vendredi 30 août 2019

La bonne recette de Madeleine. (ChM 2019 de judo, J6)

ChM_judo_2019_-_J6.jpg Difficile de trouver les bons dosages entre le physique, la technique, le sens tactique, la concentration, la volonté et la confiance. A force de travail et de persévérance, on finit parfois par trouver la bonne recette. Celle du succès. Pas de doute, Madeleine Malonga a trouvé la sienne. Espérons qu’elle ait bien tout noté pour la reproduire l’an prochain.

L’équipe de France pouvait encore espérer au moins une médaille individuelle lors de l’avant-dernière journée des Championnats du monde de judo, celles des mi-lourds (-78kg chez les femmes, -100kg chez les hommes) ou lourds si on considère qu’au-dessus il y a les super-lourds. Madeleine Malonga et Alexandre Iddir faisaient office de candidats crédibles au podium, Cyrille Maret étant quant à lui candidat à la résurrection. Ce voyage à Tokyo restera un excellent souvenir pour la championne d’Europe 2018. Moins – euphémisme – pour les 2 moins de 100kg (en attendant le tournoi par équipes dimanche).

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jeudi 29 août 2019

Du sol au plafond. (ChM 2019 de judo, J5)

ChM_judo_2019_-_J5.jpg Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Mais là, il n’y a pas de débat, l’équipe de France a réussi sa journée aux Championnats du monde de judo. Elle a terminé avec un bilan digne du Japon dans les petites catégories. Un mental haut niveau et un travail au sol brillant ont permis de ne finir que sur des victoires.

Au lendemain du nouveau titre obtenu par Clarisse Agbegnenou au terme d’une finale déjà entrée dans la légende du judo, l’équipe de France abattait 3 nouveaux as pour prolonger cette nouvelle dynamique positive. Marie-Eve Gahié, vice-championne du monde en titre des -70kg, Margot Pinot, championne d’Europe en titre en -70kg, et Axel Clerget, médaillé de bronze l’an dernier en -90kg (en se faisant voler en demi-finale), faisaient tous office de candidats très crédibles au podium. Et même au titre. Aucun n’a déçu, même si une dose de frustration était inévitable. Et pour cause. Les 2 Françaises jouaient potentiellement plus que la médaille, car si l’une remportait le titre, elle se placerait idéalement dans la course aux JO. A moins de s’affronter en finale, ce que permettait le tableau.

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mercredi 28 août 2019

La plus grande de tous les temps. (ChM 2019 de judo, J4)

ChM_judo_2019_-_J4.jpg L’an dernier, Clarisse Agbegnenou s’est invité dans un club très sélect des Françaises triples championnes du monde de judo. Elle y rejoignait Lucie Décosse, Gévrise Emane et Brigitte Deydier. Désormais, elle a créé son propre club en devenant la seule quadruple championne du monde. Elle est la G.O.A.T. (version française).

Invaincue en -63kg depuis décembre 2017 (depuis, elle n’a connu qu’une défaite, mais en -70kg lors des ChM par équipes), elle savait que toutes ses potentielles adversaires l’attendaient. A l’image de ce que vit Teddy Riner depuis plus de 10 ans, elle est observée, tout le monde travaille spécifiquement pour essayer de la battre.

Malgré tout, très peu parviennent à la déranger. La plupart des filles se font expédier. On pourrait presque croire que c’est facile. Ça ne l’est pas. Pas du tout. Malheureusement, cette impression ne rend pas honneur au niveau de cette immense championne, unanimement reconnue comme la n°1 toutes catégories confondues. Elle avait besoin d’une finale particulière pour illustrer sa grandeur.

Quoi de mieux qu’affronter une Japonaise au Japon dans un combat revanche de l’an dernier ? La battre au terme d’une prolongation absolument incroyable tant en durée qu’en intensité et en suspense. Probablement une des finales les plus marquantes de tous les temps.

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mardi 27 août 2019

Made in Japan. (ChM 2019 de judo, J3)

ChM_judo_2019_-_J3.jpg On attendait une énorme razzia du Japon sur ses Championnats du monde de judo. A Tokyo, les Nippons devaient tout exploser. Après une première journée sans titre, une deuxième presque totalement réussie, ils ont approché la perfection lors de la troisième. Problème, si le judo japonais a remporté 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la combattante titrée dans la catégorie féminine du jour ne représente pas l’Empire du matin calme mais celui des caribous… Le Japon battu par du made in Japan.

