dimanche 23 septembre 2018

L’art – martial – d’écrire sa légende. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo A force, ça va faire pas mal de candidates pour le titre de championne française de l’année 2018 ! Clarisse Agbegnenou vient de poser sa candidature.

3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou Pour 2018, ses "adversaires" se nomment  Perrine Laffont (ski de bosses), Charlotte Bonnet (natation), Laura Tarantola (aviron), voire Mathilde Gros (cyclisme sur piste), Mélanie de Jésus (gymnastique), et j’en oublie sans doute. Sincèrement, il me semble difficile de ne pas élire une fille sacrée championne olympique et lauréate de la Coupe du monde (en plus d’être championne du monde en titre depuis 2017), même si sa discipline est un peu marginale.

En revanche, s’il s’agit de désigner la plus grande championne française actuelle toutes disciplines confondues, Clarisse Agbegnenou est incontournable de par sa constance au plus haut niveau et sa longévité. Depuis 2013, elle a atteint la finale de chacun des 6 grands championnats estivaux, Championnats du monde de judo comme Jeux Olympiques. Il n’y avait pas de raison de douter qu’elle réédite cette performance à Bakou.

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samedi 22 septembre 2018

Fatalité. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Parfois, même en étant bon, voire très bon, on tombe face à plus fort que soi… ou mieux arbitré que soi (éventuellement les 2 à la fois). Ça laisse un sentiment étrange, presque un sentiment d’impuissance, comme si s’incliner était une fatalité. Chacun des 4 Français engagés aujourd’hui aux Championnats du monde de judo a vécu ce phénomène.

Dans cette compétition, une nation peut inscrire jusqu’à 9 concurrents par sexe avec une limite de 2 représentants par catégorie. N’ayant aucun poids lourd chez les hommes, l’équipe de France a choisi de doubler ses chances dans 3 catégories masculines et 2 catégories féminines, dont les -73kg (H) et les -57kg (F), en lice lors de cette 3e journée. Comme d’habitude, les espoirs de podium reposaient exclusivement sur les femmes, en l’occurrence Hélène Receveaux et Priscilla Gneto, respectivement 8e et 37e au classement mondial mais expérimentées et déjà médaillées en grands tournois. Le classement de Gneto s’explique par son absence de sortie – et donc de points – depuis sa blessure aux ChM l’an dernier. Ces références, Benjamin Axus (36e) et Guillaume Chaîne (68e) ne peuvent s’en targuer.

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vendredi 21 septembre 2018

Abe productions. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judoUta, arrête de faire des clés de bras à ton frère !
-Mais maman, c’est Hifumi qui a commencé, il m’a fait un osoto-gari !
-C’est même pas vrai, c’était un ouchi-gari maman !
-Arrêtez de vous battre et venez manger maintenant, ce n’est plus l’heure de faire des randoris, c’est l’heure du riz. »

Ce dialogue pourrait être celui d’une sitcom japonaise d’Abe productions racontant la vie d’une famille de judokas.

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jeudi 20 septembre 2018

Matés au 2e tour. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Un jour, un destin… et à l’arrivée, rien. Le chemin n’a pas été bien long.

Se rendre à Bakou pour une compétition internationale de judo n’a rien de surprenant, cette ville chaque année le théâtre d’un Grand Chelem, sans parler des divers championnats qui y ont eu lieu ces dernières années. En revanche, organiser les Championnats du monde dans la 2nde quinzaine de septembre en commençant un jeudi pour finir le jeudi suivant est assez étonnant. Depuis de très nombreuses années ils étaient déjà terminés à cette date.

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dimanche 3 septembre 2017

L’avenir est dans la mixité. (ChM judo J7)

Attention, mon avis n’est absolument pas lié à la belle médaille de bronze pleine de promesses obtenue dimanche par l’équipe de France de judo

Je dois l’avouer, l’idée me plait. Ajouter une épreuve par équipes en judo aux JO est excellente. La faire mixte est brillant. Evidemment, ça peut sembler artificiel, peu légitime, ce nouveau format ayant été inclus au programme olympique avant même d’avoir été testé aux Championnats du monde (du moins chez les seniors). Néanmoins il m’a bien plu. Je suis convaincu tant de la pertinence de l’idée que par sa mise en œuvre.

