dimanche 11 septembre 2016

Brook broken et guérilla latina.

Si vous êtes amateur de boxe, j’ai ici de quoi vous régaler. Un duel kazakho-britannique et une énorme baston mexico-nicaraguayenne. Oui, c’est violent. Mais on n’en attendait pas moins des 2 meilleurs pratiquants actuels du noble art.

Quand un boxeur affronte Gennady Golovkin, il sait qu’il n’en ressortira pas indemne. Il sait même que sauf miracle, il se fera amocher au point d’être arrêté bien avant la fin des 12 rounds. Dès lors, même s’il y a un beau chèque à la clé, seul un individu ayant perdu tout sens commun peut se présenter face à l’invaincu kazakh aux crochets plus dangereux que ceux d’un crotale diamantin.

A ce niveau, ça n’a rien à voir avec du courage. Parlons d’inconscience, de perte de lucidité pathologique. Kell Brook est monté de 2 catégories pour tenter de briguer les ceintures mondiales des poids moyens détenues par "Triple G". Mais pourquoi ? Pour s’offrir un championnat du monde à l’O2 Arena de Londres devant 22000 supporters ? Quand tu es toi-même invaincu en 35 combats (35 victoires don 25 avant la limite), se frotter à un des 2 meilleurs boxeurs du monde toutes catégories confondues et assurément au meilleur puncheur (35 combats, 35 victoires, 32 par KO dont les 22 derniers) n’avait a priori pas grand sens.

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samedi 10 septembre 2016

Il y a de quoi être vert. (L1 J4)

Si je pouvais rencontrer Unai Emery, je lui dirais ceci : «vas-y Unai, n’aie pas peur d’oser !» En effet, j’ai actuellement un seul véritable reproche à faire à l’entraîneur du PSG, celui de ne pas aller au bout des choses en imposant réellement sa volonté à ses joueurs.

Un match le vendredi juste après une trêve internationale n’a rien de facile à aborder. A fortiori pour un entraîneur dont l’effectif est composé de nombreux internationaux en activité dont des sud-américains revenus tardivement en se coltinant un long voyage en avion et un décalage horaire important. A fortiori 4 jours avant la réception d’Arsenal en Ligue des Champions. De surcroît les absences pour cause de blessure réduisaient encore l’effectif à disposition. Pas de Thiago Silva, d’Aurier, de Maxwell et de Pastore. Du coup, si Di Maria et Cavani ont pu débuter sur le banc, il n’était pas possible de préserver Marquinhos faute d’alternative.

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vendredi 9 septembre 2016

La frite sur le gâteau. (DL Bruxelles)

Comme chaque année, la Diamond League s’est achevée à Bruxelles par le Mémorial Van Damme, dont il s’agissait de la 40e édition. Le public belge a été particulièrement bien servi avec 41 médaillés olympiques en lice dans les différentes épreuves, certaines ne comptant pas pour la diamond race mais programmées uniquement pour offrir aux héros locaux de se faire plaisir devant leurs fans.

Dès la veille, 2 concours de lancer du poids ont a été organisés en centre-ville en avant-goût du meeting. Cet événement populaire servait de finale pour la finale féminine de la diamond race. Si Valerie Adams n’en a pris que la 2e place derrière Michelle Carter, la championne olympique, la Néo-Zélandaise a remporté le trophée.

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jeudi 1 septembre 2016

Faites sauter la banque ! (DL Zürich)

La saison d’athlétisme touche bientôt à sa fin. La première moitié des finales de la Diamond League avait lieu jeudi soir à Zürich. Pour certains il suffisait de participer pour s’assurer de remporter la diamond race (et empocher la prime de 40 000$), mais le suspense demeurait de façon plus ou moins vive dans certaines épreuves. On a ainsi assisté à de gros retournements de situation ou des dénouements assez improbables.

Mine de rien, ces finales sont un bon moyen de faire le point sur ce qu’a été la saison dans les différentes spécialités. On voit que le niveau est monté très haut dans certaines, soit qu’un(e) athlète ait totalement dominé ou que la confrontation entre quelques concurrents ait permis de tirer tout le monde vers le haut alors que dans d’autres disciplines on a touché le fond, souvent faute de patron ou parce que les meilleurs ont refusé la confrontation. L’IAAF serait bien inspirée d’en tirer des enseignements pour améliorer la formule. En sprint – pourtant vitrine de l’athlétisme – on frise le grotesque.