Côté français aussi on a été battu par du made in Japan. Comme d’habitude, le compteur de médailles a bien failli s’ouvrir chez les femmes, la journée se concluant par une petite finale perdue. Chez les hommes, il en a encore manqué pour traverser un tableau particulièrement imposant. En effet, après celles d’hier, les catégories du jour étaient les plus garnies de ces championnats : 56 engagées en -57kg, 90 combattants en -73kg.

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lundi 26 août 2019

Ippon pour les Nippons. (ChM 2019 de judo, J2)

ChM_judo_2019_-_J2.jpg Une scène s’est logiquement reproduite à l’heure où le judo mondial connait une cure de jouvence. Celle ou l’Abe sourit. Mais si tout s’est bien passé pour sa sœur, l’Abe défroqué a fini au purgatoire. Peut-être la messe est-elle dite pour lui qui rêve de rejoindre les dieux de l’Olympe. Au stade où l’Abe déchanta, l’équipe de France a connu le même sort. "Bubuche" s’est encore consumée.

Si personne ne pouvait raisonnablement attendre Killian Le Blouch sur le podium des -66kg malgré les quelques excellents résultats obtenus cette saison en tournois internationaux, il était plus que logique d’espérer voir Amandine Buchard décrocher la première médaille française des Championnats du monde de judo 2019. Si son statut de n°1 au classement mondial lui permettait d’être protégée, elle a eu la chance de voir les 2 Japonaises – dont Uta Abe, nouvelle superstar nippone – et la Kosovare Majlinda Kelmendi atterrir dans la partie basse du tableau. Ça devait lui offrir un chemin presque tout tracé vers la finale. Encore fallait-il franchir chaque étape, car chaque adversaire était une embuche sur la route de "Bubuche".

Les catégories du jour étaient celles regroupant le plus de combattants : 92 engagés en -66kg et 57 filles en -52kg. Peu importe le nombre d’adversaires, tout ce qui compte, à la fin, est de figurer parmi les 4 meilleurs.

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dimanche 25 août 2019

Daria dirladada. (ChM 2019 de judo, J1)

ChM_judo_2019_-_J1.jpg 2 combattants médaillés sur 3 engagés et aucun titre. Pour le Japon, finir la première journée d’un tournoi de judo à domicile peut être qualifié de fiasco retentissant.

Cette année, les Championnats du monde de judo font aussi office de test event pour les Jeux olympiques. Ils sont donc organisés à Tokyo… comme si les Japonais avaient besoin de ça pour éclater tout le monde – ou presque – au tableau des médailles. Après la razzia de l’an dernier, ils risquent fort de remettre ça. Leur objectif ? Le grand chelem des podiums à défaut de réussir le grand chelem impossible des titres. Ils visent au moins une médaille dans chacune des 14 catégories (plus le titre par équipes bien sûr).

Les Nippons sont particulièrement forts dans les catégories de poids les plus légères, contrairement aux Français. Pourtant, comme l’a fait le pays hôte, l’équipe de France a engagé 2 combattants chez les -60Kg, à savoir Luka Mkheidze et Walide Khyar, ainsi que Mélanie Clément chez les -48kg.

Rappelons que ces ChM rapportent de gros points pour la qualification olympique. Ils peuvent aussi permettre de marquer les esprits des sélectionneurs.

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jeudi 27 septembre 2018

Champions du reste du monde ! (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Alors oui, l’équipe de France de judo a terminé son séjour à Bakou en prenant une fessée, mais elle a surtout conclu ses championnats sur une note très encourageante matérialisée par une médaille d’argent collective. A moins de 2 ans des JO où cette épreuve apparaîtra au programme, elle a su s’affirmer comme étant la 2e force du judo mondial derrière les intouchables Japonais. Enfin… Intouchable… Je n’en suis pas totalement certain.

