dans toutes les disciplines – du moins celle que je suis, il faut faire des choix – la frustration a failli l’emporter. Les Français sont très souvent passés tout près du podium ou ont manqué la victoire pour presque rien, la poisse devenait lourdingue… Jusqu’au moment où Jason Lamy-Chappuis a fait oublier tous les regrets accumulés au fil des courses.

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dimanche 14 décembre 2014

Le biathlon... c'est trop bon !

Je ne comprends pas. Comment les médias peuvent-ils à ce point regarder de haut le biathlon ? Quand vous voyez le peu de considération dont jouit Martin Fourcade au moment d’élire le sportif français de l’année, vous ne pouvez que faire ce constat.

Une année de JO d’hiver – qui est aussi la seule année d’une olympiade sans championnats du monde estivaux dans les sports individuels majeurs que sont l’athlétisme et la natation – au cours de laquelle un biathlète a remporté 2 titres (plus une médaille d’argent en se faisant seulement battre à la photo-finish alors qu’il était malade) et le classement général de la Coupe du monde en faisant preuve d’une régularité incroyable, on entend parler d’un perchiste essentiellement auteur d’un exploit certes historique mais ponctuel, d’un judoka (Teddy Riner) qui a fait se résigner la concurrence depuis longtemps et a participé à très peu de compétitions cette saison, ou encore d’un nageur (Florent Manaudou) n’ayant pas eu à affronter les Américains et les Australiens depuis l’an dernier.

Martin Fourcade vivra très bien sans ce titre honorifique, mais ce titre, le biathlon français le mérite. C’est un des sports les plus fantastiques du monde. Les courses de ce week-end l’ont encore mis en évidence. Le biathlon, c’est trop bon ! (Le titre est un cri du cœur.)

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dimanche 7 décembre 2014

Souviens-toi l'hiver dernier.

La neige, c’est bien, quand il y en a. Il y en avait l’hiver dernier.

L’hiver dernier, Martin Fourcade survolait le biathlon mondial. Quand il se déchirait sur une course, chose rare, il réagissait de manière éclatante dès la suivante.
L’hiver dernier, Alexis Pinturault réussissait des perfs improbables en Coupe du monde de ski alpin, il avait pris un abonnement au podium.
L’hiver dernier, Jason Lamy-Chappuis donnait des signes de fin de règne, la régularité qui avait marqué sa carrière avait disparu, il avait bien du mal à être performant dans les 2 disciplines du combiné nordique. Les bons jours, il bataillait avec les meilleurs, les autres il prenait des claques.

Cet hiver… aussi.

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