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lundi 29 août 2016

L'ancien régime contre la révolution. (L1 J3)

Mon Dieu ! C’est fini, le PSG ne vaut plus rien, son nouvel entraîneur même pas digne d’une division régionale n’y arrivera pas. Avec cette équipe, comment pourrait-il… remporter la Coupe de la Ligue ?

Une défaite – même par 2 buts d’écart (3-1) et chez un de ses rares rivaux supposés – n’est pas nécessairement un coup d’arrêt. Elle peut même être très bénéfique si on en titre les enseignements justes, ceux permettant d’identifier les mesures pertinentes pour corriger ses défauts et erreurs. Ça s’appelle faire son autocritique, quelque chose dont le précédent entraîneur du PSG – en réalité entraîneur adjoint de Zlatan – était incapable.

Cet été, une révolution a débuté dans la Capitale. Or toutes les révolutions engendrent une période d'instabilité. Il faut en être conscient et l'accepter.

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samedi 27 août 2016

De l’art de faire la fête à la maison avec quelques potes. (DL Paris Saint-Denis)

31 médaillés dont 8 champions olympiques individuels (9 en comptant les relais). Pas mal pour un meeting d'athlétisme organisé moins d’une semaine après la cérémonie de clôture des JO !

Malgré le beau plateau – avec beaucoup de Français dont en principe 5 de nos 6 athlètes montés sur la boîte à Rio (il n’y avait pas de 110m haies au programme et Kevin Mayer a participé au concours de lancer du javelot) plus Pierre-Ambroise Bosse et Jimmy Vicaut – je ne m’attendais pas à une réunion de si haut niveau.

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jeudi 25 août 2016

Déjà ! (DL Lausanne)

La saison de Diamond League a repris dès jeudi à Lausanne. 5 jours après la fin des épreuves d’athlétisme des JO, c’est un peu court, non ?

Fatalement, malgré le prestige d’Athletissima, le plateau n’était pas fou, le programme pas beaucoup plus. En réalité on trouvait un certain nombre de médaillés olympiques, et même 4 championnes et un champion – pour la plupart, les athlètes titrés ont préféré rentrer au pays pour fêter ça – dont une grande star de Rio, Elaine Thompson. En réalité, on a essentiellement vu 2 sortes de concurrents : les recalés des JO, parfois en forme, et ceux de retour du Brésil, souvent très fatigués par le voyage. D’où un meeting d’un niveau tout sauf homogène avec assez peu de baston ou peu de suspense. Certaines épreuves n’avaient strictement aucun intérêt.

En ce qui concerne les Français, hormis au saut à perche et sur 110m haies, plus un représentant sur 400m, c’était morne plaine.

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dimanche 21 août 2016

Lorrain, et 2, et 3-0. (L1 J2)

Un joli but dans le jeu suite à un très bon enchaînement collectif en une touche comme on a pu en voir un paquet réalisé par les joueurs du PSG pendant le match, puis un but sur un des 15 corners obtenus par les Parisiens, et enfin un dernier avec il est vrai pas mal de réussite grâce à la 33e tentative – recensée par les stats de la LFP – des résidents du Parc des Princes

La victoire 3-0 du PSG contre Metz est amplement méritée même si Kevin Trapp a eu beaucoup plus de travail que prévu, principalement à cause de quelques sautes de concentration. Surtout, quand ces occasions ont été obtenues par les Lorrains elles auraient dû paraître particulièrement anecdotiques. L’écart au score étant alors étriqué ou même inexistant, elles ont sans doute un peu marqué les esprits. A tort. Surtout que Cavani aurait dû bénéficier d’au moins un penalty en première période (il a été victime d’un énorme tirage de maillot dans la surface à la 13e puis d’un croc-en-jambe grossier à la 33e), sans parler du combiné CF à 18m dans l’axe+rouge évident contre Jonathan Rivierez (37e) omis par M. Letexier. Remarquez, en se montrant un peu moins maladroit – sur une action il n’a pas eu de chance, un improbable sauvetage sur la ligne a envoyé le ballon sur le poteau (41e) – l’Uruguayen aurait réussi un carnage tant il a été servi.