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samedi 2 septembre 2017

Du neuf avec du bleu. (ChM judo J6)

Quel monument ! Teddy Riner est un immense champion, tout le monde en convient depuis déjà un moment. Déjà plus grand judoka de tous les temps, il a encore enrichi sa légende en décrochant un 9e titre mondial qui marquera les esprits.

Accumuler autant de lignes à son palmarès a tendance à générer une certaine routine qui finit par les dévaluer aux yeux du public. Ça semble trop facile, on se dit que ses concurrents n’ont pas un bon niveau, que tout est joué d’avance, qu’il n’y a aucun suspense, pas d’émotion. Cette impression est d’autant plus difficile à combattre quand on constate une sorte de renoncement de ceux amenés à l’affronter. Ces dernières années, très peu de poids lourds ont osé – et pu – tenter d’attaquer contre lui.

Ce 9e titre n’en est pas seulement un de plus. Il arrivait avec plusieurs handicaps : sans repère après plus d’un an sans compétition et une pause post-JO au cours de laquelle il a pris énormément de poids, il avait perdu son statut de tête de série en raison de cette longue absence, ce qui l’exposait à un tableau beaucoup plus difficile et à des surprises contre des adversaires dont les crocs ont poussé ces derniers mois. On a eu du suspense, du spectacle, une grosse frayeur et pour finir, un triomphe. Teddy est l’indiscutable roi du judo.

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vendredi 1 septembre 2017

Le mauvais vendredi. (ChM judo J5)

ChM_2017_judo Sur le calendrier, il était pourtant bien écrit "vendredi 1er septembre". Personne ne s’est trop méfié, on espérait même un vendredi de rêve. A la place, on a eu un vendredi 13.

L’équipe de France de judo comptait beaucoup sur la 5e journée des Championnats du monde. Au lieu de rentrer à l’hôtel avec des médailles, ses 3 engagés du jour sont rentrés avec pour le premier un sentiment d’injustice, pour la seconde des regrets malgré un parcours honorable, et une blessure pour la dernière. Dans les 3 cas le point commun est la douleur ressentie, qu’elle soit physique ou morale. Sale journée à Budapest.

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jeudi 31 août 2017

Clarisse au pays de merveilles. (ChM judo J4)

Clarisse Agbegnenou a retrouvé son rang et terrassé sa bête noire en finale. Cette médaille d’or fait beaucoup de bien à une l’équipe de France de judo pas franchement à la fête depuis le début de ces Championnats du monde. Elle fait aussi beaucoup de bien à la tête d’une championne en quête de paix intérieure.

Si le phénomène du judo féminin a trouvé les réponses aux questions qu’elle se posait, rencontrant ainsi la sérénité et la plénitude recherchées depuis de nombreux mois, les 2 autres judokas français en lice lors de la 4e journée des Mondiaux de Budapest risquent de ressasser longtemps cette journée. Ils ont perdu contre moins forts qu’eux.

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mercredi 30 août 2017

Hélène et les Nippons. (ChM judo J3)

L’équipe de France jouait gros lors de cette 3e journée des Championnats du monde de judo. Elle a en effet choisi les 2 catégories au programme pour y engager 2 combattants (elle pouvait le faire dans 2 catégories chez les hommes et chez les femmes, elle l’a fait sans succès en -60kg).

Si Benjamin Axus et Pierre Duprat ne faisaient figure que d’outsiders car classés juste derrière le top 30 à la ranking list des -73kg, Hélène Receveaux (3e au classement mondial) et Priscilla Gneto (14e mais championne d’Europe en titre) étaient attendues dans la course aux médailles chez les -57kg.