L’an dernier, j’ai trouvé géniale l’idée de l’épreuve par équipes aux Championnats du monde de judo. Si je n’ai pas changé d’avis, en revanche, la formule a encore un peu changé. On a toujours 3 catégories par sexe (-57kg, -70 et +70kg pour les femmes, -73kg, -90kg et +90kg pour les hommes), mais désormais en cas d’égalité après les 6 combats, la différence ne se fait plus en fonction d’un système de points apportés par chaque Ippon et waza-ari, elle se fait en tirant au sort une catégorie qui doit de nouveau combattre (en débutant directement au golden score).

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mercredi 26 septembre 2018

Quand le roi n’est pas là… (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Deux nouveaux champions du monde poids lourds de judo ont été sacrés. Sans surprise. L'une semble indiscutable, l'autre fait figure de champion par intérim, comme dans certaines fédérations de boxe anglaise.

Normalement, Teddy Riner aurait dû remporter aujourd’hui son 11e titre mondial. Il a décidé de faire l’impasse sur les Championnats du monde de Bakou puis de Tokyo pour s’épargner physiquement et éviter de trop s’exposer avant les JO dans 2 ans. On ne le verra donc que dans des tournois (il lui faudra remonter à la ranking list pour être tête de série lors du tournoi olympique). En prenant cette décision, il a ouvert l’appétit de nombreux concurrents habituellement condamnés à la 2e place. Tous espéraient devenir le premier champion du monde des +100kg autre que Teddy depuis 2006. Les Japonais ont même choisi d’engager 2 lourds dans l’espoir de décrocher ce titre extrêmement prestigieux et convoité devenu chasse gardée du meilleur judoka de tous les temps depuis une décennie. Quand le roi n'est pas là, les soumis dansent.

Je m’attendais à la victoire d’un ancien -100kg.

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mardi 25 septembre 2018

Fiasco. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Après un super lundi à 2 médailles et beaucoup d’exploits (malgré un petit goût d’inachevé et de frustration), le fiasco total en -78kg et en -100kg. 4 Français étaient engagés lors de la 6e journée des Championnats du monde de judo. Echec, échec, cata, double cata. Le bilan est terrible.

L’équipe de France jouait ses 2 dernières cartes masculines (Cyrille Maret et Alexandre Iddir) et 2 de ses plus belles chances féminines avec la n°3 (Audrey Tcheuméo) et la n°4 (Madeleine Malonga) au classement mondial.

Dans ces catégories, s’il y a un peu moins de monde que dans d’autres, la densité est monstrueuse, ce qui génère de grosses affiches très tôt. Les 2 Français en ont fait les frais en tombant face à des cadors qui restaient malgré tout battables. Moins d’une heure après le début de la compétition, ils étaient déjà dehors.

Chez les femmes, la donne est bien différente, car les 2 Françaises étaient les cadors et ont perdu contre des jeunes presque inconnues et totalement à leur portée. Comment ont-elles pu en arriver là ?

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lundi 24 septembre 2018

Cocktail de sentiments. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Dans un shaker, mettez une bonne dose de fierté, de sentiment du devoir accompli et d’avoir obtenu la récompense de ses efforts, ajoutez-y une quantité équivalente de joie pure, de déception, de regrets et d’impression d’être passé à côté de quelque chose de très grand. Secouez. Versez dans un verre où vous aurez pris soin de placer une tranche d’arbitrage douteux (pour l’amertume). Ce cocktail de sentiments pourrait s’appeler le "lundi des Français aux Championnats du monde de judo 2018".

De prime abord plutôt agréable, ce cocktail laisse toute de même un arrière-goût un peu étrange. On ne crachera surtout pas sur les 2 belles médailles du jour qui permettent à la France de se détacher à la 2e place au classement des nations (où le Japon domine de façon implacable). Malgré tout, il est difficile de ne pas penser que les 2 médaillés auraient dû décrocher l’or. Quand l’erreur vient de l’athlète, il a des regrets, quand il se fait battre sur une décision arbitrage plus que contestable, il y a… ce qu’a ressenti Axel Clerget comme d’autres Français et Françaises (dont Hélène Receveaux) avant lui.

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dimanche 23 septembre 2018

L’art – martial – d’écrire sa légende. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo A force, ça va faire pas mal de candidates pour le titre de championne française de l’année 2018 ! Clarisse Agbegnenou vient de poser sa candidature.