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samedi 13 août 2016

L'île de B... rutalité. (L1 J1)

Ils auront tout tenté. Lui faire débuter son championnat à Bastia, sans ses supporters (interdits de déplacement par le Préfet), contre une bande de barbares prompts à provoquer, à mettre des coups et à agresser physiquement leurs adversaires quasiment en totale impunité, entourés de supporters encore 3 fois plus barbares qu’eux (jets d’objets, actes de violence gratuite)… et pourtant, même fortement diminué, même en phase d’adaptation aux préceptes de jeu d’Unai Emery, le PSG a gagné.

La Ligue 1 commence donc avec une victoire parisienne, ce n’est que la 2nde fois depuis le rachat par QSI. C’était déjà arrivé l’an dernier, déjà une victoire difficile sur le plus petit des scores (1-0), déjà malgré des bâtons mis dans ses roues (exclusion de Rabiot en première période). En l’occurrence c’était à Lille, contre l’équipe de René Girard, donc forcément, une tannée, surtout avec M. Frautrel. Et 2 ans plus tôt, c’était à Montpellier, contre l’équipe de Jean Fernandez, l’année d’avant contre le Lorient de Christian Gourcuff avec M. Chapron pour officier (#laCarotte)…

A croire qu’à la LFP on organise le calendrier pour tenter de façon à maximiser les chances de préserver le suspense…

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dimanche 7 août 2016

Dans les grandes lignes. (Trophée des Champions)

Le Trophée des champions ? En principe, je m’en cogne au moins autant que le public autrichien, venu très peu nombreux à Klagenfurt, où il a été organisé (dans un stade beaucoup trop grand, sur une pelouse de qualité médiocre).

Sincèrement, choisir de le programmer le premier jour des JO alors que la veille la voie était libre pour attirer un peu d’intérêt médiatique… La nouvelle équipe de la LFP est au moins aussi compétente que la précédente, c’est rassurant. (^^)

En principe, écrivais-je, le Trophée des Champions, je m’en cogne. Mais dans la mesure où il s’agissait des débuts officiels d’une nouvelle ère au PSG, l’ère Unai Emery, qui succède à l’ère Ibra (et non l’ère Laurent Blanc), ce match était intéressant. Qui plus est, il permettait de voir le PSG affronter ce qui doit être son principal adversaire en Ligue 1 cette saison, à savoir l’OL.

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dimanche 24 juillet 2016

Un bien mauvais Tour. (TdF 2016, E21)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France 2016 a pris fin, tout s’est bien déroulé sur le plan de la sécurité – Euro, 14 juillet, Tour de France, 3 fêtes populaires à risques cet été, malheureusement on sait ce qui s’est passé à Nice à la fin du feu d’artifice – mais sur le plan sportif, hormis une parenthèse enchantée lors de la 19e étape et quelques arrivées sympathiques, rien n’a soulevé l’enthousiasme des foules (particulièrement denses).

Qui dit fin dit bilan.

Celui des Français est mauvais, sauf rares exceptions. Celui du Tour dans son ensemble est médiocre. Il convient d’en comprendre les raisons pour trouver des pistes afin de se trouver comment éviter de voir se reproduire ces situations négatives à l’avenir.

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samedi 23 juillet 2016

Ion, électron libre. (TdF 2016, E20)

logo_TdF_2016.jpg Est-il juste d’évoquer une déception ? Pas de mon point de vue, dans la mesure où il n’y avait presque rien à attendre de la 20e étape du Tour de France.

Trop de conditions défavorables étaient réunies, elles ont empêché le développement d’une course de mouvement intéressante à l’image de celle de vendredi. Par conséquent, on en est revenu au niveau d’ennui habituel lors de cette édition.






Une étape qui se termine par une descente, a fortiori difficile, est rarement propice aux attaques entre leaders. Le seul qui aurait pu tenter un coup était Romain Bardet (ALM) mais dans sa situation, pourquoi attaquer ? Il devait défendre sa 2e place faute de pouvoir espérer déloger Chris Froome (SKY) de la première. Les suivants au classement général étaient plus tétanisés par la peur de tout perdre que motivés par une toute petite chance de progresser dans la hiérarchie, ceci malgré des écarts infimes. Si certains espéraient la pluie pour redistribuer les cartes, les averses ont en réalité eu pour effet indésirable de freiner tous les leaders.