On aura slalomé entre satisfactions, déceptions, frustrations et même dégoût pour finir par un cocktail de joie et de soulagement. Le compteur de médailles françaises est – enfin – ouvert, même si sans commune mesure avec celui du Japon dont la récolte est si importante qu’il faudra affréter un avion-cargo spécial rien que pour transporter les médailles et peluches obtenues cette semaine à Budapest.

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mardi 29 août 2017

Boulettes et wasabi. (ChM judo J1 et 2)

ChM_2017_judo 4 catégories, 4 titres pour le Japon, 5 déceptions pour l’équipe de France de judo. Ça pique plus que de croquer dans une racine de wasabi, mais avec un peu d’eau, ça va passer…

Les Championnats du monde de judo organisés cette année à Budapest – qui avait vraiment bien prévu son coup pour faire forte impression juste avant l’attribution de l’organisation des JO de 2024… enfin… le truc pas prévu était de retirer sa candidature – débutent mal pour les Bleus, contrairement aux Championnats du monde de natation il y a un gros mois où l’eau libre a permis à la France de cartonner avant de connaître plus de difficultés en bassin, la discipline étant au creux de la vague en ce moment. En judo, avec une grosse génération et le maximum de représentants permis (un dans chaque catégorie et même 2 dans 2 catégories chez les hommes ainsi que chez les femmes), les risques de finir avec un bilan décevant sont réduits. A conditions bien sûr de ne pas reproduire les mêmes boulettes que dans les "petites" catégories.

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samedi 22 juillet 2017

On a entendu siffler les Sardines. (TdF 2017, E20)

Normalement, dans le sud de la France, on entend chanter les cigales. Pour Chris Froome (SKY), on a entendu siffler les Sardines.

Le Tour de France 2017 a rendu son verdict. Sauf accident improbable, Chris Froome remportera l’épreuve pour la 4e fois. Il devancera Rigoberto Uran (CDT), la grande surprise – y compris pour lui-même – de ces 3 semaines. Romain Bardet (ALM) complète miraculeusement le podium malgré un contre-la-montre absolument désastreux. Le suspense qui aura très longtemps marqué la lutte pour la victoire au classement général a tenu jusqu’au bout, il s’est juste un peu déplacé vers un enjeu moindre que maillot jaune.

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vendredi 21 juillet 2017

Rond-point c’est tout. (TdF 2017, E19)

S’ennuyer ferme pendant 4 ou 5 heures devant une étape du Tour de France ne manquait pourtant à personne. D’habitude, on vivait ça lors des étapes pour sprinteurs. Cette fois, les baroudeurs ont pu passer leur journée à l’avant sans être embêtés. Au final… un sprinteur présent dans l’échappée a réglé tout le monde… sans même sprinter.

L’étape la plus longue du Tour a été remportée grâce à… un raccourci. De surcroît un Norvégien s’est imposée malgré la chaleur accablante. Quel gag ! Edvald Boasson Hagen (DDD) n’avait pas simplement une pancarte dans le dos, il avait plus de panneaux lumineux au-dessus de la tête qu’il n’y en a à Las Vegas. Pourtant, il a gagné. Il a réussi une étape remarquable en tous points et compte tenu de tout ce qu’il a fait depuis Düsseldorf, ce succès fait figure de récompense bien méritée.

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mardi 18 juillet 2017

Sunny day. (TdF 2017, E16)

Brillants ! Les Sunweb sont brillants ! Cette équipe est clairement la meilleure du Tour de France 2017.

Déjà en évidence sur le Giro où Tom Dumoulin a mis tout le monde d’accord grâce aux contre-la-montre, la Sunweb récidive lors de l’épreuve phare du calendrier cycliste mondial sans même disposer d’un leader jouant le général (Warren Barguil est tout de même 12e et semble capable de finir dans le top 10 s’il se fixe cet objectif dans les Alpes). Sa stratégie se concentre à la fois sur les victoires d’étapes et la conquête des points pour les classements annexes. Celle concernant maillot vert a d’ailleurs complètement dynamité la course du jour.