3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou Pour 2018, ses "adversaires" se nomment  Perrine Laffont (ski de bosses), Charlotte Bonnet (natation), Laura Tarantola (aviron), voire Mathilde Gros (cyclisme sur piste), Mélanie de Jésus (gymnastique), et j’en oublie sans doute. Sincèrement, il me semble difficile de ne pas élire une fille sacrée championne olympique et lauréate de la Coupe du monde (en plus d’être championne du monde en titre depuis 2017), même si sa discipline est un peu marginale.

En revanche, s’il s’agit de désigner la plus grande championne française actuelle toutes disciplines confondues, Clarisse Agbegnenou est incontournable de par sa constance au plus haut niveau et sa longévité. Depuis 2013, elle a atteint la finale de chacun des 6 grands championnats estivaux, Championnats du monde de judo comme Jeux Olympiques. Il n’y avait pas de raison de douter qu’elle réédite cette performance à Bakou.

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samedi 22 septembre 2018

Fatalité. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Parfois, même en étant bon, voire très bon, on tombe face à plus fort que soi… ou mieux arbitré que soi (éventuellement les 2 à la fois). Ça laisse un sentiment étrange, presque un sentiment d’impuissance, comme si s’incliner était une fatalité. Chacun des 4 Français engagés aujourd’hui aux Championnats du monde de judo a vécu ce phénomène.

Dans cette compétition, une nation peut inscrire jusqu’à 9 concurrents par sexe avec une limite de 2 représentants par catégorie. N’ayant aucun poids lourd chez les hommes, l’équipe de France a choisi de doubler ses chances dans 3 catégories masculines et 2 catégories féminines, dont les -73kg (H) et les -57kg (F), en lice lors de cette 3e journée. Comme d’habitude, les espoirs de podium reposaient exclusivement sur les femmes, en l’occurrence Hélène Receveaux et Priscilla Gneto, respectivement 8e et 37e au classement mondial mais expérimentées et déjà médaillées en grands tournois. Le classement de Gneto s’explique par son absence de sortie – et donc de points – depuis sa blessure aux ChM l’an dernier. Ces références, Benjamin Axus (36e) et Guillaume Chaîne (68e) ne peuvent s’en targuer.

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vendredi 21 septembre 2018

Abe productions. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judoUta, arrête de faire des clés de bras à ton frère !
-Mais maman, c’est Hifumi qui a commencé, il m’a fait un osoto-gari !
-C’est même pas vrai, c’était un ouchi-gari maman !
-Arrêtez de vous battre et venez manger maintenant, ce n’est plus l’heure de faire des randoris, c’est l’heure du riz. »

Ce dialogue pourrait être celui d’une sitcom japonaise d’Abe productions racontant la vie d’une famille de judokas.

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jeudi 20 septembre 2018

Matés au 2e tour. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Un jour, un destin… et à l’arrivée, rien. Le chemin n’a pas été bien long.

Se rendre à Bakou pour une compétition internationale de judo n’a rien de surprenant, cette ville chaque année le théâtre d’un Grand Chelem, sans parler des divers championnats qui y ont eu lieu ces dernières années. En revanche, organiser les Championnats du monde dans la 2nde quinzaine de septembre en commençant un jeudi pour finir le jeudi suivant est assez étonnant. Depuis de très nombreuses années ils étaient déjà terminés à cette date.

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samedi 14 juillet 2018

Oranje et amertume. (TdF 2018, E7-8)

Tour de France 2018 Le Tour de France 2018 va-t-il me dégoûter du cyclisme sur route ?

J’accepte l’argument selon lequel il faut satisfaire tous les profils de coureurs en prévoyant des étapes pour sprinteurs, pour puncheurs, pour grimpeurs, pour rouleurs, et même pour descendeurs (notez que les baroudeurs, les organisateurs s’en cognent, ils ne servent généralement qu’à meubler, ils ne gagnent que si les autres ont décidé de les laisser gagner).

Dans ce cas… faites-le ! Cette diversité, on veut la voir en œuvre ! Se taper 5 fois la même étape ennuyeuse à s’ouvrir les veines lors des 8 premiers jours (plus 2 autres qui en pratique ont eu exactement la même structure, le sprint finale étant juste remplacé par une explication entre puncheurs).