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Faites vos Jeux. (DL Londres)

Quel plateau au Meeting Diamond League de Londres ! Le programme alléchant a tenu ses promesses. Et attention, cette remarque est sans lien avec les 4 victoires françaises… même si elles ne peuvent pas faire de mal !

La dernière grande réunion d’athlétisme avant les JO de Rio a permis à certains chercheurs d’or – ou d’argent, ou de bronze – de faire le plein de confiance avant l’échéance la plus attendue de ces 4 dernières années. Les 2 jours de compétitions ont été marqués par une kyrielle de performances exceptionnelles, dont beaucoup de MPM. La plus fracassante est aussi la plus marquante : son auteur – qui mériterait jusqu’ici le titre d’athlète de l’année – n’ira pas au Brésil, victime du système de sélections US. Elle a profité de ce meeting dans un stade olympique pour se faire ses propres Jeux.

Son absence est à mon sens bien plus dramatique que celle des Russes dont la probité est plus que douteuse. S’il en existe des propres, comment voulez-vous les distinguer des chargés qui ont profité du système étatique de dissimulation de cette criminalité sportive en bande organisée ? Ce n’est pas notre sujet, intéressons-nous plutôt aux compétitions de vendredi et de samedi.

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vendredi 22 juillet 2016

Le Tour, Résurrection. (TdF 2016, E19)

logo_TdF_2016.jpg Un peu de pluie, une descente difficile, des paires de c*uilles. Voici la recette d’une bonne résurrection.

Le Tour de France est une sorte de feuilleton sportif et télévisuel qui revient année après année avec une nouvelle saison de 21 épisodes plus ou moins palpitants. La saison 2016 était totalement ratée. Elle a été sauvée par le 19e épisode, même si par rapport à ce qui l’a précédé, il est complètement incohérent. Si les personnages sont bien ceux du Tour 2016, le scénario semble avoir été écrit par d’autres auteurs, beaucoup plus créatifs, adeptes des rebondissements imprévisibles et friands de suspense. Pour la première fois depuis 3 semaines, le Tour a fait vibrer la France, et bien au-delà. Nous avons ENFIN eu droit à du cyclisme comme on l’aime. Que Romain Bardet (ALM) soit le héros du jour ne gâche rien ! Toutefois, si un autre avait été à sa place et avait réussi le même numéro, je l’aurais applaudi de la même façon. Probablement un peu moins fort, car en cas de victoire d’un étranger, le cyclisme tricolore serait toujours Fanny lors de cette édition, mais franchement, voir que malgré la supériorité castratrice de Sky, il reste encore quelques audacieux à qui la chance peut sourire, quel bonheur ! Le Tour est sauvé. Que dis-je ? Le Tour est ressuscité !

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jeudi 21 juillet 2016

Le Tour est joué. (TdF 2016, E18)

logo_TdF_2016.jpg Cette fois, le Tour est joué. Chris Froome (SKY) est le plus fort. Il n’est pas beaucoup plus fort que les autres, mais à force de gratter un peu de temps étape après étape, il a réussi à se forger une avance suffisante pour voir venir. Avec la marge de manœuvre dont il dispose et l’armada à son service, seul un accident pourrait renverser la vapeur. Et encore… En cas d’accident, les autres seraient foutus de l’attendre !

Au moins, grâce à l’exercice chronométré individuel, on sait réellement qui vaut quoi. Pas moyen de se cacher, pas moyen de profiter du travail des autres. Enfin… On pense savoir, car la société chargée du chronométrage doit sérieusement revoir son dispositif. Il y a de très gros problèmes, ceci depuis le début du Tour. Trop de bugs… beaucoup trop de bugs ! A un moment, Froome a même été annoncé avec plus de 3’ de retard.

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mercredi 20 juillet 2016

Montagne russe. (TdF 2016, E17)

logo_TdF_2016.jpg Le Tour de France a passé la journée en Suisse pour offrir au peloton un terrain de jeu inédit particulièrement prometteur. Pourtant, une fois de plus, la journée aura été marquée par le sceau de la déception.