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dimanche 16 juillet 2017

Ça a failli barder. (TdF 2017, E15)

Avoir une parfaite connaissance des routes et une stratégie d’équipe prévue à l’avance ne suffit pas à créer des différences sur le Tour de France 2017. Pour y parvenir, il faut être vraiment le plus fort. Or AG2R n’est pas l’équipe la plus forte. Même aidée par un coup de pouce du destin, elle a échoué dans son entreprise. Le Sky lui est tombé sur la tête.

La 15e étape de ce Tour devait être relativement tranquille pour les favoris de l’épreuve. En principe, la première difficulté du jour devait servir à créer une échappée composée de bons rouleurs/grimpeurs appelés à aller au bout pour se disputer la victoire. La 2nde ascension réellement notable semblait trop loin de l’arrivée et pas assez difficile sur la longueur pour provoquer une grosse bagarre pour le classement général.

Cette nouvelle chaude journée a donc logiquement donné lieu à 2 courses, une pour la victoire d’étape et une entre les leaders.

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samedi 15 juillet 2017

Travail d’équipe. (TdF 2017, E14)

Le cyclisme sur route est un sport d’équipes. La 14e étape du Tour de France l’a encore démontré. La force collective surpasse la valeur individuelle, elle peut compenser ou masquer les faiblesses ce chacun. Etre fort ne suffit pas, encore faut-il être bien accompagné.

Si la victoire de Michael Matthews à Rodez n’a été rendue possible que grâce au super travail effectué par ses partenaires de Sunweb, lesquels ont parfaitement manœuvré tactiquement, le fait marquant du jour est aussi la conséquence d’un rapport de forces. Faute de disposer d’une équipe forte pour le protéger, Fabio Aru (AST) s’est fait piéger, il a perdu son maillot jaune au profit de Chris Froome (SKY), dont les lieutenants ont bien bossé pour le placer au mieux.

Cet épilogue mi-attendu/mi-surprenant ne doit pas faire oublier l’inintérêt total du reste de la journée. Quelle déception d’assister à une énième étape creuse dont l’intérêt s’est concentré sur les derniers kilomètres !

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jeudi 13 juillet 2017

J’en passe 213800 et j’en retiens 800. (TdF 2017, E12)

L’étape reine des Pyrénées s’est résumée à un énorme sprint en côte. Pas de la côtelette, un véritable mur. Les images sont assez cocasses, on dirait un sprint au ralenti. L’issue est jouissive dans la mesure où Romain Bardet (ALM) a triomphé devant les autres leaders dont certains ont complètement coincé, provoquant même un très inattendu changement de maillot jaune. Pourtant, regardée dans son ensemble, cette 12e étape du Tour de France aura énormément déçu.

Le Col des Ares (2e C.) ? Escamoté. Le Col de Menté (1ère C.) ? Escamoté. Jusqu’ici, rien d’anormal, d’illogique ou de décevant. Le Port de Balès (H.C.) ? Escamoté. Arf . Il y avait pourtant de belles offensives à y mener. On se dirigeait donc vers une course de côte dans le Col de Peyresourde (1ère C.). Et non. Il a été escamoté. Ne restait plus que le mur final nouvellement goudronné menant à l’Altiport de Peyragudes (2e C.). Les cadors n’ont commencé à s’attaquer qu’à 800m de l’arrivée. Et encore, je suis généreux, tout s’est en réalité joué sur des 300 derniers mètres.

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mardi 11 juillet 2017

Périgord… vert. (TdF 2017, E10)

Le Tour de France a visité les Périgord. Une belle journée de Tour… isme. On a commencé par le Périgord blanc, puis le noir, puis le pourpre. Il manquait le Périgord vert, alors Marcel Kittel (QST) a fait le nécessaire pour qu’on parle du vert.

J’avoue ne rien comprendre à l’attitude de la grande majorité des équipes présentes sur ce Tour. Globalement, on peut les classer en 4 catégories :
-celles dévouées à un leader qui vise le classement général,
-celles qui ont été décimées lors de la première semaine et ne savent plus trop pourquoi elles sont là,
-celle de Kittel qui enchaîne les victoires,
-celles qui travaillent pour Kittel. Dieu sait qu’elles sont nombreuses.