Lors des 2 étapes servant à faire la transition entre la Bretagne et l’étape des pavés, on a surtout eu le temps de s’ennuyer. Un sprinteur néerlandais pas extrêmement connu s’est régalé, il est bien le seul. Si l’Oranje a été à l’honneur, j’en ressors très amer. On m’a gâché ma fête nationale !

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jeudi 12 juillet 2018

Une Bretagne aux airs de montagne. (TdF 2018, E5-6)

Tour de France 2018 Décevant. La qualité du tracé du Tour de France 2018 ne détermine pas la qualité du spectacle. Celle-ci résulte seulement de la façon dont les coureurs l’exploitent. Lors des 2 dernières étapes disputées en Bretagne, le tracé permettait beaucoup mieux.

  • Etape 5 : un sprinteur malgré tout.

De Lorient à Quimper (205km).
Non-partants : Tiesj Benoot (LTS), Michael Matthews (SUN).
Abandon : Robert Kieserlovski (KAT).

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mardi 10 juillet 2018

Le Tour débute – vraiment – demain. (TdF 2018, E3-4)

Tour de France 2018 C’est bon, on a passé la 4e étape du Tour de France 2018, les choses sérieuses vont pouvoir réellement débuter.

Il est vrai que les 3 étapes en bois pour sprinteurs ont déjà fait beaucoup de dégâts. Pas mal de coureurs dont des équipiers importants et potentiels vainqueurs d’étapes voire candidats à des maillots distinctifs ont été fortement touchés par des chutes, certains ayant même dû abandonner. Pas mal de leaders ont pris des éclats sur des bêtises (chutes ou soucis mécaniques). Ces péripéties relevant autant de la cascade que du vélo ont eu un impact positif en contrebalançant par avance l’effet attendu du contre-la-montre par équipes, un exercice considéré par les "puristes" comme magnifique car technique, stratégique, impitoyable et tout ce que vous voulez… mais qui n’a rien à faire sur un grand Tour. Expliquez-moi la logique : on réduit le nombre de coureurs par formation pour limiter la domination des équipes les plus puissantes… et on offre à ces formations une épreuve qui les favorise de façon démesurée tout en handicapant terriblement un rouleur/grimpeur ne bénéficiant pas d’un aréopage de machines à rouler.

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dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

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dimanche 3 septembre 2017

L’avenir est dans la mixité. (ChM judo J7)

Attention, mon avis n’est absolument pas lié à la belle médaille de bronze pleine de promesses obtenue dimanche par l’équipe de France de judo

Je dois l’avouer, l’idée me plait. Ajouter une épreuve par équipes en judo aux JO est excellente. La faire mixte est brillant. Evidemment, ça peut sembler artificiel, peu légitime, ce nouveau format ayant été inclus au programme olympique avant même d’avoir été testé aux Championnats du monde (du moins chez les seniors). Néanmoins il m’a bien plu. Je suis convaincu tant de la pertinence de l’idée que par sa mise en œuvre.

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samedi 2 septembre 2017

Du neuf avec du bleu. (ChM judo J6)

Quel monument ! Teddy Riner est un immense champion, tout le monde en convient depuis déjà un moment. Déjà plus grand judoka de tous les temps, il a encore enrichi sa légende en décrochant un 9e titre mondial qui marquera les esprits.

Accumuler autant de lignes à son palmarès a tendance à générer une certaine routine qui finit par les dévaluer aux yeux du public. Ça semble trop facile, on se dit que ses concurrents n’ont pas un bon niveau, que tout est joué d’avance, qu’il n’y a aucun suspense, pas d’émotion. Cette impression est d’autant plus difficile à combattre quand on constate une sorte de renoncement de ceux amenés à l’affronter. Ces dernières années, très peu de poids lourds ont osé – et pu – tenter d’attaquer contre lui.

Ce 9e titre n’en est pas seulement un de plus. Il arrivait avec plusieurs handicaps : sans repère après plus d’un an sans compétition et une pause post-JO au cours de laquelle il a pris énormément de poids, il avait perdu son statut de tête de série en raison de cette longue absence, ce qui l’exposait à un tableau beaucoup plus difficile et à des surprises contre des adversaires dont les crocs ont poussé ces derniers mois. On a eu du suspense, du spectacle, une grosse frayeur et pour finir, un triomphe. Teddy est l’indiscutable roi du judo.

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