Il ne manquait plus que ça ! Victoire d’étape pour un RUSSE déjà suspendu pour DOPAGE. Compte tenu de l’actualité, le résultat du jour est plutôt difficile à digérer. Et pourtant, entre leaders, on s’est enfin fait la guerre. Mais pas avant les 2 derniers kilomètres de l’ultime ascension. Attention, il ne faudrait pas provoquer des crises d’enthousiasme chez les suiveurs et spectateurs ! Après 16 étapes pour la plupart à mourir d’ennui, imaginez la violence du choc ! Personne n’est préparé à un festival d’offensives diverses, variées et originales. Plutôt que d’organiser un feu d’artifice, les coureurs les plus ambitieux ont préféré tirer quelques fusées éclairantes. Rien de tel pour signaler leur présence sans prendre de risque…

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lundi 18 juillet 2016

Faux-ami. (TdF 2016, E16)

logo_TdF_2016.jpg Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vraiment, je me le demande… Car ce dans quoi s’est trouvé embarqué Julian Alaphilippe (EQS) était bien une galère. Se lancer dans une échappée extrêmement longue par une forte chaleur un jour où les sprinteurs entendent se disputer la victoire n’était pas l’idée la plus brillante de sa – jeune – carrière. En partant à 2 avec Tony Martin (EQS), son équipier, beaucoup plus gros rouleur que lui, il s’est épuisé pour rien, peinant à rester dans la roue avant de se relever à 25km de l’arrivée.



Si Alaphilippe veut remporter une étape sur le Tour de France, il va devoir s’y prendre autrement et avoir de meilleures fréquentations.

L’attitude de Martin a été celle d’un faux-ami, il lui a offert un cadeau empoisonné en l’emmenant avec lui.

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dimanche 17 juillet 2016

Le Bol du Grand Colombien. (TdF 2016, E15)

logo_TdF_2016.jpg Il n’était pas le plus fort aujourd’hui, mais il a gagné. Le Colombien Jarlinson Pantano (IAM) a été malin, opportuniste, il a su faire la différence sur ses points forts sans trop se disperser. Et a du bol. Qu’un Colombien ait du bol dans le Col du Grand Colombier est assez fascinant, non ?








En évoquant la chance dont il a bénéficié, je présente mal la situation. En réalité, il faudrait évoquer le manque de chance de l’homme fort du jour, qui aurait très probablement apporté au peloton français son premier succès sur le Tour de France 2016 sans un ennui mécanique désastreux subi lors de la première descente du Grand Colombier. D’où une étape encore très frustrante. Pourtant, chose rare cette année, on ne s’est pas ennuyé malgré la passivité extrême devenue la norme au sein du groupe des leaders. Quand l’arrivée est jugée dans la vallée, les cols ne servent strictement à rien.

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samedi 16 juillet 2016

Peine quotidienne. (TdF 2016, E14)

logo_TdF_2016.jpg Alors que la France a débuté un deuil national de 3 jours, le Tour de France semble avoir anticipé ce terrible événement survenu à Nice. Le Tour semble même bien décidé à faire les choses en grand. Depuis le départ au Mont Saint-Michel, il a lancé un deuil de 3 semaines.

Quelle tristesse ! Evidemment, il ne s’agit pas du tout de la même tristesse dans les 2 cas, l’un est beaucoup moins dramatique que l’autre. Le Tour de France cycliste reste avant tout du sport, il faut savoir relativiser, néanmoins, en ces temps troublés où avoir le sourire devient un luxe, l’ennui généralisé dans lequel est plongée l’épreuve depuis son lancement en Normandie me désespère. Normalement, les organisateurs essaient de mettre de belles étapes le week-end pour régaler les téléspectateurs. Celle de samedi a certainement fait son entrée dans le top 10 des pires purges de ce siècle.

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vendredi 15 juillet 2016

Malheureux. (DL Monaco)

Si les conditions météorologiques étaient assez bonnes pour la pratique de l’athlétisme (tout de même un peu de vent), le climat dans lequel s’est déroulé le Meeting Herculis de Monaco était forcément très difficile. Compliqué d’avoir la tête au sport moins de 24h après un attentat particulièrement atroce dont a été victime Nice, la grande ville voisine de la Principauté…

Le meeting s’est néanmoins déroulé normalement. Pour être raccord avec la tristesse de rigueur, Canal+ a envoyé Stéphane Guy commenter ces courses et concours. Rappelons que la période pour réaliser les minima olympiques est terminée, on est désormais totalement dans la phase de préparation pour Rio. D’où la présence de certains athlètes français et l’absence de certains autres, notamment des têtes d’affiche.

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