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samedi 8 juillet 2017

On s’est battu pour les Rousses ! (TdF 2017, E8)

J’ai comme l’impression que le Tour de France 2017 a enfin débuté. Sans retirer de valeur aux 7 premières étapes, la course a vraiment changé de dimension.

Le spectacle auquel on a assisté en ce samedi de juillet restera dans les mémoires, et pas seulement en raison de la victoire d’un jeune Français dont on pourrait entendre parler pendant une grosse dizaine d’années. En effet, malgré une chaleur assez accablante, les coureurs n’ont pas arrêté d’attaquer ! Je n’ai pas souvenir d’avoir suivi une étape aussi intense du premier aux derniers kilomètres. C’était épique. Le scénario du jour était impensable, je vais vous le conter.

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vendredi 7 juillet 2017

J’en passe 213499994 et j’en retiens 6. (TdF 2017, E7)

Entre Aube et Nuits, l’heure était de la sieste. Donc_la__Kittel_a_gagne._Euh.jpg La 7e étape du Tour de France 2017 aura été encore plus ennuyeuse que les précédentes. Un exploit en soi. En plus d’être absolument nulle, elle était fourbe : son tracé a permis aux commentateurs de faire croire qu’il allait se passer quelque chose, et au final… Rien. Absolument rien. Pire, de ces 213,5km, on ne retiendra qu’une image arrêtée, celle de la photo-finish, certainement la plus folle de l’Histoire du cyclisme sur route.

Marcel Kittel (QST) n’a pas gagné d’un rien, il a gagné de rien. Où est l’écart ? Edvald Boasson Hagen (DDD) méritait d’être désigné vainqueur ex-aequo ! On nous annonce 6 millimètres d’écart. Prenez une règle, regardez ce que ça représente, vous comprendrez qu’on nous enfume. Rappelons qu’il ne s’agit que de l’interprétation de la photo-finish par des êtres humains, le résultat annoncé n’est pas une vérité absolue. J’avoue avoir de gros doutes quant à la lucidité de ces gens, car comme vous le savez, quand il fait si chaud, il faut boire sans modération. Mais de l’eau claire, sinon, sur le vélo vous aller faire plus de chemin en zigzagant sur la route, et devant les écrans, vous allez voir flou. En partant de Champagne pour finir en Bourgogne, les suiveurs et membres de la caravane ont dû se pochetronner… du moins ceux qui ne conduisaient pas. Il paraît qu’on a retrouvé des bouteilles vides dans la cabine des chronométreurs…

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jeudi 6 juillet 2017

Guerre de sprinteurs, épisode Troyes. (TdF 2017, E6)

En ce jeudi très chaud, sur le Tour de France, on s’est particulièrement ennuyé. 5h05 sur le vélo, 5h05 diffusées à la télé. 5 minutes intéressantes, les 5 dernières. Est-ce réellement une bonne chose pour le cyclisme ?

Au sein du peloton, on trouve des fous, ils sont partis à trois vers Troyes, ont passé la journée devant, n’avaient trois fois rien à gagner (seulement un dossard, un petit trophée symboliques, des points inutiles et quelques primes qui seront partagées avec leurs collègues et le staff)… En réalité, seuls les sponsors des équipes concernées ont apprécié le "spectacle". 5 heures d’exposition à la télé dans un programme qui cartonne, ça rentabilise vite l’investissement ! Certaines formations semblent même n’être sur le Tour que pour multiplier ces échappées publicitaires.

Heureusement, toute cette attente n’est pas totalement vaine. Au bout de l’ennui, c’est la guerre ! Les sprinteurs ne se font aucun cadeau, ils envoient du très lourd. Ça va à une vitesse folle, il y a de l’électricité dans l’air, les gars prennent des risques, ils frottent, on n’évite pas toujours la catastrophe, mais au moins il y a du spectacle, du vrai ! Qui plus est, des rivalités naissent ou réapparaissent. En sport, pour déterminer qui est le meilleur, on n’a encore rien inventé de mieux que la confrontation directe.

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